La réunion annuelle du Centre des Instituts Confucius aux Etats-Unis : « L’Institut Confucius sert de pont essentiel pour relier la Chine et le reste du monde »

[Source]    people.cn [Time]    2019-09-25 13:47:38 
 

Le soir du 14 septembre, le Centre des Instituts Confucius aux Etats-Unis a tenu, dans le club national de la Presse américaine à Washington, capitale des Etats-Unis, la quatrième réunion annuelle ainsi que la cérémonie de remise des prix aux élèves excellents de l’année 2019. La mélodie classique chinoise « Chant des pêcheurs au crépuscule », jouée avec le guzheng par David Fuller, étudiant de l’Université d’Alfred aux Etats-Unis, a fait enivrer les spectateurs. Ses doigts habiles ont créé une musique mélodieuse, suscitant des salves d’applaudissements dans la salle. David a appris le guzheng auprès de Mme Wu Zhongbei depuis plus d’un an. Certes, il a bien maîtrisé les techniques. Sa représentation a émerveillé les spectateurs.


Interprétation du guzheng


Interprétation du guzheng

Ayant pour thème « Pushing Forward : Local Initiative, Global Impact, Lifelong Community (Promouvoir les initiatives locales, le rayonnement global et la communauté de formation continue) », la réunion a rassemblé quelque 200 invités d’honneur issus de différents milieux sociaux américains. Lors de l’événement, dix personnes se sont vu décerner le prix d’échanges culturels et humains 2019.


Dix élèves américains gagnant le prix d’échanges culturels et humains entre la Chine et les Etats-Unis 2019

Ces dix lauréats ont tous leurs différentes histoires avec l’Institut Confucius.

Jaivi Chandola, petite fille de 9 ans originaire de Buffalo de l’Etat de New York, a commencé à apprendre le chinois à l’Institut Confucius de l’Université d’Etat de New York à Buffalo à l’âge de 5 ans. Commençant par des connaissances de base comme chiffres, couleurs et alimentation, elle a passé le HSK (Test d’évaluation de chinois) niveau 3 à l’âge de 8 ans. « L’apprentissage du chinois me permet beaucoup de joies et une expérience toute nouvelle », a dit Chandola. Elle a ajouté que le dernier Noël, son enseignant de chinois lui avait offert une suite de pinceau, d’encre de Chine, de papier de riz et de pierre à encre. « Je suis en train d’apprendre à écrire des caractères chinois avec le pinceau. J’envisage d’atteindre le niveau avancé en oral, écrit et lecture. Dans le futur, je m’engagerai dans la communication et la coopération entre la Chine et les Etats-Unis pour rendre meilleur le monde », s’est ainsi exprimée cette petite fille.

Dean Zollman, professeur distingué à l’Université d’Etat du Kansas, est un homme septuagénaire. Il a été le doyen du Département de physique de l’université. Son lien avec l’Institut Confucius a débuté en 2017. Ce physicien participe souvent aux conférences académiques dans différents endroits du monde. Après trois séjours en Chine, il a commencé à s’intéresser au chinois. Au printemps 2017, quand il a appris la proposition des cours de chinois à l’Institut Confucius de l’Université d’Etat du Kansas, le professeur s’y est inscrit avec enthousiasme. « Pourquoi pas ? Certes, j’ai pris la retraite, je peux quand-même bien arranger mon agenda », a-t-il déclaré. M. Zollman a évoqué qu’il avait appris le latin et l’allemand. Selon lui, l’apprentissage d’une langue ne consiste pas seulement à connaître un nouveau vocabulaire, mais plutôt à découvrir une nouvelle culture et une nouvelle manière de penser. « Avec l’approfondissement de mon apprentissage, mes connaissances sur l’histoire et la culture derrière le chinois s’accroissent, et j’ai une pensée plus diversifiée », a-t-il confié.

Kiietti Walker-Parker vient de l’Université d’Agriculture et de Mécanique d’Alabama, dans le sud des Etats-Unis. Elle est écrivaine et professeure au Département de littérature. Grandissant dans la campagne du sud des Etats-Unis, elle a vécu un environnement culturel unitaire et fermé. Après s’être mariée, elle s’est contentée de faire le tour du monde avec son mari. Une idée audacieuse lui était provenue après ses voyages en Europe et en Asie : « Je vais apprendre le chinois, et je dois connaître pourquoi cette langue garde une parfaite identité intrinsèque après une transmission durant plus de 5 000 ans ». Elle a souligné : « Dans le monde d’aujourd’hui, aucun individu, aucun sexe, aucune culture ni aucune ethnie ne peut se renfermer dans sa tour d’ivoire. Nous avons besoin de dépendre l’un de l’autre et de partager les connaissances, la compréhension, les opportunités, les joies et les valeurs réciproques. Les Américains doivent apprendre beaucoup de choses auprès des Chinois. Les différentes nations doivent apprendre mutuellement pour réaliser un progrès ensemble dans tous les domaines ».

