L’Institut Confucius de l’Université d’Etat des Langues et des Sciences sociales V. Brusov d’Erevan organise un séminaire sur l’enseignement du chinois

[Source]     [Time]    2019-06-24 12:54:11 
 

Un séminaire sur l’enseignement du chinois en Arménie dans le contexte de « la Ceinture et la Route » a levé son rideau le 13 juin dans la salle de conférence Rouge de l’Université d’Etat des Langues et des Sciences sociales V. Brusov d’Erevan (YSULS) en Arménie. Organisé par l’Institut Confucius de l’YSULS, l’événement a réuni plus de 300 personnes, dont Grisha Tamrazyan, vice-ministre arménien de l’Education, de la Science, de la Culture et du Sport, Marat M. Yavrumyan, vice-président du Comité des langues et des écritures du ministère arménien de l’Education, de la Science, de la Culture et du Sport, Anna Stepanyan, directrice du Département de l’éducation générale de la municipalité d’Erevan, Sergo Yeritsyan, ancien ministre arménien de l’Education et de la Science et professeur à l’Université pédagogique d’Etat d’Arménie, Karine Harutyunyan, présidente de l’YSULS, Gagik Sargsyan, vice-président de l’Université slave russo-arménienne (RAU), Artur H. Israyelyan, directeur du Centre de la langue et de la culture chinoises de l’Université d’Etat d’Erevan (YSU), Gor Sargsyan, directeur arménien de l’Institut Confucius de l’YSULS, Chen Zijiao, doyenne de la Faculté d’études chinoises de l’Université des Langues étrangères de Dalian (DUFL), Yang Meihua, directrice chinoise de l’Institut Confucius de l’YSULS, ainsi que des présidents d’université, des directeurs d’écoles primaire et secondaire, des représentants du milieu éducatif de l’Arménie et des enseignants et étudiants de l’Institut Confucius.

M. Tamrazyan a déclaré lors de la cérémonie d’ouverture que l’Arménie et la Chine possédaient toutes une longue histoire et étaient baignées toutes les deux dans une ambiance culturelle intense. Selon lui, l’Institut Confucius, qui enseigne le chinois et diffuse la culture chinoise et le confucianisme, est devenu une fenêtre permettant aux Arméniens de connaître la culture chinoise. Il espérait qu’à l’issue de ce séminaire, les échanges culturels et l’amitié entre les deux parties pourraient s’approfondir davantage.


Grisha Tamrazyan

Chen Zijiao a lu la lettre de félicitations de Liu Hong, présidente de la DUFL. Mme Chen a souligné que dans la lettre, la présidente avait hautement apprécié la contribution de l’Institut Confucius à la diffusion de la langue et de la culture chinoises en Arménie.


Chen Zijiao prononce un discours.

Dans leurs discours, Anna Stepanyan et Karine Harutyunyan ont émis le souhait que ce séminaire puisse promouvoir l’amélioration du niveau d’enseignement du chinois et approfondir davantage les échanges culturels et humains entre l’Arménie et la Chine.


Karine Harutyunyan donne un discours.

Ce séminaire comprenait trois ateliers parallèles, à savoir la situation de l’enseignement du chinois dans le monde, les politiques linguistiques de l’Arménie et leur application, les goulots d’étranglement et les perspectives de l’enseignement du chinois en Arménie. Lors du premier atelier, Marat M. Yavrumyan a prononcé un discours ayant pour thème « Les politiques linguistiques de l’Arménie ». Il a souligné le statut inébranlable de l’arménien comme la langue officielle du pays. Parallèlement, M. Yavrumyan a indiqué que l’on n’excluait pas la diffusion des autres langues dans le pays et que les institutions éducatives pouvaient enseigner les langues étrangères conformément aux demandes réelles et selon une certaine proportion. Mme Chen a présenté la situation actuelle du développement de l’enseignement du chinois dans le monde dans le contexte de « la Ceinture et la Route ». Elle a montré la situation générale de l’enseignement du chinois dans les Instituts Confucius du monde entier ainsi que les opportunités et les défis auxquels ils faisaient face. M. Yeritsyan a analysé les politiques linguistiques et la demande contemporaine quant aux langues étrangères de l’Arménie. Indiquant les problèmes actuels de l’enseignement linguistique en Arménie, il a proposé d’établir une école de traduction et d’interprétation arménien-chinois pour réaliser une traduction directe entre les deux langues sans avoir besoin d’aucune langue tierce comme intermédiaire. Gagik Sargsyan a quant à lui présenté globalement la situation actuelle du développement de la sinologie à la RAU. Yang Meihua a donné un discours sur la situation actuelle de l’enseignement du chinois en Arménie. Elle a analysé la situation actuelle, les difficultés existantes et les nouvelles mesures à adopter dans le futur en la matière. Artur H. Israyelyan a présenté la situation de l’enseignement du chinois et de la diffusion de la culture chinoise de l’YSU.


