L’avenir du « chinois + »

[Source]    Quotidien du Peuple en édition d’outre-mer [Time]    2019-12-25 13:29:31 
 

« Ils suivent d’abord une formation de chinois pendant un mois à l’Institut Confucius de l’Université de Khon Kaen, en Thaïlande, et puis une formation professionnelle durant un an à l’Institut professionnel de Technologie ferroviaire de Wuhan, en Chine. Après leur retour en Thaïlande, ils exercent directement un métier ou poursuivent leurs études à l’Institut professionnel industriel et communautaire de Banphai (BPIC). » Tel est le processus de formation pour les stagiaires dans le cadre du Programme de formation sino-thaïlandais sur le chinois et le TGV (train à grande vitesse).

Selon Hu Lin, directrice chinoise de l’Institut Confucius de l’Université de Khon Kaen, le Programme de formation sino-thaïlandais sur le chinois et le TGV a été lancé en 2016 et quatre formations ont été organisées dès lors, formant près de 200 étudiants. 135 stagiaires des trois premières formations, ayant achevé leurs études sur les techniques ferroviaires concernées en Chine, sont déjà rentrés en Thaïlande. Ils sont devenus les premiers talents polyvalents de la Thaïlande qui maîtrisent à la fois le chinois et des technologies avancées ferroviaires telles que celle des équipements et celle de la signalisation. « Actuellement, de nombreux stagiaires de ce programme jouent un rôle actif aux postes liés au chemin de fer », a-t-elle noté.

En tant que programme caractérisé par « Le chinois + », le Programme de formation sino-thaïlandais sur le chinois et le TGV est considéré comme un exemple excellent pour le mode de formation des talents dit « le chinois + les compétences professionnelles ».

La demande engendre le programme « Le chinois + »

Le développement du Programme de formation sino-thaïlandais sur le chinois et le TGV s’explique par une demande croissante en Thaïlande en matière de talents thaïlandais maîtrisant à la fois les technologies ferroviaires et le chinois, avec l’avancement du projet de coopération ferroviaire sino-thaïlandaise.


En août 2019, l’Institut Confucius de l’Université de Khon Kaen présente aux directeurs d’Instituts professionnels thaïlandais ses cours de chinois professionnel en ligne. (Photo fournie par l’Institut Confucius de l’Université de Khon Kaen)

Mme Hu s’est toujours souvenue de la scène du premier recrutement des stagiaires dans ce programme en 2016. « Les 23 stagiaires n’ont tous jamais appris le chinois. Après un mois de formation à l’Institut Confucius, ils ont pu communiquer en chinois au quotidien. Cependant, lors de leur formation dans des instituts professionnels en Chine, un problème est intervenu - en raison de leur niveau de chinois limité, ils ont rencontré beaucoup de difficultés dans leurs études professionnelles. De plus, les instituts professionnels chinois n’avaient non plus d’expérience en matière d’enseignement du chinois. Par conséquent, les deux parties ont rencontré de nombreux obstacles dans leur articulation », a dit Mme Hu. Elle a ajouté que dans ce cas-là, l’Institut Confucius de l’Université de Khon Kaen avait commencé à changer de méthode pédagogique en renforçant l’enseignement du chinois lié au chemin de fer.

A l’exception du premier recrutement avec 23 stagiaires, le nombre des stagiaires recrutés a été fixé entre 40 et 50 pour chaque formation. « Au lieu d’élargir immédiatement le recrutement, nous nous sommes concentrés sur la qualité. Après l’organisation des 4 stages, nous avons accumulé beaucoup d’expériences en termes d’enseignement. Aujourd’hui, le niveau de chinois des stagiaires envoyés en Chine pour la formation professionnelle s’est nettement amélioré », a ajouté Mme Hu.

Selon des experts, avec la synergie en profondeur entre la politique « Thaïlande 4.0 », le programme du Corridor économique de l’Est et l’initiative « la Ceinture et la Route », plus d’instituts professionnels thaïlandais espèrent renforcer leur coopération avec la Chine.