Michael Briggs de William et Mary College a neuf frères et sœurs. Son petit frère Noah a été adopté par ses parents depuis la Chine. Michael se détermine à maîtriser le chinois, car il souhaite amener son petit frère en Chine un jour afin de trouver sa racine. Après deux ans d’apprentissage du chinois, il envisage d’apprendre la gestion commerciale en Chine à l’issue de ses études universitaires.

Jerrad Solberg a souffert d’une paralysie cérébrale et est à mobilité réduite. La raison pour laquelle il a surmonté diverses difficultés pour apprendre avec assiduité le chinois, est liée à sa grand-mère, qui a visité en 2013 la Grande Muraille en Chine à l’âge de 76 ans. « Elle m’a encouragé à voyager et à explorer la terre étrangère comme elle », a-t-il évoqué. L’année dernière, avec une persévérance solide, il a pu grimper sur la Grande Muraille. Sa grand-mère est décédée cette année. Avant son décès, elle s’est réjouie de l’exploration de Solberg à l’étranger. « Ses dernières volontés m’accompagneront dans la composition de mes histoires avec la Chine », a confié Solberg.

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Lors de la réunion annuelle, certains invités d’honneur spéciaux américains ont également raconté leurs expériences pour exprimer leur appréciation et soutien à l’éducation de l’Institut Confucius.

« L’Institut Confucius sert de pont essentiel pour relier la Chine et le reste du monde », a ainsi déclaré Robbyn Wacker, présidente de l’Université d’Etat de Saint Cloud, dans l’Etat du Minnesota. Elle a ajouté que le développement rapide de la Chine était en train de changer le monde. Ainsi, selon elle, l’apprentissage de l’histoire, de la culture et de la langue de la Chine est indispensable pour connaître ce pays au XXIe siècle. « Des informations faciles pourront être obtenues sur Internet, mais la communication et la compréhension approfondies ne peuvent être réalisées qu’à travers les échanges socioculturels croissants », a-t-elle indiqué.

« L’Université d’Etat de Saint Cloud a également renforcé sa confiance dans la globalisation au cours de ses échanges étroits avec la Chine », a souligné Mme Wacker. Elle a poursuivi que les progrès technologiques rendaient le monde plus petit. « Dans le village planétaire, l’isolationnisme ne constitue pas un choix. Nous devons nous confronter ensemble aux défis comme le changement climatique, la pauvreté extrême et la sécurité alimentaire », a-t-elle conclu.

Dan Mote, président de l’Académie nationale d’ingénierie des Etats-Unis, était président de l’Université du Maryland. Le premier Institut Confucius aux Etats-Unis, celui de l’Université du Maryland, a été établi en 2004 sous sa direction. Il a également introduit l’enseignement du chinois dans une cinquantaine d’écoles primaires et secondaires de l’Etat du Maryland.

« Il nous faut nous connaître mutuellement à travers des échanges culturels et humains, ce qui est la clé pour faire avancer les relations sino-américaines. Il existe de nombreux malentendus fondamentaux entre les Etats-Unis et la Chine, lesquels doivent être résolus par les deux peuples. Dans votre vie, cherchez-vous à améliorer une relation à travers la séparation ? L’Institut Confucius de l’Université du Maryland, établi il y a 15 ans, a connu un développement prospère. Il s’agit d’un programme éducatif mondial, dans lequel les étudiants américains peuvent connaître de manière approfondie la langue, la culture, la musique et d’autres éléments d’un autre grand pays, ce qui leur profitera beaucoup », a-t-il souligné.


Dan Mote remet le prix à des lauréats.

« Si nous pouvons proposer des opportunités aux gens pour les aider à réaliser leurs rêves, nous leur donnerons de la force », a indiqué Gao Qing, directeur du Centre des Instituts Confucius aux Etats-Unis. Il nous a confié que les histoires partagées par les élèves américains avaient reflété le parcours de communication et d’apprentissage mutuel entre les gens de différents contextes culturels. Selon lui, à l’heure actuelle, il y a une grande force qui tente de nier la valeur de la culture diversifiée et d’empêcher les programmes d’échanges mondiaux. « Mais nous croyons depuis toujours que la multiplication des échanges et des liens entre les peuples des différents pays plutôt que l’isolation et l’opposition est le moyen correct », a-t-il noté.

(People.cn, depuis Washington, le 15 septembre. Journalistes : Zhang Niansheng, Zhang Mengxu ; photographe : Zhang Mengxu)

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