Marat M. Yavrumyan


Discours de Sergo Yeritsyan


Gagik Sargsyan prononce un discours.


Yang Meihua donne un discours.

Pendant le deuxième atelier, Ruzanna Sarukhanyan, directrice du Lycée No29 d’Erevan, a présenté les difficultés et les perspectives de l’enseignement du chinois dans les lycées arméniens. Nune Tatkalo, doyenne du Département des langues étrangères de l’YSULS, a partagé des moyens pour résoudre les difficultés dans l’apprentissage des langues étrangères. Garegin Nersesyan, directeur de l’Ecole secondaire No135 d’Erevan, a présenté les opportunités et les défis de l’enseignement du chinois en Arménie. Le représentant de l’Ecole No55 baptisée A. Tchekhov a de son côté analysé les difficultés et les défis de l’enseignement du chinois en Arménie. Ani Safaryan, directrice adjointe de l’Ecole d’amitié Chine-Arménie, a expliqué le rôle de trait d’union du chinois pour relier l’Arménie à la Chine. Shavarsh, chercheur à l’Ecole secondaire No1 baptisée Shahumyan d’Erevan, a analysé les perspectives et les difficultés pour le développement de la culture chinoise en Arménie. Liu Huarong, professeur à la DUFL, a interprété l’inspiration du confucianisme pour le développement de la société contemporaine. Isabella Muradyan, directrice du Centre de la science et de la culture Chine-Arménie, a quant à elle analysé le rôle de trait d’union du chinois pour relier l’Arménie à la Chine et a expliqué le rôle clé joué par le chinois dans la coopération internationale dans le cadre de la nouvelle Route de la Soie. Les directeurs et chercheurs ont exprimé leurs opinions en formulant des propositions pour le développement de l’enseignement du chinois et la diffusion de la culture chinoise en Arménie.


Discours de Ruzanna Sarukhanyan


Nune Tatkalo prononce un discours.


Ani Safaryan donne un discours.


Discours de Liu Huarong

Au cours du troisième atelier parallèle, les représentants des enseignants de chinois de l’Institut Confucius et des enseignants locaux ont donné des discours autour des thèmes tels que « Surmonter les difficultés grammaticales du chinois et améliorer la qualité d’enseignement du chinois », « Quelques questions relatives à l’augmentation de la motivation des lycéens quant à l’apprentissage du chinois », « Réflexions sur l’enseignement du chinois aux enfants arméniens » et « Etude sur l’acquis dans l’intonation du chinois des étudiants de l’Institut Confucius en Arménie ». Ils ont discuté des points clés et des difficultés dans l’enseignement pratique et ont proposé des solutions efficaces aux problèmes rencontrés au cours de l’enseignement du chinois.


L’enseignante locale Lilit prononce un discours.

Ce séminaire, qui coïncidait avec la célébration du 10e anniversaire de l’Institut Confucius, a reçu une centaine de thèses soumises par des représentants et chercheurs du secteur éducatif de la Chine et de l’Arménie ainsi que des enseignants de l’Institut Confucius. Les thèses couvrent les politiques linguistiques et l’enseignement du chinois en Arménie, la revue et les perspectives de l’enseignement du chinois en Arménie, l’étude sur l’enseignement de la deuxième langue vivante en Arménie, l’étude sur le parcours de diffusion du chinois de l’Institut Confucius, l’étude sur le contrôle de la qualité d’enseignement du chinois de l’Institut Confucius, l’étude sur des cas excellents de l’enseignement de l’Institut Confucius, les goulots d’étranglement et les perspectives de l’enseignement du chinois en Arménie ainsi que les opportunités et les défis de la diffusion de la langue et la culture chinoises en Arménie. Ce séminaire est le plus important du genre en termes d’envergure, de niveau et de variété de sujets.


Photo de groupe

La tenue de ce séminaire a permis de faire le bilan de manière exhaustive des expériences de développement de l’Institut Confucius au cours des dix dernières années et de mettre en avant des modèles d’enseignement adaptés aux politiques en matière d’éducation nationale et aux caractéristiques culturelles de l’Arménie. Il constituera une source d’inspiration importante pour l’enseignement du chinois dans le futur et favorisera l’amélioration de la qualité et du niveau d’enseignement du chinois, la formation des talents maîtrisant le chinois de plus haut niveau et la promotion d’un meilleur développement de l’Institut Confucius.

Article : Niu Wenjuan, Chen Baowen ; photos : Wang Qi

 
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