Découvrir la beauté de la culture chinoise au bout de la langue

发表于2019-09-09 11:29:43


Lors de la cérémonie d’ouverture du festival gastronomique et culturel « La cuisine chinoise » (Photo : Sun Guangyong)

      Des gouttes de pluie tombaient sur des feuilles vert émeraude, en frappant des notes diversifiées, tandis que l’odeur piquante dégagée de la cuisine du Sichuan se répandait dans l’air frais. Des élèves thaïlandais, prenant des assiettes à la main, attendaient impatiemment autour des stands pour déguster les plats préparés sur place.

     A l’Institut Confucius de l’Université de Khon Kaen (KKU), l’espace « La cuisine chinoise », occupant une superficie de 363 m2, était bondé de visiteurs. Des chefs venant de la Chine ont démontré leur art culinaire remarquable et expliqué la préparation de plats classiques de la cuisine du Sichuan. Ils ont confectionné des plats sur place en les offrant aux visiteurs thaïlandais pour qu’ils puissent découvrir la Chine au bout de la langue.

« Permettre aux Thaïlandais de connaître l’ancienne civilisation de la nation chinoise »

     « La viande est très tendre, et ça sent très bon. Une fois mise à la bouche, on peut sentir une variété d’épices. La nourriture chinoise est vraiment superbe ! » En dégustant des plats chinois, un étudiant thaïlandais nommé Ponti n’a pas tari d’éloges sur la gastronomie chinoise avec le pouce levé.

     Avec diverses matières alimentaires fraîches et des assaisonnements indispensables pour la cuisine du Sichuan tels que l’anis étoilé, le poivre du Sichuan, la sauce de fève fermentée, le vinaigre parfumé et les piments rouges séchés, des chefs chinois ont confectionné des plats exhalant une odeur attrayante, comme si ces ingrédients et assaisonnements avaient une réaction chimique magique.

     Les chefs chinois savent bien maîtriser les procédures et les mesures de la préparation à la cuisson. Le public thaïlandais a poussé des exclamations en assistant à leur confection. Ils se sont émerveillés non seulement d’excellentes techniques des chefs chinois, mais également de la variété des modes de cuisson utilisés dans la cuisine chinoise, y compris frire, cuire dans la sauce de soja, sauter et bouillir.

     Après avoir goûté des plats préparés par ces chefs chinois, Nattapong, venant de l’Institut professionnel de Khon Kaen, était impatient d’essayer par lui-même. Portant un tablier, il a préparé le bœuf bouilli à la sauce piquante sous la direction d’un chef chinois. Une fois servi, ce plat a été raflé par les visiteurs thaïlandais qui attendaient avec impatience.

     « La nourriture est essentielle à l’homme. » Influencée par la diversité des produits et des croyances culturelles de différentes régions, les différentes ethnies et communautés ont accumulé et formé leurs propres caractéristiques riches et variées en matière de culture alimentaire au cours de la longue histoire. Selon Liao Junyun, consul général de Chine à Khon Kaen, l’événement « La cuisine chinoise » présentera à plus de Thaïlandais la culture de la gastronomie chinoise ayant une longue histoire, leur permettant de mieux comprendre la culture traditionnelle chinoise.

     Shi Liwan, enseignante à l’Institut professionnel de Khon Kaen, a participé à l’événement avec son équipe. Elle nous a confié : « Ce sont les étudiants en 1ère année spécialisés dans la cuisine qui sont venus aujourd’hui. Leurs papilles gustatives ont été profondément saisies par la gastronomie chinoise. Une graine de la gastronomie chinoise a été ainsi semée dans leur cœur. Ils espèrent aller en Chine pour découvrir plus de plats chinois. »

     Le 30 août, « La cuisine chinoise » a été également organisée sur la place de la KKU, où l’Université du Sud-Ouest de Chine, le consulat général de Chine à Khon Kaen, la KKU ainsi que de nombreuses universités du nord-est de la Thaïlande ont mis en place leurs stands gastronomiques respectifs. Parallèlement, ont été installés un stand d’exposition de 54 matières tant alimentaires que médicales, une zone d’exposition de livres d’images sur la culture gastronomique ainsi qu’une zone d’expérience de l’art du thé.

     Une fois la cérémonie d’ouverture terminée, les visiteurs se sont précipités vers divers stands pour la dégustation. Les stands de boboji (Brochettes mixtes de poulet, tripes de bœuf et légumes à la sauce froide) de Leshan et de côtelette à la sauce aigre-douce étaient imprégnés dans une odeur fragrante. Les visiteurs attirés par la bonne odeur ont fait une longue queue devant les stands en seulement quelques minutes. Les wontons à la seiche confectionnés à la main permettaient aux visiteurs une expérience délicieuse pendant longtemps. Il y avait encore du barbecue épicé, des viandes cuites dans l’eau salée délicieuses, des raviolis fumants... Tous les stands étaient entourés d’une foule.

