La « Vogue du chinois » au Japon stimule les échanges sino-japonais (reportage)

[Source]    xinhuanet.com [Time]    2019-10-28 16:36:05 
 


Le 20 octobre à Tokyo, au Japon, des gens communiquent dans un coin chinois. (Photo : Xinhua/Jiang Yucen)

« De nos jours, l’apprentissage du chinois n’est plus un simple intérêt des amateurs japonais, mais concerne la carrière professionnelle des individus. Un nombre croissant d’universités japonaises proposent des cours de chinois, et l’enseignement du chinois s’avère aussi de plus en plus prospère au sein de la population. Surtout, les Instituts Confucius au Japon ont joué un rôle majeur dans la promotion de l’enseignement du chinois dans le pays », a ainsi déclaré Hu Zhiping, ministre-conseiller du Service d’éducation de l’ambassade de Chine au Japon, lors du 4e HSK (Test d’évaluation de chinois) & Salon des études et de l’emploi en Chine tenu récemment au Japon.

Organisé par la société Hankao International du Siège de l’Institut Confucius et l’Association du développement des jeunes japonais (JYDA), le 4e HSK & Salon des études et de l’emploi en Chine s’est tenu le 19 octobre à Tokyo. Quelque 1 500 étudiants ont participé aux examens HSK et des centaines d’étudiants ont participé à la séance d’information dédiée aux études en Chine et au salon de l’emploi. Munashi Masuzawa, président de la JYDA, a déclaré : « L’année dernière, 34 018 candidats ont participé aux examens HSK au Japon, et le nombre des candidats franchira cette année le seuil des 40 000 compte tenu de l’inscription ».


Le 19 octobre à Tokyo, Munashi Masuzawa prononce un discours lors la cérémonie d’ouverture du 4e HSK & Salon des études et de l’emploi en Chine. (Photo prise avec un smartphone, Xinhua/Guo Dan)

Ces dix dernières années, le nombre des candidats japonais au HSK augmente annuellement, passant de plus de 200 personnes en 2010 à quelque 40 000 aujourd’hui. La « Vogue du chinois » s’amplifie au Japon.

Les étudiants apprennent activement le chinois pour avoir plus de choix dans l’emploi

Dans le salon de l’emploi, le stand de la filiale au Japon de la société chinoise SF Express était entouré d’étudiants japonais. Yudai Maekawa, étudiant en 3e année de l’Université Teikyo, nous a confié : « J’ai commencé à apprendre le chinois dès ma 1ère année universitaire. En ma 2e année, j’ai eu l’occasion d’étudier à Beijing en tant qu’étudiant en échange. Je me suis fait beaucoup d’amis chinois. L’économie chinoise se développe très rapidement. Dans le futur, il y aura plus d’opportunités d’emploi dans le domaine des échanges entre le Japon et la Chine. J’espère me lancer dans les domaines liés au chinois et à la Chine ».

Selon Liu Yong, directeur chinois de l’Institut Confucius de l’Université de Musashino, actuellement, des centaines d’étudiants de l’université d’accueil choisissent le chinois comme cours obligatoire. Au début, de nombreux étudiants ont appris le chinois seulement pour accéder à plus d’opportunités d’emploi. Néanmoins, à travers l’apprentissage, ils ont non seulement maîtrisé le chinois, mais connu également la culture chinoise par le Tai-chi-chuan et la calligraphie chinoise. Surtout après avoir participé à des programmes de visite et de voyage d’études en Chine, les étudiants deviennent de plus en plus épris de Chine et manifestent un enthousiasme croissant pour l’apprentissage du chinois.


Le 15 octobre à Tokyo, Liu Yong donne un cours de chinois. (Photo : Xinhua/Du Xiaoyi)

Selon Hu Zhiping, à l’heure actuelle, quelque 400 universités japonaises proposent des cours de chinois et certaines d’entre elles ont établi des Instituts Confucius. Cela a non seulement fourni plus de plateformes d’apprentissage du chinois aux Japonais, mais a aussi apporté une grande contribution à la formation des enseignants de chinois japonais, au développement des manuels de chinois et à la promotion des échanges culturels entre la Chine et le Japon.

