Le mode « le chinois + » favorise la formation de talents polyvalents dans le monde

[Source]    Siège de l’Institut Confucius [Time]    2020-05-15 16:44:55 
 

Au fur et à mesure de la mondialisation économique, de plus en plus de gens se rendent compte de l’importance d’apprendre le chinois. Il permet non seulement d’élargir les horizons et la réflexion, mais offre également des possibilités d’emploi à de nombreuses personnes. Afin de mieux répondre aux besoins de tous les pays du monde en matière de formation de talents linguistiques et techniques, le projet original « le chinois + » de l’Institut Confucius a vu le jour de manière à soutenir la formation de talents polyvalents dans le monde entier et à promouvoir la coopération internationale dans le domaine de l’éducation professionnelle.

Le développement intégré de l’économie mondiale rend les talents maîtrisant le chinois de plus en plus appréciés

Ces dernières années, divers pays du monde ont manifesté une demande considérablement accrue de talents techniques polyvalents, en particulier ceux qui comprennent le chinois. Afin de répondre à cette tendance, l’Institut Confucius a mis en place le cursus « chinois + » dans plus de 40 pays à travers le monde, couvrant des dizaines de domaines tels que le train à grande vitesse (TGV), l’économie et le commerce, le tourisme, le droit, les douanes ainsi que l’aviation.

En 2014, la Chine et la Thaïlande ont lancé un projet de coopération en matière d’éducation et de formation dans les domaines liés au secteur ferroviaire. Avec l’avancement des projets de coopération ferroviaire sino-thaïlandaise, la Thaïlande affiche une demande croissante quant aux talents maîtrisant à la fois les techniques ferroviaires et la langue chinoise. L’Institut Confucius de l’Université de Khon Kaen a ainsi mis en valeur ses avantages pour lancer le Programme de formation sino-thaïlandais sur le chinois et le TGV. A la fin de 2019, l’Institut Confucius de l’Université de Khon Kaen avait formé plus de 200 talents polyvalents maîtrisant le chinois plus les techniques ferroviaires en remportant l’appréciation du gouvernement thaïlandais et de la société locale.

En Ethiopie, l’Institut Confucius d’Education professionnelle et de Formation technique a fondé le « Laboratoire d’innovation des techniques électroniques », propose au sein de l’institut un cursus fondamental « chinois + système de contrôle de micro-ordinateur monopuce » ainsi qu’un cursus avancé « chinois + robotique » avec près de 500 apprenants inscrits en un an. Il s’agit de la toute première formation de talents de robotique pratique en Ethiopie.

Grâce à la coopération entre l’Institut Confucius de l’Université nationale linguistique de Kiev (KNLU), en Ukraine, et Ukraine International Airlines (UIA), les passagers peuvent bénéficier d’un service en chinois sur les vols directs de Kiev à Beijing. Une hôtesse de l’air d’UIA, Maria Kobzeva, a indiqué : « Dans mon travail, j’essaie de parler chinois autant que possible avec les passagers chinois, ce qui apporte de nombreux avantages dans le travail général, et est notamment efficace lors de la gestion d’incidents particuliers ».

Depuis 2017, l’Institut Confucius de l’Université Kansai Gaidai (KGU), au Japon, a commencé à proposer le cours « Le chinois dédié aux stewards » aux étudiants de l’université désireux de se lancer dans l’aviation civile et qui ont obtenu un diplôme de HSK (test d’évaluation de chinois) supérieur au niveau 4.

Le cours « Le chinois dédié aux stewards » a été proposé pendant 6 semestres consécutifs au cours de ces trois dernières années, avec deux classes regroupant plus de 180 étudiants. Parallèlement, en combinant davantage l’apprentissage du chinois avec l’emploi, l’Institut Confucius de la KGU a successivement créé des cours de chinois originaux tels que le chinois des affaires, le chinois sur les soins médicaux et les études sur l’orientation professionnelle globale.

Depuis sa fondation en 2007, l’Institut Confucius de l’Université de Naples – l’Orientale (IUO), en Italie, propose le cours « chinois + commerce » pour répondre aux besoins des apprenants ayant un niveau de chinois relativement avancé. « La bonne nouvelle est que de plus en plus de personnes s’inscrivent à ce cours », a indiqué Xu Haiming, directeur chinois de l’Institut Confucius de l’IUO.

De nombreux participants au cours « chinois + commerce » proposé par cet institut travaillent dans des banques, des aéroports et des institutions liées à la Chine. « Le cours “ chinois + commerce ” offre aux participants davantage de choix pour leur emploi futur ou actuel et rend leurs expériences de la vie plus riches », a ajouté le directeur.