     Devant le stand de malatang (la fondue chinoise), nous avons vu le vice-gouverneur Santi Laoboonsa-ngiem le déguster avec intérêt. Il a dit : « Depuis que des Chinois ont immigré en Thaïlande, la culture alimentaire chinoise rayonnait progressivement. La cuisine chinoise, qui met l’accent sur l’équilibre entre le yin et le yang, est très bonne pour la santé. Elle figure parmi les cuisines favorites des Thaïlandais. L’événement ‘La cuisine chinoise’ nous a permis de ressentir la profondeur et l’étendue de la culture chinoise à travers les papilles. »

« Connaître la culture chinoise permet de promouvoir les échanges approfondis entre les Thaïlandais et les Chinois »

     Apprendre la cuisine en goûtant des plats exceptionnels et apprécier d’anciens livres classiques pour nouer un lien culturel. Lors du festival gastronomique et culturel « La cuisine chinoise », les visiteurs thaïlandais ont non seulement connu la culture alimentaire de la Chine, appris à faire des plats chinois et les ont goûtés, mais ont aussi assisté à un festin culturel riche et varié.

     Sur la scène, le guzheng interprété par un enseignant de l’Institut Confucius a présenté une aisance agréable, alors que l’ensemble de pipa exécuté par des enseignants a enivré les spectateurs à travers une mélodie harmonieuse. Sur la place, des stands d’expérience, tels que la ramie de Rongchang, l’imprimerie par gravure et la reliure d’anciens livres, ont attiré de nombreux visiteurs. Des enfants, levant le Potentilla fruticosa et la rose qu’ils avaient fabriqués avec la ramie, ont émis des sourires beaux comme des fleurs. Devant les stands de l’imprimerie par gravure et de la reliure d’anciens livres, M. Santi, concentrant son esprit et retenant son souffle, a fait estamper, avec un papier de riz, un vers classique chinois « Sur un bateau solitaire, un vieil homme en cape de jonc avec un chapeau en bambou tressé, pêche seul dans la neige froide sur la rivière ».

     A côté de cette cuisine imprégnée dans une odeur fragrante, c’était une conférence culturelle. Le Centre d’expérience de la culture chinoise a organisé une conférence sur la culture traditionnelle intitulée « La beauté de paiji (l’équivalent du page de droit d’auteur) des anciens livres chinois ». Cette conférence a permis de présenter aux élèves thaïlandais la beauté de paiji dans divers aspects tels que l’origine, les formes, les contenus et les valeurs. Sadayu, étudiant en 3e année du Département de chinois de la KKU, a confié : « Les anciens livres chinois sont difficiles, avec beaucoup de styles de graphie, comme l’écriture des scribes, l’écriture cursive et l’écriture courante. Néanmoins, on peut ressentir la beauté des caractères chinois là-dedans. »

     Les bonnes relations interétatiques reposent sur l’amitié étroite entre leurs peuples, et celle-ci réside dans la compréhension mutuelle. Les échanges culturels représentent la source des échanges entre Etats. « Pour les écoliers, collégiens, lycéens et étudiants d’université thaïlandais ainsi que les habitants de Khon Kaen voire du nord-est de la Thaïlande, la participation à l’événement d’aujourd’hui est une chose très heureuse. Nous pouvons apprendre et connaître plus d’éléments de la culture traditionnelle de la nation chinoise. Tous les visiteurs partiront avec de beaux souvenirs », a indiqué le vice-gouverneur Santi.

     Avec la mise en œuvre de l’initiative « la Ceinture et la Route », l’envergure de l’enseignement du chinois en Thaïlande se classe en premier parmi les pays de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est), et la coopération et les échanges éducatifs entre la Chine et la Thaïlande montrent une tendance de développement large, approfondi et à différents niveaux, jouant un rôle de plus en plus important dans la stratégie nationale de développement « Thaïlande 4.0 ». L’Institut Confucius de la KKU, le premier du genre en Thaïlande, a été établi par la KKU en collaboration avec l’Université du Sud-Ouest de Chine il y a 13 ans. Dans ce cadre, les deux universités partenaires ont formé des milliers de talents maîtrisant le chinois et des techniques professionnelles pour la localité. Selon Hu Lin, directrice chinoise de l’Institut Confucius de la KKU, cet événement a permis à plus d’élèves thaïlandais de connaître davantage la Chine, de faire l’expérience de la culture chinoise et de découvrir le charme unique de la culture chinoise par l’intermédiaire de la participation à des activités culturelles chinoises.

     L’amitié traditionnelle entre la Chine et la Thaïlande garde toute sa vivacité après avoir traversé des époques, et les relations sino-thaïlandaises affichent une structure de développement vigoureux tous azimuts, à différents niveaux et à diverses dimensions. Somsak Jangtrakul, gouverneur de la province de Khon Kaen, a fait remarquer que la Thaïlande faisait des efforts actifs pour s’articuler avec la construction de « la Ceinture et la Route », et que la province de Khon Kaen s’engageait à construire un centre de commerce, d’investissement et de service sur le Mékong et renforcerait les liens aériens et ferroviaires avec la Chine, y compris la mise en place de vols directs et la construction d’un chemin de fer entre les deux pays. Tout cela, selon lui, est dans le but d’approfondir la coopération avec la Chine sur les plans économique et culturel.

(People.cn, depuis Bangkok, le 1er septembre. Journaliste : Sun Guangyong)

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