Autriche : le Kunqu a de nouveau charmé Vienne
Le Kunqu, opéra traditionnel chinois, a été nommé « Premier opéra des cent genres théâtraux de la Chine ». Les 23 et 24 novembre 2011, à partir de 19 heures, deux nouveaux spectacles du Kunqu ont été donnés dans Vienne, capitale autrichienne. Ces deux pièces, intitulées « Le mont Lanke » et « Le Ressentiment de Dou E », ont été montées par la troupe de Kunqu du Nord de la Chine. Plus de 300 spectateurs autrichiens et chinois ont assisté à la représentation.
Ces spectacles étaient organisés par l’Académie des Sciences d’Autriche, l’Institut Confucius de l’Université de Vienne et le département de la Culture de la municipalité de la ville. C’était la première fois que le Kunqu de la Chine du Nord était représenté à Vienne, alors que le Kunqu du Sud l’avait déjà été en 2010 par la troupe de Suzhou. Des messages de félicitations ont été reçus de Heinz Fischer, président autrichien ; Michael Spindelegger, ministre des Affaires étrangères ; Científica Karlhein Tochterle, ministre de la Recherche scientifique ; Eva Nowotni représentant la Commission autrichienne pour l’UNESCO ; ainsi que de Shi Mingde, ambassadeur chinois en Autriche.
Dans son message, le président autrichien a exprimé sa satisfaction d’avoir pu recevoir une troupe de Kunqu du Nord de Pékin à donner ce spectacle à Vienne et relevé que cette invitation s’inscrit dans la promotion des échanges culturels et la recherche d’une compréhension mutuelle entre l’Autriche et la Chine. Différent de l’opéra occidental, le Kunqu a montré sa valeur artistique d’une manière très particulière, et ces deux spectacles ont bien représenté son charme.
Avant le spectacle, M. Rudolph Brendel, professeur à l’Académie des Sciences d’Autriche, expert en études sur le Kunqu, a prononcé un discours dans lequel il a souligné que cette forme artistique est un héritage immatériel de l’être humain. La signification de cet héritage et des études auxquelles il a donné lieu ne concerne pas seulement la Chine, mais le monde entier. À cet égard, il a lui-même consacré beaucoup d’énergie et d’efforts pour découvrir des œuvres de Kunqu et les faire connaître : c’est son groupe d’études qui a rassemblé le plus grand nombre de documents audiovisuels sur ce sujet en Occident. Il se félicite que le Kunqu ait été reconnu en 2001 puis inscrit en 2008 sur la liste représentative du Patrimoine culturel immatériel de l'humanité établie par l'UNESCO. Dans son discours, Dank, directeur de l’Académie des Sciences d’Autriche, a indiqué que ces spectacles de cette soirée ont été donnés dans l’endroit même où furent créées les symphonies N° 3 et 7 de Beethoven, ce qui témoigne de la considération et du respect que peuple autrichien porte à cet opéra chinois, qu’on a parfois surnommé le « fossile vivant ». L’Institut Confucius de l’Université de Vienne et le Conservatoire de Vienne ont collaboré aux études sur le Kunqu, ce qui s’est montré très favorable à la pérennité de son héritage.
Les pièces « le Mont Lanke » et « le Ressentiment de Dou E » sont parfaitement représentatives des airs mélodieux et des mouvements précis du Kunqu du Nord. Chants, paroles et mouvements des acteurs ont été d’une grande qualité. L’excellente harmonie entre chant, danse et gestuelle a tendu vers la perfection. La grande salle de l’académie était pleine de spectateurs très attentifs dont les applaudissements nourris ont exprimé leur admiration pour cet opéra venu de Chine.
Les 22 et 23 novembre, avant le spectacle, son organisateur a invité M. Brendel à donner une conférence sur le Kunqu pièces, mélodies, mouvements du corps, techniques de maquillage, costumes , en établissant une comparaison avec la comédie baroque de l’Europe. L’Académie des Sciences d’Autriche créera une base de données de documents audiovisuels sur le Kunqu et affectera des chercheurs à son étude spécifique. L’Institut Confucius de l’Université de Vienne apportera son soutien et son aide en vue de faire connaître cet opéra dans le monde.
La Télévision autrichienne, la station Radio 94 d’Autriche, l’Agence Xinhua et le « Quotidien de l’Économie » ont couvert ces spectacles. (Par Meng Ling)



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