L’Institut Confucius injecte une force motrice aux relations sino-burundaises

[Source]    Xinhua Daily Telegraph – Reportage du monde [Time]    2019-03-27 15:40:56 
 

Li Changlin, ambassadeur de Chine au Burundi

Depuis le dernier décembre, l’ambassade de Chine au Burundi et le gouvernement burundais ont tenu une série d’événements culturels et sportifs pour célébrer le 55e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Il s’agit notamment d’un spectacle donné par la Troupe de l’opéra Wu du Zhejiang, d’un match de football et d’une réception organisés par le ministère burundais des Affaires étrangères, ainsi que des célébrations dédiées au Nouvel An chinois et à l’anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques à l’ambassade chinoise en présence de Pierre Nkurunziza, président du Burundi, et sa famille. Lors de ces activités, des bénévoles de l’Institut Confucius, y compris Zhao Heran, Zhao Chenxing et Zhu Lina, ont interprété en langue kirundi, deux chansons intitulées « Elle ressemble aux reflets pourpres du soleil couchant » et « Bonjour, le Burundi », suscitant des retentissements chez les spectateurs burundais, très joyeux et excités. La vidéo de leur représentation spectaculaire s’est également diffusée via les médias locaux, et a fait l’objet de sujets de conversation entre les Chinois et les Burundais pendant un certain temps, ce qui a joué un rôle spécial pour resserrer les liens entre les deux peuples et approfondir les relations bilatérales.

« Elle ressemble aux reflets pourpres du soleil couchant » se rappelle de l’amour de la jeunesse, tandis que « Bonjour, le Burundi » fait l’éloge du beau paysage du pays. Il s’agit des chansons très connues parmi la plupart des Burundais. Lors de sa visite à l’ambassade chinoise durant la fête du Printemps, le président Nkurunziza a vu la vidéo de cette représentation. Il m’a dit qu’il avait entendu depuis longtemps dire que les bénévoles de l’Institut Confucius apprenaient à chanter des chansons locales, et m’a demandé de transmettre sa gratitude à l’Institut Confucius pour ses efforts consacrés à promouvoir la culture locale chez les Chinois au Burundi et les échanges culturels bilatéraux. Au début du dernier septembre, au cours de sa participation au Sommet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine, Joseph Butore, deuxième vice-président du Burundi, a spécialement raconté au dirigeant chinois la scène que des bénévoles de l’Institut Confucius chantaient ces deux chansons lors de la cérémonie de rentrée de l’Université du Burundi. Il a dit que les Burundais avaient connu ces jeunes filles chinoises via la vidéo, et qu’elles étaient désormais très célèbres. A cet égard, Evariste Ndayishimiye, secrétaire général du CNDD-FDD (Conseil national pour la défense de la démocratie – Forces pour la défense de la démocratie), parti au pouvoir du Burundi, m’a spécialement téléphoné pour dire qu’ils étaient totalement touchés par ce geste amical des Chinois envers les Burundais, et qu’elles chantaient aussi bien que les Burundais. M. Ndayishimiye a souligné que les Burundais étaient de bons amis des Chinois pour toujours. Des envoyés diplomatiques étrangers au Burundi m’ont dit : « La représentation de ces jeunes filles chinoises est magnifique. Vous avez fait un travail très créatif. Nous devons suivre votre exemple. »

Créé en mars 2012, l’Institut Confucius de l’Université du Burundi a été établi conjointement par l’Université de Bohai, située dans la province chinoise du Liaoning, et l’Université du Burundi. Actuellement, il propose des cours de chinois dans des établissements d’enseignement supérieur et des lycées clés de Bujumbura, et dans la Faculté d’agronomie et de bio-ingénierie de l’Université du Burundi à Gitega, accueillant quelque 6 000 élèves. Le nombre des apprenants de chinois ne cesse d’augmenter au Burundi, car les Burundais sont optimistes sur les perspectives prometteuses du développement chinois. Ils pensent que la Chine leur apportera plus d’opportunités, et constatent davantage que « Manquer la Chine signifie perdre l’avenir ». Beaucoup de parents font leurs enfants étudier en Chine, et estiment que cela constitue le meilleur choix pour eux. Afin de satisfaire la demande croissante en termes d’apprentissage du chinois, un bâtiment d’enseignement de l’Institut Confucius a été nouvellement construit. Je suis convaincu qu’il fournira un meilleur environnement d’apprentissage aux apprenants de chinois.

