Le 2e Séminaire international sur les études chinoises tenu en Thaïlande

[Source]    people.cn [Time]    2019-07-29 11:23:01 
 

Afin de développer davantage les perspectives des études académiques sur la sinologie et de promouvoir sa modernisation et sa normalisation, le 2e Séminaire international sur les études chinoises s’est tenu le 19 juillet en Thaïlande. L’événement a rassemblé Wang Huichang, représentant du Bureau de représentation du Siège de l’Institut Confucius en Thaïlande, le Dr. Guilherm Albieri, vice-président de l’Ecole d’optométrie de l’Université d’Etat de New York (SUNY) et directeur américain de l’Institut Confucius de l’école, le Dr. Foo Suan Fong, directeur exécutif du Centre de la langue chinoise à Singapour de l’Université technologique de Nanyang (NTU), ainsi qu’une cinquantaine d’experts et d’universitaires venant de différents pays, y compris la Chine, les Etats-Unis, Singapour, le Laos et le Brésil.

Wang Huichang a prononcé un discours lors de la cérémonie d’ouverture. Il a déclaré ceci : « Le fait que les chercheurs spécialisés dans différentes disciplines et issus de différents contextes culturels mènent des études chinoises permet d’observer et d’étudier la Chine sous de multiples angles. Cela aidera certainement le reste du monde à connaître une Chine réelle, riche et en développement, de manière à mieux éliminer les partialités et malentendus vis-à-vis de la Chine. Dans le même temps, cela permettra à la Chine d’approfondir la compréhension sur elle-même. Ce séminaire offre à tous les participants une occasion importante de discuter de nouveaux points de vue et de nouvelles théories en termes d’études chinoises. »

Guilherm Albieri a donné un rapport intitulé « Valeurs socio-culturelles de la langue », dans lequel il a indiqué que la langue avait non seulement des valeurs économiques, mais surtout des valeurs socio-culturelles. « Comment utiliser la langue pour servir les autres, c’est une poursuite de plus haut niveau du développement linguistique », a-t-il ainsi estimé. M. Albieri a fait savoir que ces dernières années, l’Institut Confucius de l’Ecole d’optométrie de la SUNY avait proposé des cours de chinois à plus de 400 étudiants en médecine de l’école pour qu’ils puissent apprendre des terminologies médicales en chinois. Selon lui, par le biais du chinois, les médecins peuvent comprendre de manière plus précise et plus complète la situation des patients locaux d’origine chinoise, ce qui a permis d’améliorer leur expérience de consultation.

Foo Suan Fong a fait un rapport baptisé « Enseignement de la deuxième langue vivante et transmission de la culture ». Soulignant que Singapour est un pays multiculturel, il a noté qu’il fallait maintenir un équilibre entre l’apprentissage de la langue et l’enseignement de la culture lors de l’apprentissage d’une deuxième langue vivante. Et en même temps, M. Foo a indiqué que l’on devait prendre en compte l’adaptation de l’âge, l’équilibre et l’articulation, ainsi que suivre les principes dits « du simple au complexe » et « du concret vers l’abstrait », en vue de garantir la transmission de l’enseignement de la culture.

Lors de la session parallèle de l’après-midi, les participants ont mené des discussions de façon approfondie autour des thèmes tels que « Recherche sur l’enseignement du chinois langue étrangère », « Recherche sur la littérature chinoise », « Etudes sur le développement social, culturel et économique de la Chine et des Chinois à l’étranger ».

M. Khamhoung Chanthavong, directeur du Département international de l’Université nationale du Laos (NUOL), a déclaré que dans le contexte de « la Ceinture et la Route », de plus en plus d’entreprises à capitaux chinois étaient présentes au Laos et avaient un besoin de plus en plus urgent quant aux professionnels maîtrisant le chinois. Selon lui, l’Institut Confucius de la NUOL a créé le mode de formation consistant à combiner l’enseignement du chinois avec celui des techniques professionnelles. Concernant l’enseignement du chinois, Zheng Haonan, enseignant local de chinois à l’Université de Rangsit en Thaïlande, qui se consacre à la recherche sur l’écriture des caractères chinois, a estimé que pour les élèves thaïlandais, les règles d’écriture des caractères chinois étaient différentes de celles des mots thaïlandais. Par conséquent, selon lui, les élèves thaïlandais n’ont pas formé des connaissances systématiques sur les caractères chinois. Il a donc conseillé aux enseignants de commencer par les traits et les composants des caractères chinois dans l’enseignement afin d’aider les élèves à améliorer leur compréhension globale en la matière. Yao Yueyan, professeure à l’Ecole internationale des Etudes chinoises de l’Université normale du Yunnan, a souligné que l’intégration de la littérature dans l’enseignement du chinois représentait une des méthodes importantes et constituait une nouvelle tendance de l’enseignement du chinois. A l’en croire, cela éveille non seulement l’intérêt en classe, mais également permet aux élèves de connaître la culture chinoise.

Wilai Limthawaranun, directrice thaïlandaise de l’Institut Confucius de l’Université de Burapha en Thaïlande, s’est ainsi exprimée : « Avec le renforcement de la puissance de la Chine, davantage d’universitaires thaïlandais se penchent sur les études chinoises. Notamment après la mise en œuvre de la stratégie du Corridor économique de l’Est de la Thaïlande, l’enseignement du chinois attire de plus en plus d’attention dans le pays ». Selon Mme Limthawaranun, ce séminaire a, d’une part, fourni une bonne plate-forme d’échanges académiques aux instituts de recherche, aux établissements d’enseignement, ainsi qu’aux experts et universitaires tant en Thaïlande qu’à l’étranger, d’autre part, a permis d’introduire des résultats de recherche académique de qualité dans le monde académique et dans toute la société. « Cela favorisera le développement des études chinoises et de l’enseignement du chinois à l’échelle mondiale et augmentera la capacité de l’enseignement du chinois à servir la société », a-t-elle conclu.

Ce séminaire a été organisé conjointement par l’Institut Confucius de l’Université de Burapha, l’Université Huachiew Chalermprakiet, l’Université de Rangsit et l’Université Ramkhamhaeng en Thaïlande, l’Université médicale de Wenzhou et l’Université de Wenzhou en Chine, l’Institut Confucius de la NUOL et l’Institut Confucius de l’Ecole d’optométrie de la SUNY, avec le concours du Centre de la langue chinoise à Singapour de la NTU et de l’Institut de Gestion Panyapiwat en Thaïlande.

(People.cn depuis Bangkok, le 22 juillet. Journaliste : Sun Guangyong)

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