L’Italie intègre le chinois dans son système éducatif national

[Source]    Quotidien de la Clarté [Time]    2019-03-27 15:47:59 
 


Des étrangers apprennent le chinois. pic.gmw.cn/Visual China Group


L’Institut Confucius de l’Université de Milan a participé au Parade de la fête du Printemps des Italiens d’origine chinoise à Milan, en 2018. (Photo fournie par l’Institut Confucius de l’Université de Milan)


En mai 2018, des experts italiens et chinois ont participé au forum sur « la Ceinture et la Route ». (Photo fournie par l’Institut Confucius de l’Université de Milan)


pic.gmw.cn/Visual China Group

【Fenêtre de l’éducation mondiale】

Le 17 mars 2019, dans sa réponse à la lettre du directeur et de lycéens du Convitto Nazionale Vittorio Emanuele II de Rome, le président chinois Xi Jinping a écrit : « Je suis très heureux de voir les élèves s’exprimer couramment en chinois. Votre école a réussi à établir un lycée scientifique international en langue chinoise, et a cultivé un groupe de jeunes hommes et femmes dévoués à la promotion de l’amitié sino-italienne ». « Je me félicite de votre détermination à promouvoir le dialogue idéologique et les échanges culturels entre les jeunes générations des deux pays, et à consolider l’amitié entre les Chinois et les Italiens. » Cela manifeste pleinement la sollicitude et les attentes du président Xi envers les apprenants de chinois à l’étranger.

M. Xi a souligné que « la langue est la meilleure clé pour connaître un pays ». La connexion linguistique nécessite non seulement des efforts exécutés par le pays dont une langue dépend, mais aussi la volonté des pays où cette langue est enseignée comme langue étrangère. Par conséquent, pour réaliser la présence complète du chinois dans le système éducatif national de différents pays, il faut élaborer un plan général et planifier scientifiquement la propulsion de la Chine et les efforts déployés par les pays d’accueil.

L’intégration du chinois dans le système éducatif national de différents pays représente l’un des signes de son rayonnement dans le monde. En tant que pionnière en la matière, l’Italie a obtenu des résultats fructueux dans sa construction du mécanisme d’apprentissage du chinois par tous, grâce à l’ajustement et à l’optimisation constants de ses propres efforts et de la propulsion de la Chine.

Le « cercle d’amis » de la langue et la culture chinoises en expansion constante

La langue joue un rôle particulier dans l’amélioration de la compréhension, l’établissement d’un consensus, la promotion de la coopération et l’approfondissement de l’amitié. Depuis longtemps, le charme unique de la langue et la culture chinoises attire l’attention des sinologues du monde entier. La sinologie a été introduite très tôt dans des universités étrangères en tant que discipline indépendante. L’approfondissement des études sinologiques a stimulé le développement de l’enseignement du chinois, de manière que cette langue s’implante dans des universités étrangères. Le chinois est désormais appris comme une spécialité, mais pas seulement par l’intérêt. Il s’agit d’un langage de communication, mais pas uniquement d’un outil académique.

Avec le développement stable de son économie ainsi que l’amélioration constante de sa puissance générale, la Chine se déplace de plus en plus vers le centre de la scène mondiale. Elle participe activement à la gouvernance et la reconstruction mondiales dans de nombreux domaines, en créant plus de plates-formes pour montrer la langue et la culture chinoises. Représentées par « la Ceinture et la Route », les solutions chinoises sont reconnues et acceptées par de plus en plus de pays, permettant au « cercle d’amis » de la langue et la culture chinoises de s’élargir sans cesse. Par conséquent, l’influence de la langue et la culture chinoises a franchi le cercle culturel des caractères chinois. La langue chinoise se transforme d’une langue continentale en une langue continentale-marine en déclenchant son parcours de « mondialisation ».

En décembre 2017, la Direction générale du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et la Direction générale du Conseil des Affaires d’Etat ont publié l’Avis sur le renforcement et l’amélioration des échanges culturels et humains entre la Chine et l’étranger, indiquant que plus d’efforts devraient être déployés pour promouvoir le chinois dans le monde et encourager davantage de pays à incorporer l’enseignement du chinois dans leur système éducatif national.