Depuis des années, l’ambassade chinoise et l’Institut Confucius ont conçu ensemble de grands événements, par exemple, Journée Portes Ouvertes de l’Institut Confucius, compétition dans le cadre du Concours « Passerelle vers le chinois » et Soirée de gala du Nouvel An chinois de l’Institut Confucius. Certains d’entre eux sont devenus des activités de marque prestigieuses, en élargissant l’influence de l’Institut Confucius et en coordonnant l’ambassade chinoise dans ses activités de relations publiques. Nous nous sommes rendus à maintes reprises à l’Institut Confucius pour mener des enquêtes et des études, afin de mettre en valeur les fonctions de l’Institut Confucius pour qu’il contribue de manière pragmatique à renforcer la compréhension mutuelle entre les peuples des deux pays. A travers des échanges approfondis avec les enseignants et bénévoles, nous avons décidé de commencer par l’apprentissage de chansons burundaises. La pratique a prouvé que cela était devenu un lubrifiant pour hisser les relations bilatérales, recevant une large louange parmi la population burundaise.

Le président Xi Jinping a indiqué que « Les bonnes relations interétatiques reposent sur l’amitié étroite entre leurs peuples, et celle-ci réside dans la compréhension mutuelle ». L’Institut Confucius, qui enseigne le chinois et diffuse la culture chinoise auprès des Burundais, respecte totalement la culture locale et s’efforce de réaliser une inspiration mutuelle sur le plan culturel. Le Burundi est un petit pays situé au centre-est de l’Afrique. Les Burundais sont fiers de deux choses : le kirundi, la langue nationale du pays, et le spectacle du tambour du Burundi, un élément inscrit sur la liste du patrimoine immatériel du monde. Ces dernières années, le gouvernement burundais a adopté diverses mesures pour protéger le kirundi, le considérant comme le plus important symbole pour représenter les caractéristiques culturelles du pays. Nous accordons aussi une grande importance aux caractéristiques burundaises, et encourageons les Chinois au Burundi à apprendre les mœurs culturelles locales, de manière à faciliter leur entente avec les Burundais. J’ai présenté à plusieurs occasions que l’Université des Langues étrangères de Beijing envisageait de proposer des cours de kirundi. Dans le futur, des diplomates chinois pourront utiliser cette langue pour communiquer avec les Burundais. Le Renouveau, quotidien officiel burundais, a publié sans attendre un éditorial pour louer cette mesure chinoise. Hormis l’interprétation de chansons burundaises par des bénévoles de l’Institut Confucius, chaque fois, quand des troupes artistiques chinoises donnent des représentations au Burundi, nous incluons le tambour burundais dans le programme. Ces moyens de combiner les cultures des deux pays ont été reconnus par les spectateurs locaux. Ezéchiel Nibigira, ministre burundais des Affaires étrangères, m’a exprimé plusieurs fois sa gratitude envers la Chine, en tant que grand pays, qui respecte les petits pays comme le Burundi. A l’en croire, l’apprentissage diligent de bénévoles de l’Institut Confucius de chansons en kirundi constitue le meilleur exemple de ce respect. Elles ont touché les Burundais par leur représentation. Et tout cela exercera une influence profonde sur l’approfondissement de l’amitié entre les peuples des deux pays et le relèvement du niveau des relations bilatérales.

Lien de l’article

 
mot clé:

Nouvelles concernées