Les personnes de différents milieux apprennent le chinois pour comprendre une Chine dynamique

Depuis le 5 août 2007, tous les dimanches après-midi, des dizaines à des centaines de Japonais et de Chinois se rassemblent dans le parc Nishiikebukuro à Tokyo pour communiquer en chinois et en japonais.

« J’aime beaucoup ce coin chinois. Je viens ici communiquer avec les autres tant que je suis libre. Par rapport aux connaissances linguistiques, ce que j’acquiers plus, ce sont des informations récentes sur la Chine et la culture chinoise ainsi que des amis chinois sincères », nous a confié Biju Nedzu, âgé de 67 ans.

Duan Yuezhong, fondateur du coin chinois à Tokyo et président de la maison d’édition The Duan Press, a déclaré : « Si de nombreux employés japonais fréquentent le coin chinois, c’est parce que l’accès est gratuit et qu’il n’y a pas de limite d’horaire. Il est devenu une plateforme permettant aux amis japonais et chinois de mener des échanges sincères ».

Ce 14 juillet, le coin chinois à Tokyo a tenu sa 600e séance depuis sa création il y a 12 ans. De nombreux médias prestigieux japonais tels que l’Agence de presse Kyodo, le quotidien Mainichi Shimbun et la Société de radiodiffusion du Japon (NHK) ont publié ou diffusé un reportage en la matière. Le rassemblement régulier entre les peuples des deux pays pendant des années a été reconnu par la société japonaise et a également ému le peuple japonais.

La promotion du manuel « Le chinois global » au Japon permet aux Japonais d’origine chinoise de deuxième génération de s’éprendre du chinois

Dans le même temps, de plus en plus de Japonais d’origine chinoise et de ressortissants chinois résidant au Japon accordent plus d’attention à l’enseignement du chinois de leurs enfants.

Apprendre le chinois par les jeux « Jeter le mouchoir » et « Attraper des poussins », et par le cours de peinture au lavis « Le petit têtard cherche sa mère »… Davantage de Japonais d’origine chinoise et de ressortissants chinois résidant au Japon envoient leurs enfants à l’Ecole des Langues et Arts chinois pour apprendre le chinois. Mme Ke Yue vit et travaille au Japon depuis une vingtaine d’années. Pour que les enfants d’origine chinoise, qui vivent au Japon dès leur naissance, tombent amoureux du chinois, elle a fondé avec ses amis l’Ecole des Langues et Arts chinois et ont rédigé un manuel illustré de chinois « Le chinois global » pour ces enfants.


Le 19 octobre, à Tokyo, Ke Yue (3e à gauche) apprend aux enfants japonais d’origine chinoise à lire des caractères chinois en classe. (Photo : Xinhua/Du Xiaoyi)

Mme Ke a déclaré : « Le chinois global combine les caractéristiques de l’environnement d’apprentissage du japonais des Japonais d’origine chinoise de deuxième génération, et utilise des méthodes d’expression dont ils sont familiers pour enseigner la langue chinoise. J’espère que ce manuel pourra fournir une nouvelle idée de l’enseignement du chinois aux Chinois à l’étranger. »


Le 19 octobre, à Tokyo, Ke Yue (au milieu) distribue des papiers de riz aux enfants japonais d’origine chinoise pour un cours de peinture au lavis. (Photo : Xinhua/Du Xiaoyi)

« Les bonnes relations interétatiques reposent sur l’amitié étroite entre leurs peuples. » La langue, en tant que vecteur des échanges entre les peuples des deux pays, incarne l’amitié étroite entre les peuples, mais constitue également un pont pour les bonnes relations interétatiques. Nous espérons que davantage de jeunes japonais noueront une amitié sincère avec la Chine grâce à l’apprentissage du chinois, et que le pont des échanges sino-japonais deviendra de plus en plus solide.

(Agence de presse Xinhua, depuis Tokyo, le 21 octobre. Journaliste : Guo Dan)

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