Richard Trappl : un séjour en Chine me permet de nouer un lien pour toujours avec elle

[Source]    chinanews.com [Time]    2019-04-28 15:07:27 
 


Richard Trappl (2e à droite au premier rang) plante un arbre d’amitié à l’Université de Changchun.

Richard Trappl, un sinologue autrichien sexagénaire, s’est récemment déplacé à Changchun pour tenir une promesse. Il a planté un pin vert, signe de l’amitié, à l’Université de Changchun. C’est le 5e arbre qu’il a planté en Chine.

« Les arbres existent plus longtemps que les êtres humains. Un jour je m’éteindrai, mais cette amitié existe encore », s’est ainsi exprimé M. Trappl en chinois. Il a affirmé qu’il planterait plus d’arbres consacrés à l’amitié entre les deux pays. Ce sinologue vigoureux, qui a des cheveux blonds, parle très vite en chinois.

En juin 2018, M. Trappl a participé à un Forum sino-américain dédié aux personnes sourdes, organisé par l’Université de Changchun. Depuis lors, il a noué un lien avec cette université chinoise. Lors de cette visite à Changchun, il mènera des échanges avec l’université sur la coopération dans le cadre de programmes sur la culture traditionnelle chinoise.

Le sinologue Richard Trappl est aussi le directeur autrichien de l’Institut Confucius de l’Université de Vienne en Autriche. Son affinité avec la Chine devait remonter à une quarantaine d’années.

En 1973, l’Université de Vienne a établi la spécialité de sinologie. M. Trappl était l’un des ses premiers étudiants. En 1974, il est allé faire ses études en Chine, et a passé dix jours et nuits en route pour arriver à Beijing. Ce séjour en Chine a tissé un lien de toute sa vie avec la Chine.

« Mes parents avaient une quarantaine d’années à ma naissance. Ils ne connaissaient pas la Chine. Mais en raison de mon amour pour le chinois, ils ont été d’accord pour mon départ en Chine », a rappelé le sinologue, qui est toujours reconnaissant à ses parents de leur soutien accordé.

Dans la mémoire de Richard Trappl, de la gare de Beijing à l’Université des Langues et Cultures de Beijing (BLCU), hormis des autobus, il y avait peu de voitures mais beaucoup de bicyclettes. Et il n’y avait pas de lampe de route dans la nuit. A l’époque, les enfants couraient après lui pour le regarder pendant un long moment après avoir remarqué qu’il était un étranger.

« J’ai travaillé dans des campagnes et usines. J’ai creusé la terre dans la commune d’amitié sino-albanaise à Beijing, et a participé à un atelier d’apprentissage d’opéras modèles de révolution à l’intention des étudiants étrangers », a-t-il évoqué.

Avec l’approfondissement de ses connaissances vis-à-vis de la Chine, le sinologue autrichien a consacré davantage d’énergie aux études sur la culture, la philosophie et l’histoire de la Chine. En 1979, il a rédigé une thèse de doctorat ayant pour thème le développement de la littérature des dynasties Wei et Jin et des dynasties du Sud et du Nord. Il adore particulièrement Le Cœur de la littérature et la Sculpture des dragons.

« A travers mes études sur des œuvres littéraires chinoises, j’ai découvert que la pensée des Chinois se transformait silencieusement, qui est devenue plus ouverte », a indiqué M. Trappl.

Depuis l’an 1978, il visite la Chine presque tous les ans. Surtout après qu’il occupe le poste de représentant de l’Université de Vienne auprès de la Chine en 1997, Richard Trappl multiplie ses visites en Chine pour son travail. « Le développement de la Chine dépasse mon imagination, je suis très chanceux de pouvoir en témoigner », a-t-il noté.

Il joue également le rôle de diffuseur de la culture chinoise. En 2006, sous son impulsion, l’Université de Vienne et l’Université des Langues étrangères de Beijing (BFSU) ont établi conjointement l’Institut Confucius de l’Université de Vienne, dans le but de permettre à plus de gens de découvrir le chinois et la culture chinoise.

En Autriche, le cours de culture chinoise proposé par M. Trappl est très populaire, même des diplomates, attirés par sa célébrité, viennent le suivre. « J’enseigne le cours de culture chinoise depuis une quarantaine d’années, des milliers d’étudiants l’ont suivi », nous a confié le sinologue. Il a ajouté que de plus en plus de gens avaient envie de connaître la Chine.

Richard Trappl croit fermement au proverbe chinois dit « Il est préférable de voir quelque chose une fois que d’en entendre parler à une centaine de reprises ». Ces dernières années, il amène chaque année des étudiants en Chine pour qu’ils puissent connaître de près une vraie Chine. « Seulement un tiers parmi eux sont des étudiants autrichiens, et le reste viennent d’autres pays », a-t-il ajouté.

Durant cette visite en Chine, M. Trappl a eu un programme très chargé. A part Changchun, il mènera des échanges académiques à Shanghai, à Hong Kong et dans d’autres villes, mais aussi participera à la deuxième édition du Forum de « la Ceinture et la Route » pour la coopération internationale à Beijing.

« Toutes les relations entre la politique et l’économie trouvent leurs origines dans la culture. Pour nous, les chercheurs des échanges culturels, promouvoir les échanges et la compréhension mutuelle entre les deux parties constitue le meilleur moyen pour éviter les malentendus et conflits », s’est ainsi exprimé Richard Trappl.

(Chinanews.com, depuis Changchun, le 24 avril. Journaliste/photographe : Guo Jia)

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