Le premier Institut Confucius en Afrique accueille plus de 15 000 apprenants inscrits en 14 ans

[Source]    cri.cn [Time]    2019-08-14 11:04:44 
 


De plus en plus de jeunes kenyans commencent à apprendre le chinois.

En Afrique, le continent distant de milliers de kilomètres de la Chine, l’apprentissage du chinois devient une vogue parmi les jeunes. Jusqu’en juin 2019, la Chine a établi aux 44 pays africains 59 Instituts Confucius et 41 Classes Confucius, lesquels sont devenus une plate-forme importante pour les élèves africains d’apprendre le chinois. L’Institut Confucius de l’Université de Nairobi, au Kenya, a été établi en décembre 2005. En l’espace de 14 ans, il a accueilli plus de 15 000 apprenants inscrits.

Ruth Njeri, qui parle un chinois impeccable, figure parmi les premiers étudiants de l’Institut Confucius de l’Université de Nairobi. Elle est montée sur la scène du gala de la Fête du printemps de CCTV (Télévision centrale de Chine) en 2013 pour interpréter la chanson chinoise « Nuit inoubliable ». Cette jeune fille kenyane a fait ses études à l’Université normale de Tianjin pendant huit ans, où elle a obtenu son diplôme de master. Actuellement, elle est retournée dans son pays natal pour enseigner le chinois.

Evoquant son parcours d’apprentissage du chinois, Ruth a confié qu’au début, elle ne voulait qu’apprendre une langue étrangère. Elle n’a pas pu imaginer que l’apprentissage du chinois aurait changé son destin un jour. L’enseignante kenyane espère que davantage de jeunes kenyans apprendront le chinois pour changer leur futur et celui de leur pays. « J’ai commencé à apprendre le chinois en 2005 à l’Institut Confucius. A l’heure actuelle, de plus en plus de Kenyans apprennent le chinois à l’Institut Confucius. A mon avis, cela est bon pour leur futur, car aujourd’hui, le développement économique et la culture profonde et étendue de la Chine sont évidents pour le monde entier », a-t-elle déclaré.

L’Institut Confucius de l’Université de Nairobi, où travaille Ruth, est le premier du genre en Afrique. Le 19 décembre 2005, cet Institut Confucius a tenu la cérémonie d’inauguration. Selon Xiao Shan, directrice chinoise de l’Institut Confucius de l’Université de Nairobi, après une dizaine d’années d’efforts, le nombre des apprenants inscrits à l’Institut Confucius chaque semestre est passé d’une vingtaine au début à plus de 500 aujourd’hui. Jusqu’à présent, plus de 15 000 apprenants se sont inscrits à l’Institut Confucius et plus de 80 000 personnes ont participé à ses événements d’expérience de la culture chinoise.


Un étudiant kenyan apprend à confectionner du zongzi (gâteau de riz glutineux) à l’occasion de la fête des Bâteaux-Dragons. (Photo/Yang Qiong)

« Nous, le personnel de l’Institut Confucius, en sommes très fiers, parce qu’à travers cette augmentation du nombre des apprenants, nous pouvons ressentir de plus en plus l’enthousiasme d’habitants kenyans et de nos élèves pour la langue chinoise. L’apprentissage du chinois est étroitement lié avec la montée en puissance de notre patrie », s’est ainsi exprimée Mme Xiao.

Ces dernières années, avec la mise en place de l’initiative « la Ceinture et la Route », la Chine et le Kenya ont resserré constamment leurs liens sur les plans politique, économique et culturel, et de plus en plus de jeunes kenyans apprennent le chinois. Le gouvernement kenyan a décidé qu’à partir de 2020, les écoliers de 4e année et au-delà (plus de 10 ans) commenceront à apprendre le chinois. Selon la directrice Xiao, l’Institut Confucius de l’Université de Nairobi coopère avec l’Institut kenyan de développement curriculaire (KICD) pour rédiger le programme d’enseignement du chinois et a entrepris la mission de former des enseignants de chinois locaux. Jusqu’à présent, les programmes d’enseignement pour 4e et 5e années ont été finis et deviennent progressivement mûrs. Ils envisagent de proposer des cours de chinois en 2020 dans des sites pilotes conformément au plan de travail.


Une étudiante kenyane apprend à peindre un masque de l’opéra de Pékin.

Mme Xiao Shan a souligné : « Nous collaborons activement avec la Faculté d’éducation de l’Université de Nairobi pour proposer des cours de chinois à crédits à l’intention des étudiants du premier cycle, ce qui permet aux étudiants de la Faculté d’obtenir des crédits à travers l’apprentissage du chinois. Quand ils termineront leurs études, ils auront le certificat d’enseignant de chinois. Cela constitue un fort soutien à la construction du corps enseignant local. »


Un élève kenyan fait l’expérience de la culture chinoise.

Le professeur Isaac Mbeche, président par intérim de l’Université de Nairobi et directeur kenyan de l’Institut Confucius de l’Université de Nairobi, coopère avec l’Institut Confucius depuis 2005. Selon lui, l’Institut Confucius de l’Université de Nairobi est devenu une base importante pour l’enseignement du chinois et la diffusion de la culture chinoise au Kenya même en Afrique, ainsi qu’un pont clé pour renforcer l’amitié entre les Chinois et les Kenyans. M. Mbeche nous a confié que les diplômés de l’Institut Confucius jouaient un rôle important dans différents secteurs : certains deviennent employés du chemin de fer Mombasa-Nairobi, d’autres travaillent dans des entreprises à capitaux chinois, et il y a aussi des diplômés qui rejoignent les départements chargés des affaires étrangères. Il a indiqué que dans la prochaine étape, l’Institut Confucius encouragerait plus de jeunes à apprendre le chinois, et envisageait de promouvoir le modèle de formation dit « le chinois plus les techniques professionnelles ».

« Nous avons vu beaucoup de monde s’inscrire à l’Institut Confucius pour apprendre le chinois, certains parmi eux sont devenus enseignants de chinois, d’autres ont même poursuivi leurs études dans d’autres disciplines. Je suis très enthousiaste face à ce genre de développement », a noté le prof. Mbeche.

(Reportage de Cri.cn, China Media Group. Journaliste : Yang Qiong)

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