Depuis que l’Italie a officiellement inclus le chinois dans son système éducatif national, la demande en termes d’apprentissage du chinois a tellement augmenté que l’enseignement risquait de ne pas pouvoir le satisfaire. Par le biais de la communication politique et selon la situation actuelle et les perspectives du développement de l’enseignement du chinois en Italie, le gouvernement chinois envoie des professeurs de chinois en fonction de la demande, fournit des matériels didactiques, aide à former des enseignants de chinois locaux, rédige des manuels de chinois localisés et contribue à perfectionner le système d’enseignement du chinois local, dans le but d’épauler l’Italie pour développer un enseignement du chinois autonome, scientifique et systématique.

L’approfondissement constant de la coopération régionale et des échanges entre la Chine et l’Italie a fait rayonner la valeur pratique de la langue chinoise et a resserré le lien entre la langue et la culture chinoises ainsi que la population italienne.

D’une part, dans le domaine de l’économie et du commerce. Les entrepreneurs chinois et italiens encouragent les échanges, l’inspiration mutuelle et la coopération gagnant-gagnant entre les entreprises. Ces dernières années, les entreprises chinoises ont activement investi dans des sociétés dominantes et prestigieuses de l’Italie, surtout dans le raffinage du pétrole, la production de pneus et les clubs de football. En plus de la création des emplois pour le peuple italien, ces investissements ont amélioré considérablement l’image des entreprises chinoises et soulevé sensiblement l’enthousiasme des Italiens pour l’apprentissage du chinois.

D’autre part, dans le domaine des échanges culturels et humains. La Chine et l’Italie attachent une importance à la construction des projets de marque dans le tourisme et les échanges culturels et humains, en vue d’une prospérité commune dans des domaines concernés. Les deux pays ont conjointement organisé « l’Année de la culture chinoise » et « Focus sur la Chine » dans le cadre du Festival international du film de Venise ; la Chine a participé à la Foire internationale du livre de jeunesse de Bologne ; de célèbres écrivains chinois tels que Mo Yan et Yu Hua ont été invités à donner des conférences en Italie… A travers des événements culturels, des films et des œuvres littéraires, la culture chinoise tant traditionnelle que contemporaine a été amenée en Italie. De plus, l’interaction étroite avec les Italiens a permis de satisfaire leur curiosité culturelle, de tracer une voie de communication réciproque, de mettre en relief le charme de la culture et de l’art contemporains de la Chine, et d’approfondir la connaissance et la compréhension du peuple italien vis-à-vis de la Chine contemporaine. Apprendre le chinois est progressivement devenu un besoin personnel et une pratique consciente des Italiens, ce qui a jeté une bonne base populaire pour l’inclusion du chinois dans le système éducatif national de l’Italie.

Une longue histoire d’échanges linguistiques et culturels

Ce n’est pas par hasard que l’Italie a inclus le chinois dans son système d’éducation national. La Chine et l’Italie sont deux pays dotés d’une civilisation ancienne et d’une culture brillante. Leurs échanges culturels remontent loin dans l’histoire. En 1732, retourné dans son pays de la Chine, un missionnaire italien nommé Matteo Ripa fonda à Naples le « Collège des Chinois » (Collegio dei Cinesi), s’agissant de la première école sur le continent européen à enseigner la sinologie et l’orientalisme.

Les établissements d’enseignement italiens jouissent d’un certain degré d’autonomie, et leur initiative constitue un puissant propulseur pour l’inclusion du chinois dans le système éducatif national. Dès le début des années 1970, l’Italie a mené un projet pilote de l’enseignement du chinois dans des lycées. En 2009, le Convitto nazionale Vittorio Emanuele II de Rome a coopéré avec l’Institut Confucius de Rome pour établir un lycée scientifique international, où le chinois est un cours obligatoire. Ce lycée propose non seulement des cours de langue et de culture chinoises, mais également des cours d’histoire et de géographie en chinois. En 2013, l’établissement a commencé à proposer des cours de chinois dans son école primaire.