Ne soyez pas surpris si les douaniers vous disent bonjour en chinois à l’aéroport d’Accra, capitale du Ghana. Proposée par l’Institut Confucius de l’Université du Ghana, la formation « Le chinois + » a apporté des changements tangibles au travail du personnel douanier local.

Dans la zone de travail de la douane de l’Aéroport international de Kotoka, l’agente Eden a salué ses collègues en chinois en disant « Ni Hao ». Elle a noté : « L’apprentissage du chinois me permet de mieux communiquer avec les voyageurs chinois, ce qui facilite notre travail et améliore la qualité de nos services ».

En République dominicaine, l’Institut Confucius de l’Institut technologique de Saint-Domingue (INTEC) propose un cours de chinois en ligne à l’entreprise Hayco. Prenant en compte les caractères du cours de chinois dédié aux entreprises, les enseignants ont fait des préparatifs spécifiques à leurs besoins. En ce qui concerne la rédaction du diaporama, les enseignants ont enrichi les contenus avec davantage de photos et de vidéos, de façon à apporter une expérience audiovisuelle plus variée aux apprenants au sein de l’entreprise.

La première phase de la formation de chinois pour l’entreprise s’est conclue il y a quelques jours. Selon les retours de cette entreprise, les apprenants sont très satisfaits des résultats de la formation en ligne et se disent prêts à poursuivre la deuxième phase.

Directeur du département des équipements, Juan a déclaré : « Je préfère l’enseignement traditionnel, mais vu la concentration des enseignants, leur préparation suffisante des cours et l’ambiance animée de la classe, j’ai pris confiance pour mon apprentissage et ma possible future maîtrise du chinois. D’ailleurs, nous savons tous que l’apprentissage des langues réside dans les efforts constants. Je suis sûr que, tant que nous persisterons, nous pourrons maîtriser cette langue. En outre, notre travail est étroitement lié à la Chine, donc, la maîtrise du chinois nous servira beaucoup ».

« Le chinois + » offre des opportunités d’emploi à davantage de personnes grâce à une coopération avec les entreprises à capitaux chinois

Avec le développement de l’enseignement professionnel dans le cadre du « chinois + », les Instituts Confucius ont également proposé une multitude de formations professionnelles en chinois et d’offres d’emploi à davantage d’apprenants grâce à une coopération avec les entreprises.

L’Institut Confucius de l’Université de Mahasarakham (MSU), en Thaïlande, et l’entreprise Guangken Rubber (Mekong River) Co., Ltd. ont signé plus tôt un accord de coopération pour mener des échanges approfondis en matière de production, d’enseignement et de recherche.

He Dong, directeur chinois de l’Institut Confucius, a déclaré que l’Institut Confucius de la MSU était un établissement d’enseignement créé conjointement par l’Université des Nationalités du Guangxi et la MSU. Selon lui, le partenariat stratégique à long terme entre les deux parties favorise non seulement un développement intégré de la production, de l’enseignement et de la recherche, mais permet également un partage des ressources et des pratiques d’enseignement, promouvant conjointement les échanges culturels entre la Chine et la Thaïlande.

Cette coopération représente une nouvelle mesure importante de l’Institut Confucius de la MSU pour mener activement l’enseignement de la langue chinoise ainsi que la promotion et les échanges culturels. L’Institut Confucius a créé une antenne pilote d’enseignement de la langue chinoise et a établi une base de pratique pédagogique à Guangken Rubber (Mekong River) Co., Ltd. Ainsi, l’institut a mis en place une plateforme de pratique pour ses étudiants et propose une formation du personnel ainsi que d’autres services à l’entreprise, tout en promouvant l’enseignement du chinois et la diffusion de la culture chinoise.

Avec la progression de la construction du Couloir économique sino-pakistanais (CPEC), le Pakistan a enregistré une hausse considérable de la demande de techniciens de soudage. Afin de répondre à cette tendance, l’Institut Confucius de l’Université d’Agriculture de Faisalabad (UAF) et la centrale à charbon de Huaneng Shandong Ruyi (Pakistan) Energy (Pvt) Ltd. située à Sahiwal, projet prioritaire du CPEC, ont signé un accord de formation sur le chinois et les techniques de soudage et ont offert des cours dans ce cadre.

