L’apprentissage du chinois illumine le rêve d’électricité d’un adolescent nigérian

[Source]    Agence de presse Xinhua [Time]    2019-12-20 17:33:38 
 

« Depuis mon enfance, mon plus grand souhait est qu’il n’y ait plus de coupure de courant chez moi. Et je rêve toujours d’être un ingénieur électricien », nous a confié un adolescent nigérian nommé Samuel Miracle. Après seulement un an d’apprentissage du chinois, il a réussi à remporter le titre de champion du continent africain lors d’une compétition de chinois organisée par la Chine. Cette expérience a allumé sa passion pour son « rêve d’électricité ».

Lors du Concours « Passerelle vers le chinois » ouvert aux lycéens du monde tenu il y a plus d’un mois à Zhengzhou, Samuel, dont le nom chinois est Gu Siyuan, a été sacré champion du continent africain en tant que représentant de l’Institut Confucius de l’Université Nnamdi Azikewe (NAU), au Nigéria. Il a ainsi eu l’occasion d’obtenir une bourse d’études et de poursuivre ses études dans une université chinoise afin de réaliser son « rêve d’électricité ».

A cause des infrastructures dépassées, le Nigéria souffrait de la pénurie d’électricité depuis longtemps. Par conséquent, la coupure d’électricité dérange fréquemment la vie quotidienne des habitants locaux.

Samuel a noué un lien avec le chinois grâce à un voisin de son pays natal dans l’Etat d’Imo au sud du Nigéria. En été 2018, diplômé du lycée avec une mention très bien, Samuel avait du mal à choisir une université pour poursuivre ses études. En s’attachant à son « rêve d’électricité », il voulait faire ses études à l’étranger. Malheureusement, il n’avait aucun moyen.

Après avoir appris son souci, son voisin, qui avait étudié à l’Institut Confucius, lui a conseillé d’apprendre le chinois. D’après lui, Samuel pourra se procurer une opportunité d’aller étudier en Chine grâce à son aptitude en études.

Selon Li Xuda, conseiller culturel de l’ambassade de Chine au Nigéria, chaque année, plus de 2500 apprenants se sont inscrits dans les deux Instituts Confucius présents au Nigéria. Néanmoins, ce recrutement est encore très loin de répondre à la demande.

« Les enfants du Nigéria montrent un grand enthousiasme pour l’apprentissage du chinois. Car après deux ou trois ans d’apprentissage du chinois, ils pourront probablement trouver un emploi bien rémunéré dans des entreprises à capitaux chinois dans la localité, et des élèves exceptionnels auront l’occasion de faire leurs études en Chine. Dans ce pays dont le taux de chômage est supérieur à 23 %, cela est très attrayant pour les jeunes », a indiqué M. Li.

Au mois d’octobre de l’année dernière, Samuel a été admis par l’Institut Confucius de la NAU et il a rapidement montré son talent excellent en apprentissage linguistique. En juin dernier, après moins d’un an d’apprentissage du chinois, il a passé le HSK (test d’évaluation de chinois) niveau 4 avec une note remarquable. En novembre, de son retour au Nigéria après sa participation au concours en Chine, il a réussi le HSK niveau 5.

« Il est intelligent, diligent, fait preuve d’auto-discipline et est capable de réfléchir de façon indépendante... » Zheng Jianle, enseignant de Samuel, n’a pas tari de louanges sur son disciple favori qui est petit, mince et « ordinaire ».

« Il m’a posé une question après plus d’un mois d’apprentissage à l’Institut. Pourquoi on s’exprime en chinois que les poulets pondent des œufs et que les poissons fraient ? Quelle est la différence entre ‘pondre’ et ‘frayer’ ? Ça m’a beaucoup étonné. Ce n’est pas facile pour un débutant de poser une telle question » nous a ainsi dit M. Zheng.

Remportant un prix, Samuel a encore reçu un cadeau émouvant et imprévu pendant son séjour en Chine.

Lors d’une étape de la compétition, l’animateur a demandé à tous les candidats s’ils avaient d’autres choses à faire en Chine, à part la participation au concours. Certains voulaient goûter la nourriture chinoise, certains espéraient visiter la Chine, d’autres désiraient découvrir les us et les coutumes... A son tour, Samuel a répondu : « Je veux acheter une machine à coudre pour ma mère. Elle travaille maintenant pour son patron et son travail est pénible ». Sa réponse a suscité de vifs applaudissements au milieu des spectateurs.

Quelques jours plus tard, sur le départ de l’équipe de Samuel, une dame inconnue chinoise s’est rendue à l’hôtel où ils logeaient et a donné à Samuel une enveloppe rouge remplie d’argent liquide. Elle lui a expliqué qu’elle n’était pas arrivée à trouver de machine à coudre et qu’elle n’avait pas d’autre choix que de lui donner de l’argent pour qu’il l’achète lui-même après son retour au Nigéria.

Samuel n’osait pas croire que son petit souhait a reçu une telle attention aimable d’une inconnue.

« Je vais acheter une machine à coudre pour ma mère avec cette somme et envoyer une photo à cette dame chinoise. Il semble que je ne peux rien faire pour elle, alors je vais transmettre sa bienfaisance à ceux qui en ont besoin », a dit Samuel.

(Agence de presse Xinhua, depuis Abuja, le 15 décembre, journaliste : Guo Jun)

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