Construire un pont pour la coopération sino-européenne en matière de ressources humaines

[Source]    Quotidien du Peuple [Time]    2019-04-03 10:53:58 
 

« Ni Hao (bonjour), Xie Xie (merci), Bu Ke Qi (de rien)… » Ces derniers jours, le cours de chinois dédié à des diplômés et étudiants de l’Ecole supérieure de Commerce de Paris (abrégée en ESCP Europe), proposé par l’Institut Confucius de l’ESCP Europe, s’est ouvert officiellement. Ces diplômés et étudiants de l’ESCP Europe issus de différents secteurs et de différents pays se sont réunis dans une salle de classe de l’ESCP Europe située dans le 11e arrondissement de Paris. Parmi eux, figuraient des sexagénaires et des jeunes étudiants.

En classe, un enseignant a appris des connaissances fondamentales du pinyin à l’aide de diapositives et de chansons. Il a également demandé aux étudiants de raconter leurs séjours en Chine. Les interactions ont été menées dans une ambiance dynamique. Antoine qui avait travaillé en Chine, nous a dit que la Chine était actuellement un leader mondial dans les domaines de l’intelligence artificielle et des sciences et technologies du numérique. Selon lui, il a eu l’occasion de connaître des produits scientifiques et technologiques chinois dans la vie et le travail. Antoine a indiqué que la raison pour laquelle il apprenait le chinois était exactement pour s’adapter à la demande de l’environnement, avant d’ajouter que savoir parler le chinois serait un avantage dans le futur.

« Wuhan, Hangzhou, Shenzhen… » Quand l’enseignant demandait les noms des villes chinoises, Eva, une jeune fille française, les a cités sans hésitation. Elle avait participé à un projet de coopération entre son employeur et la Chine. « Cette expérience m’a rendue consciente de l’importance de la maîtrise du chinois. A l’heure actuelle, la coopération franco-chinoise couvre de nombreux domaines, et l’apprentissage du chinois permet de mieux connaître la Chine. » Eva est née à Belleville de Paris, un quartier parisien peuplé de la diaspora chinoise. Ayant grandi dans cette atmosphère culturelle, elle veut bien apprendre le chinois, se faire des amis avec plus de Chinois et visiter la Chine.

Amentine, qui suit des cours de l’année préparatoire au master, a pris beaucoup de notes en suivant le cours très sérieusement. Elle, qui a beaucoup d’amis chinois, a dit : « L’apprentissage du chinois me permet plus de possibilités professionnelles. Bien qu’il soit difficile, je vais y persévérer ».

Co-établi par l’Université des Langues étrangères de Beijing (BFSU) et l’ESCP Europe, l’Institut Confucius de Commerce de l’ESCP Europe, le premier du genre en Ile-de-France, se distingue par ses cours de chinois des affaires. Qualifiant la langue « de base de la compréhension » et la culture « de clé des échanges commerciaux », Margot Drancourt de Lasteyrie, directrice exécutive française de l’Institut Confucius, nous a confié que l’objectif de la fondation de cet Institut Confucius était de promouvoir la coopération entre l’Europe et la Chine en matière de ressources humaines à travers les ponts linguistique et culturel.

Selon Mme de Lasteyrie, l’attractivité de l’Institut Confucius réside non seulement dans la culture chinoise, mais aussi dans le « soft power » de la Chine ainsi que les opportunités apportées par la Chine en plein essor. Elle a fait savoir que 60% des étudiants de l’ESCP Europe étaient étrangers et que l’école disposait d’un haut niveau d’internationalisation. « L’Institut Confucius a fourni une perspective chinoise, permettant aux étudiants de mieux comprendre la Chine », a-t-elle ajouté.

Selon les statistiques du Service d’éducation de l’ambassade de Chine en France, 16 Instituts Confucius et 2 Classes Confucius sont présents actuellement en France, devenant une fenêtre importante pour la promotion de la langue chinoise et des échanges culturels dans ce pays. L’apprentissage du chinois est devenu un engouement dans l’Hexagone. En 2008, plus de 110 000 personnes ont appris le chinois en France, et le gouvernement français a établi des classes internationales de chinois dans 46 écoles secondaires et primaires réparties dans dix districts scolaires, dont le nombre occupait la 3e place parmi les classes internationales de 17 langues, derrière l’anglais britannique et l’anglais américain.

(Le Quotidien du Peuple depuis Paris, le 28 mars, journalistes : Gong Ming, Liu Lingling)

(Le Quotidien du Peuple, le 29 mars 2019, page 16)

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