La formation « chinois + techniques de soudage » est divisée en deux étapes : une formation de la langue chinoise et une formation pratique, avec au total 1 160 heures de cours. La première étape, le cours de langue chinoise, est un apprentissage d’immersion en langue chinoise de 360 heures de cours pendant 12 semaines, lors de laquelle les enseignants de l’Institut Confucius adoptent une formation concentrée et intensive pour aider les étudiants à atteindre le niveau 3 du HSK. Une fois que les étudiants atteignent le niveau exigé, ils rejoignent l’apprentissage des connaissances chinoises liées aux techniques de soudage afin d’établir une base linguistique solide pour leur prochaine formation en soudage.

La deuxième étape est la phase de formation pratique, dans laquelle les étudiants suivent 800 heures de cours théoriques et pratiques pendant 6 mois, où l’enseignement pratique est donné par des techniciens professionnels. En combinant la connaissance théorique de la technologie de soudage avec une application pratique, les étudiants arrivent à maîtriser les techniques de soudage avec aisance lors de cette deuxième étape de la formation.

Après la première étape de l’apprentissage de la langue chinoise, les étudiants ont obtenu des résultats satisfaisants. Ignorant tout du chinois au début, ils sont maintenant capables de mener des conversations quotidiennes en chinois. A cause de la pandémie de nouveau coronavirus (COVID-19), tous les étudiants inscrits à l’examen du niveau 3 du HSK et à l’examen élémentaire du HSKK (test oral du HSK) n’ont pas pu participer aux examens comme prévu, mais ils ont tous déclaré avec confiance qu’ils espéraient obtenir une bourse d’études de l’Institut Confucius afin de poursuivre leur apprentissage du chinois en Chine après cette formation et la réussite du HSK, ou encore trouver un emploi correspondant à Faisalabad après la formation professionnelle en techniques de soudage, en vue de contribuer à la construction du CPEC.

En Egypte, l’Institut Confucius de l’Université du Canal de Suez coopère étroitement avec les entreprises chinoises locales afin de former des talents pour ces dernières. Selon un responsable de l’institut, des dizaines d’entreprises chinoises dans la zone économique du canal de Suez ont créé de nombreux emplois. Un grand nombre d’entreprises chinoises en Egypte espèrent embaucher des employés égyptiens qui savent parler chinois, d’où une forte demande de talents maîtrisant le chinois en plus d’autres techniques professionnelles. Lors du salon de l’emploi dédié aux entreprises chinoises organisé par l’Institut Confucius, de nombreux étudiants égyptiens ont été embauchés.

« Grâce au programme “ chinois + ”, ma vie est devenue merveilleuse »

Anupa Tipala, un jeune thaïlandais, rêve depuis son enfance de devenir conducteur de train. Grâce à l’initiative chinoise « la Ceinture et la Route », il a reçu l’année dernière une bourse d’études qui lui permet d’étudier les technologies ferroviaires en Chine.

Il n’est pas facile de devenir conducteur de train en Thaïlande, alors que le candidat doit d’abord être admis à l’Institut d’Ingénierie ferroviaire de Thaïlande. Pour diverses raisons, Anupa n’a pas eu la chance d’entrer dans cet institut. En 2014, la Chine et la Thaïlande ont signé un mémorandum d’entente portant sur la coopération ferroviaire. Depuis, les deux pays ont lancé des projets de coopération en matière d’éducation et de formation dans les domaines liés aux chemins de fer.

« Un jour, j’ai appris par hasard sur Facebook que des étudiants de l’Institut professionnel industriel et communautaire de Ban Phai (BPIC), dans la province thaïlandaise de Khon Kaen, étaient allés en Chine pour apprendre des spécialités liées aux chemins de fer », s’est souvenu Anupa. Il a par la suite réussi à y être admis et s’est rendu à Wuhan, en Chine, pour apprendre le chinois et des connaissances professionnelles ferroviaires grâce au Programme de formation sino-thaïlandais sur le chinois et le TGV.

En Chine, Anupa a pris le TGV pour la première fois, ce qui a complètement bouleversé sa compréhension précédente vis-à-vis du chemin de fer, et a fait de lui un fervent soutien de la construction du TGV en Thaïlande. Après son retour de Wuhan à la fin de ses études, Anupa a participé à un concours de bourse d’études de l’éducation professionnelle Thaïlande-Tianjin 2019, organisé par l’Institut Confucius de la Route maritime de la Soie, et s’est distingué avec un bon résultat. Il a ainsi pu grâce à cette bourse poursuivre ses études à l’Institut professionnel de Technologie ferroviaire de Tianjin pendant trois ans.

« Je m’attends à ce qu’Anupa revienne en Thaïlande et conduise un TGV », a dit avec émotion sa grand-mère, quand elle l’a vu partir de Sukhothaï, où il a grandi, pour entamer son voyage de rêve avec un sac sur le dos.