La demande des talents polyvalents en « chinois + » ne se limite pas à la Thaïlande. Pour répondre à la demande du marché, de l’industrie et du commerce quant aux talents professionnels, l’Institut Confucius des sciences et technologies de l’Université technique nationale du Bélarus (BNTU) s’est engagé à former des scientifiques et techniciens maîtrisant le chinois, en élaborant un plan de formation des talents. Pour approfondir davantage la synergie entre l’initiative chinoise « la Ceinture et la Route » et « la Vision 2030 de l’Egypte », l’Institut Confucius de l’Université du canal de Suez, en Egypte, a aidé cette université à créer la Faculté de technologie appliquée Egypte-Chine (ECCAT). C’était la première fois que la Chine et l’Egypte ont mené une coopération internationale en matière d’enseignement professionnel et technique. En vue de satisfaire la demande des apprenants, l’Institut Confucius de l’Université catholique du Sacré-Cœur (UCSC) de Milan, en Italie, a coopéré avec la Faculté de droit de l’UCSC pour proposer, chaque année scolaire, un cours de droit des affaires chinois à l’intention des étudiants en droit et en langues étrangères ainsi que des avocats agréés.

Une tentative pour la diversification de l’enseignement du chinois

La transformation de l’enseignement simple de la langue chinoise en « Le chinois + » s’inscrit dans les efforts actifs des Instituts Confucius du monde entier pour diversifier l’enseignement du chinois. Elle est aussi une demande formulée à l’enseignement du chinois pour qu’il mieux serve le développement socioéconomique de la localité. Le programme « Le chinois + » a été déjà intégré dans le plan de développement de nombreux Instituts Confucius.

Depuis 2017, l’Institut Confucius de l’Université Kansai Gaidai (KGU), au Japon, a commencé à proposer le cours « Le chinois dédié aux stewards » aux étudiants de l’université désireux de se lancer dans l’aviation civile et qui ont passé le HSK (test d’évaluation de chinois) supérieur au niveau 4. Chaque semestre, les étudiants s’inscrivent en un laps de temps très court au cours expérimental qui n’offre que 30 places. D’après des statistiques, jusqu’au semestre d’automne de 2019, le cours « Le chinois dédié aux stewards » a été proposé pendant 6 semestres consécutifs au cours des trois ans, avec deux classes couvrant plus de 180 étudiants. Dans le même temps, en combinant davantage l’apprentissage du chinois et l’emploi, l’Institut Confucius de la KGU a successivement créé des cours de chinois originaux tels que le chinois des affaires, le chinois sur les soins médicaux et les études sur l’orientation professionnelle globale.


Depuis 2017, l’Institut Confucius de la KGU propose le cours « Le chinois dédié aux stewards ». Voilà une scène en classe. (Photo fournie par l’Institut Confucius de la KGU)

Ayant pour but de former des talents techniques professionnels et qualifiés en matière d’informatique pour les entreprises de production locales et les entreprises à capitaux chinois en Egypte, « Le chinois + l’enseignement des technologies de l’informatique » est ouvert aux étudiants en licence de l’ECCAT de l’Université du canal de Suez. Dans le cadre de ce mode, l’Institut Confucius de l’Université du canal de Suez assume l’enseignement du chinois, alors que son université partenaire chinoise, l’Institut des Technologies de l’Informatique de Beijing (BITC), se charge de l’enseignement des techniques professionnelles de l’ECCAT.

D’après Wang Shangxue, directrice chinoise de l’Institut Confucius de la Route maritime de la Soie, son institut coopère avec la Commission thaïlandaise de l’enseignement professionnel pour former des talents à travers des programmes « Le chinois + les compétences professionnelles », « Le chinois + le TGV » et « Le chinois dédié aux stewards ». « En même temps, l’institut a aussi coopéré avec le premier Atelier Luban du monde afin de cultiver ensemble des talents professionnels en ‘chinois +’ » a ajouté Mme Wang.

