Bosnie-Herzégovine : le concours « Passerelle vers le chinois » tenu en ligne sur fond de COVID-19

[Source]    xinhuanet.com [Time]    2020-05-21 16:09:40 
 

« Que vous puissiez avoir un avenir brillant. Que vous puissiez devenir conjoints, amoureux. Que vous puissiez profiter du bonheur dans ce monde. Je souhaite seulement regarder en face la mer avec des fleurs de printemps. »

Le 17 mai, dans le groupe de Wechat baptisé Le jury du concours « Passerelle vers le chinois » 2020, une courte vidéo enregistrée par le candidat Mian Palikuca, étudiant en 3e année dans le Département de sinologie de l’Université de Sarajevo-Est (UES), en Bosnie-Herzégovine, a touché profondément les membres du jury.

Dans cette vidéo de plus de 2 minutes, Palikuca a récité, avec une prononciation parfaite et plein d’émotions, le poème de Haizi, un poète chinois, Face à la mer avec des fleurs de printemps.

Finalement, Palikuca a remporté le premier prix de la compétition bosnienne de la 19e édition du concours « Passerelle vers le chinois » ouvert aux étudiants du monde, avec de bonnes notes dans les quatre étapes, à savoir l’examen écrit, le discours, la démonstration artistique et l’interview. La compétition s’est tenue en ligne à cause de l’épidémie de nouveau coronavirus (COVID-19). Palikuca, 22 ans, s’est distingué avec ses vidéos.

« Palikuca s’intéresse beaucoup à l’histoire chinoise, et il aime aussi la culture chinoise. Donc sa récitation du poème chinois est impressionnante », a indiqué Doroteja Klacar, professeure de chinois de l’UES et membre du jury.

Palikuca a un nom chinois particulier, Sima Lin. Il nous a confié que ce nom avait été donné par un enseignant chinois. A lui en croire, Sima est un nom de famille particulier, alors que le prénom Lin représente le signe du bonheur. « Sima Qian (historien et écrivain), Sima Guang (écrivain et historien)… Ce nom de famille est extraordinaire, donc je n’ose toujours pas dire que mon nom est Sima Lin », a dit Palikuca en plaisantant.

Parlant de l’apprentissage du chinois, Palikuca a indiqué qu’il aimait toujours les langues, mais celles qu’il avait apprises dans le passé n’avaient pas suscité d’intérêt suffisant pour les choisir comme une spécialité de diplôme. Selon lui, après avoir vu le film chinois « Tigre et dragon » et lu le roman La Terre chinoise (The Good Earth) de l’écrivaine américaine Pearl Buck, il a nourri un grand intérêt pour apprendre le chinois et connaître la Chine, et a choisi sans hésitation le Département de sinologie de l’UES il y a trois ans.

« Le chinois est une langue grâce à laquelle un énorme trésor de littérature a été créé, offrant également de nombreuses opportunités pour le développement professionnel », a souligné Palikuca.

Palikuca a fait ses études à l’Université des Technologies du Shandong pendant 10 mois en 2018 et 2019. Il a déclaré qu’il poursuivrait ses études en Chine après la fin de ses études en automne de l’année prochaine.

Comme le COVID-19 sévit en Europe, Palikuca a cru que le concours « Passerelle vers le chinois » serait annulé. En mars, il était très heureux d’avoir appris la tenue en ligne de ce concours. Cet étudiant a ainsi pu rendre hommage au poète Haizi à travers le concours comme il le pensait depuis le début.

Le concours « Passerelle vers le chinois » s’est tenue en ligne sans obstacles en Bosnie-Herzégovine dans le contexte de l’épidémie de COVID-19, ce qui a beaucoup impressionné Wu Lianqun, professeure de chinois de l’UES qui vient de Chine. Elle a noté que cela avait pleinement illustré l’amour des apprenants bosniens pour le chinois.

Mme Doroteja est bien satisfaite de la tenue du concours en cette période de COVID-19, disant « quelle que soit l’évolution de la situation, nous restons fidèles au concours ‘Passerelle vers le chinois’ ».

Agence de presse Xinhua, depuis Sarajevo, le 17 mai. Journaliste : Zhang Xiuzhi

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