Li Feiyun, un étudiant ayant de très bons résultats de l’Institut professionnel de Chiang Rai, en Thaïlande, nous a confié : « J’ai étudié à l’Université normale de Tianjin pendant deux semaines il y a deux ans dans le cadre du camp d’été organisé par l’Institut Confucius la Route maritime de la Soie. Cette expérience m’a permis de ressentir le développement rapide de l’économie chinoise et la commodité de la vie du peuple chinois. Après mon retour de Chine, j’ai continué d’apprendre le chinois tous les jours. Ce que j’ai fait, c’est juste pour saisir cette opportunité. J’espère retourner en Chine pour faire mes études ».

Au Myanmar, des enseignants de la Classe Confucius du Centre de langues et d’affaires orientales ont récemment donné des cours de chinois aux fonctionnaires du ministère birman du Commerce. Selon Than Myint, responsable de la formation du Département des affaires du ministère birman du Commerce, le ministère organise l’apprentissage du chinois à l’intention de ses employés depuis 2017 avec une soixantaine de participants chaque année. « Au fur et à mesure de la multiplication des échanges commerciaux entre le Myanmar et la Chine, la maîtrise du chinois est devenue de plus en plus importante pour les fonctionnaires et facilite grandement le travail du ministère du Commerce », a-t-il ajouté.

Yansheng, 25 ans, employé du Département des affaires du ministère birman du Commerce, apprend le chinois depuis 3 ans. Actuellement, il y a selon lui de nombreux conférences et événements liés aux échanges commerciaux entre le Myanmar et la Chine, mais le département rencontre des difficultés linguistiques dans son travail par manque d’interprètes de chinois ou d’experts chinois. C’est pourquoi il a commencé à apprendre cette langue. Il souhaite également demander une bourse d’études fournie par le gouvernement chinois pour poursuivre ses études dans une université chinoise au Yunnan, au Sichuan ou à Shanghai.

Emma est une étudiante excellente qui a reçu une formation en chinois dans une antenne d’enseignement affiliée à l’Institut Confucius de l’Université de Cape Coast, au Ghana. Elle s’est ainsi exprimée : « Les divers cours de formation m’ont permis de mieux comprendre la culture chinoise et la manière dont les Chinois traitent les affaires. La formation aide grandement les employés locaux à s’intégrer dans les entreprises chinoises ».

Duncan, étudiant spécialisé en chinois de l’Université du Ghana, a estimé que l’apprentissage du chinois lui a ouvert une « porte d’opportunités ». A l’en croire, compte tenu de l’essor de l’économie chinoise, un nombre croissant de Ghanéens ont détourné leur attention des pays européens et des Etats-Unis pour se tourner vers la Chine.

« Beaucoup d’investisseurs chinois sont présents au Ghana. Ils ont créé de nombreux emplois pour les habitants locaux. Parler chinois est très utile pour trouver du travail », a fait savoir Duncan.

Le directeur chinois de l’Institut Confucius de l’IUO, Xu Haiming a déclaré : « La participation au programme “ le chinois + ” permet non seulement aux apprenants de perfectionner leur chinois, mais également d’apprendre des compétences professionnelles, ce qui est une raison importante expliquant le fort développement de ces programmes ».

Visant à répondre aux besoins locaux de développement, le programme « le chinois + » a créé un modèle d’enseignement combinant la langue chinoise et les compétences professionnelles. Il permet aux Instituts Confucius spécialisés de diversifier leurs domaines caractéristiques tels que la médecine traditionnelle chinoise (MTC), l’agriculture, le tourisme, les affaires et les compétences professionnelles, afin de contribuer activement au développement des entreprises à capitaux chinois à l’étranger et d’offrir aux étudiants de l’Institut Confucius davantage d’emplois et de plateformes de carrière plus élevées. Ce programme a tracé une voie originale de développement marquée par un riche contenu et une position distincte, en vue d’offrir une puissante garantie au développement durable de l’Institut Confucius.

Sources : Agence de presse Xinhua, Le Quotidien du Peuple (édition d’outre-mer), Institut Confucius de la MSU, Institut Confucius de l’INTEC, Institut Confucius de l’UAF, Institut Confucius de l’Université de Khon Kaen, Institut Confucius de l’Université nationale de Guinée équatoriale, Institut Confucius d’Education professionnelle et de Formation technique, Institut Confucius de la KNLU, Institut Confucius de l’Université du Ghana, Institut Confucius de l’Université de Cape Coast, Institut Confucius de la Route maritime de la Soie

 
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