Selon des statistiques, à l’heure actuelle, plus de 100 Instituts Confucius dans plus de 40 pays, dont la Thaïlande, le Malaisie, la Tanzanie et l’Ethiopie, proposent des cours « Le chinois + », couvrant des dizaines de domaines tels que le TGV, l’économie et le commerce, le tourisme, le droit, la douane et l’aviation.

De l’enseignement en classe au cours en ligne

La Conférence internationale 2019 sur l’enseignement de la langue chinoise a mis en place pour la première fois le forum « Le chinois + les compétences professionnelles », en invitant des entrepreneurs et les experts en éducation chinois et étrangers à discuter ensemble de la manière de lier l’enseignement du chinois à l’emploi et à l’entrepreneuriat. Les participants ont donné leurs propres propositions et ont mené des discussions autour de différents sujets, dont le développement durable du programme « Le chinois + ».

Habtewold Hailu, vice-président de l’Institut d’enseignement et de formation technique et vocationnel d’Ethiopie, a déclaré que l’Institut Confucius devrait renforcer la coopération et partager des ressources avec les entreprises, les instituts professionnels et d’autres établissements afin de résoudre conjointement des problèmes en matière d’enseignants, de manuels et de promotion des cours.

En fait, auparavant, de nombreux Instituts Confucius ont déjà commencé à mener des explorations dans le développement durable du programme « Le chinois + », dont le développement et la proposition des cours en ligne.


Lancé en 2016, le Programme de formation sino-thaïlandais sur le chinois et le TGV s’est tenu pendant quatre ans consécutifs, formant près de 200 étudiants. La photo montre que les premiers stagiaires font un stage à Wuhan. (Photo fournie par l’Institut Confucius de l’Université de Khon Kaen)

Voilà une bonne nouvelle pour les apprenants de l’Institut Confucius de l’Université de Khon Kaen : les cours de chinois en ligne développés par leur Institut Confucius seront lancés. Les premiers cours expérimentaux couvrent le chemin de fer, la logistique et le commerce électronique, les technologies de l’information électronique, ainsi que le mécatronique. « Généralement, la plupart des formations sont données en classe, avec des stagiaires limités. De plus, les enseignants de l’Institut Confucius sont toujours confrontés à des défis face aux connaissances professionnelles, comme ils ne savent qu’enseigner la langue. Par conséquent, nous avons développé des cours de chinois en ligne liés à des métiers en collaboration avec des instituts professionnels chinois. Cela a permis de transformer le processus ‘l’apprentissage du chinois - les études professionnelles’ en mode ‘l’apprentissage du chinois - l’enseignement linguistique préparatoire - les études professionnelles’ », a noté Mme Hu.


Des représentants chinois de l’Institut Confucius de Commerce de la FAAP rencontrent des représentants d’entreprises brésiliennes. (Photo fournie par l’Institut Confucius de Commerce de la FAAP)

Parallèlement, l’Institut Confucius de Commerce de la Fondation Armando Alvares Penteado (FAAP), au Brésil, a également développé un cours en ligne « Le chinois des affaires » en 2018. « Notre objectif est d’imiter dans les textes des circonstances éventuelles au cours du commerce en Chine en combinant les caractéristiques des affaires, afin de permettre aux apprenants de maîtriser des vocabulaires et phrases élémentaires en chinois lié aux affaires et de répondre à leurs besoins de communication au niveau élémentaire », a déclaré Zhu Xiaoshu, directrice chinoise de l’Institut Confucius du Commerce de la FAAP. « Le cours de chinois des affaires de la FAAP sera conçu à 6 niveaux. Chaque niveau comprend 60 heures de cours s’étendant sur une période de 13 semaines. Actuellement, le développement des deux premiers niveaux s’est déjà terminé et celui du troisième est en cours. D’ailleurs, le cours de premier niveau a été officiellement mis en ligne et a recruté ses premiers apprenants au second semestre de 2019 », a-t-elle ajouté.

(Le Quotidien du Peupleen édition d’outre-mer, page 11 du 20 décembre 2019, journaliste : Zhao Xiaoxia)

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