« Mon avenir est lié étroitement avec le chinois »

[Source]    Institut Confucius de l’Université des Sciences appliquées Zuyd, aux Pays-Bas [Time]    2020-06-30 16:07:43 
 

Lors de la compétition néerlandaise de la 19e édition du Concours « Passerelle vers le chinois » ouvert aux étudiants du monde qui vient de se terminer, Nol Duindam de l’Université de Groningue, Adam Bootes de l’Université des Sciences appliquées Zuyd, et Daniël Vuyk de l’Université de Groningue ont partagé les trois premiers prix. Après la compétition, ils ont raconté les motivations pour leur apprentissage du chinois ainsi que leurs liens indissolubles avec la Chine.

Un début par hasard

Les trois lauréats ont tous pris contact avec le chinois depuis longtemps. Daniël Vuyk a découvert le chinois, qui lui semblait un peu « mystérieux », à l’âge de 8 ans. Il avait beaucoup d’envie de l’apprendre, car cela lui permettrait de communiquer avec plus de personnes et de se faire plus d’amis. Dès lors, il faisait des exercices en chinois 15 minutes par jour. Il le fait toujours maintenant.


Le champion Nol Duindam

A l’âge de 15 ans, Adam Bootes est entré en contact avec le chinois par hasard. Une fois, il s’accrochait à des chansons chinoises sur YouTube. Depuis lors, il faisait attention au chinois et à la Chine. Il s’est ainsi exclamé : « Je suis tombé complètement amoureux de la Chine. Connaître la langue, la culture et l’histoire de la Chine de façon approfondie est désormais mon rêve. » Après un voyage en Chine, Adam a avancé le premier pas pour réaliser ce rêve : il a demandé l’admission à la spécialité de chinois du Département de langues orientales de l’Université des Sciences appliquées Zuyd quand il a choisi son université.


Le vice-champion Adam Bootes

Le champion Nol Duindam a commencé à apprendre le chinois quand il était un lycéen. Dans une classe de chinois périscolaire, l’enseignant était très sympathique et les contenus intéressants. Cela a stimulé davantage son intérêt pour le chinois. Nol apprenait la langue chinoise durant toutes ses études au lycée et à l’université.

Bien que la Chine soit à plusieurs milliers de kilomètres de leur pays, les trois candidats, portant de la curiosité pour le chinois, ont voyagé dans le pays.

Un contact intime

Ces trois candidats ont tous voyagé en Chine. Daniël est allé en Chine à l’âge de 12 ans avec un enseignant néerlandais. Il garde toujours vivace cette expérience. « Ce qui m’a impressionné le plus, c’était de me loger chez les locaux et vivre avec eux. Nous goûtions ensemble différents aliments délicieux et menions des échanges en face-à-face », a-t-il fait savoir.

Nol a effectué un voyage de deux mois en Chine à travers l’Ecole d’été Netherlands Asia Honours (NAHSS), pendant lequel il a non seulement appris des connaissances sur le chinois, mais a aussi découvert la culture au Sichuan. Cette expérience l’a encouragé à faire des exercices quotidiens sur les compétences linguistiques et à faire de son mieux.

Adam est allé en Chine dans le cadre du programme Au pair. Accueilli dans une famille locale, il a ressenti réellement la richesse et la diversité culturelles chinoises.

Des anecdotes dans l’apprentissage du chinois

En général, apprendre une langue étrangère n’est pas facile. La plus grande difficulté réside dans l’exercice. Il faut beaucoup de temps pour pratiquer la langue. Les fautes et la correction font aussi partie de l’apprentissage. Nol a partagé une de ses anecdotes : « J’ai dit à un ami que je voudrais aller à la Base de recherche de Chengdu sur l’élevage du panda (Xióng Māo en chinois) géant. Néanmoins, j’ai prononcé Xiōng Māo (poils sur la poitrine) au lieu de Xióng Māo. La faute sur le ton a pris beaucoup de temps à mes amis pour comprendre ce que j’ai dit. Mais dès lors, j’ai bien retenu le mot Xióng Māo et n’ai plus fait cette erreur ! »

Vivant à l’étranger pour s’immerger dans l’environnement local de la langue qu’ils apprennent, les apprenants pourraient connaître des expressions et des mots qu’ils n’ont pas rencontrés dans les manuels. Adam a pris l’exemple du mot Xíng, signifiant généralement « bien ou d’accord ». Daniël a choisi l’exemple d’une phrase introduite par la conjonction Nà Gè, équivalant au mot um en anglais. Nol a mentionné qu’il avait souvent été salué par des phrases interrogatives comme « As-tu mangé ? » ou bien « Avez-vous mangé ? ».


Daniël Vuyk, lauréat du troisième prix

Maintenir la dynamique d’apprentissage

Pendant la compétition, les membres du jury, les candidats et les enseignants d’Institut Confucius ont tous été profondément impressionnés par les trois lauréats qui parlaient couramment le chinois. Comment ont-ils pu y arriver ?

Nol, Adam et Daniël ont tous confié qu’ils essayaient d’inclure le chinois dans leur vie quotidienne, y compris la lecture des documents de HSK (Test d’évaluation de chinois), l’écoute de la musique chinoise, l’exercice de caractères chinois, l’utilisation des applications sur l’apprentissage linguistique et les chats avec des amis chinois. Selon eux, la clé est d’avoir un plan global sur l’apprentissage du chinois et d’utiliser divers moyens de manière systématique, efficace et synthétique.

Les trois candidats, tous excellents orateurs en chinois, veulent bien partager leurs expériences et leçons en la matière avec les débutants. « Mon premier conseil est de faire attention aux sons et aux tons de la langue, et il faut chercher à être exacts au tout début. Bien sûr, mon professeur de chinois m’a rappelé comme ça auparavant, mais j’étais très opiniâtre et n’ai pas pu le bien comprendre », a ainsi évoqué Nol.

Adam a souligné l’importance des ressources en chinois, disant : « Il faut créer un environnement où on peut pratiquer le chinois. Ecouter de la musique, regarder la télévision et d’autres moyens permettront de le réaliser. Si tu as un Institut Confucius aux environs, ce sera meilleur. Tu peux y aller fréquemment pour bavarder avec les enseignants ».

Selon Daniël, la motivation pour l’apprentissage de la langue est la plus importante. « Si tu apprends le chinois seulement pour le développement professionnel, ce sera bien. Mais si tu le fais pour communiquer avec les autres et te faire des amis, cette motivation contribuera effectivement davantage à l’apprentissage à long terme », a-t-il expliqué.

Sur le future

Les trois candidats ont tous inclus le chinois dans leur orientation professionnelle dans le futur. Nol compte poursuivre ses études en doctorat en chimie. Il fera des interactions avec ses collègues et d’autres chercheurs en chinois ; Adam espère travailler et vivre en Chine à l’avenir après avoir fini ses études dans la spécialité de chinois ; Daniël commencera ses études en master en gestion de la chaîne d’approvisionnement cet automne. Il réfléchira, par l’intermédiaire du chinois, sur le changement du rôle de la Chine dans le monde des affaires.

 
mot clé:

Nouvelles concernées