Après tant d’années d’efforts, l’Italie a cultivé de nombreux excellents sinologues de grand renom international, dont Alessandra Lavagnino, directrice italienne de l’Institut Confucius de l’Université de Milan. Mme Lavagnino, traductrice de la version italienne de Le Cœur de la littérature et la Sculpture des dragons, a déclaré il y a quelques jours : « Au cours de cette dernière quarantaine d’années, j’ai assisté aux changements prodigieux apportés par la ‘vitesse chinoise’. Je suis de plus en plus fascinée par le charme de la culture chinoise étendue et profonde. La coopération économique et commerciale entre l’Italie et la Chine est devenue plus solide à travers le temps, grâce aux caravanes sur l’ancienne Route de la Soie et aux bateaux de commerce sur la mer. La construction conjointe de ‘la Ceinture et la Route’ permettra aux deux pays d’approfondir leur partenariat et d’obtenir de meilleures opportunités de développement. »

La promotion active des sinologues a rendu fructueux l’enseignement du chinois dans des universités italiennes. Actuellement, les jeunes sinologues italiens, généralement formés par des universités locales, sont tous des titulaires de doctorat. L’orientation de leurs recherches affiche une tendance de développement caractérisée par le raffinement et la professionnalisation. Tout cela a jeté une base solide pour la formation de talents professionnels de haut niveau qui maîtrisent le chinois et a fourni également un corps enseignant pour l’intégration du chinois dans le système d’éducation national de l’Italie.

Le développement florissant des nouveaux médias a insufflé une nouvelle vitalité favorable à l’incorporation du chinois dans le système éducatif national de l’Italie. Avec la perfection du mécanisme « Internet + Echanges humains et culturels », les plates-formes de communication matérielles et virtuelles se sont complétées et ont réalisé des interactions avantageuses. Des « connaisseurs de la Chine », qui fréquentent les diverses plates-formes de diffusion vidéo en direct, d’une part, parlent couramment en chinois leurs histoires avec la Chine pour partager leurs aventures culturelles, expliquer les différences culturelles, éradiquer les barrières culturelles dans les comparaisons culturelles et resserrer les liens entre les peuples chinois et italien. D’autre part, grâce à la diffusion en direct, le moyen le plus direct, ils montrent aux deux côtés les réalités des deux pays et la vie quotidienne de leurs peuples, en renforçant la compréhension mutuelle entre leurs peuples. Dans le même temps, ils mettent pleinement à profit leurs avantages bilingues et résument leurs astuces dans l’apprentissage et l’utilisation des deux langues sur la base de leurs propres expériences. Il s’agit de véritables ambassadeurs populaires de la langue et la culture. Les nouveaux moyens et les riches contenus ont favorisé les échanges et l’enrichissement mutuel entre différents pays, régions et civilisations, renforcé l’image intime de la culture chinoise, augmenté la confiance et l’enthousiasme des apprenants de chinois et tracé une voie pour l’incorporation du chinois dans le système éducatif national.

L’Institut Confucius contribue à l’enseignement du chinois en Italie

Actuellement, l’enseignement du chinois dans l’éducation de base en Italie a principalement deux modèles : l’un consiste à établir la Classe Confucius pour proposer l’enseignement du chinois en collaboration avec l’Institut Confucius qui accrédite des enseignants chinois ; l’autre consiste à proposer l’enseignement du chinois dans des écoles dotées d’un système mûr de l’enseignement du chinois. D’une part, l’Italie coopère avec des Instituts Confucius pour proposer des cours de chinois excellents, d’autre part, elle collabore avec des écoles primaires et secondaires chinoises afin de fournir des occasions d’échanges aux élèves pour qu’ils puissent découvrir la langue et la culture chinoises personnellement. Des institutions éducatives ont pris l’initiative d’introduire l’enseignement du chinois, ce qui a témoigné de l’attitude positive de l’Italie envers l’enseignement du chinois dans l’éducation de base, constituant une impulsion pour inclure le chinois dans le système d’éducation national de l’Italie, et garantissant le processus stable de l’inclusion.

La politique linguistique et l’attitude envers une langue exercent une influence directe sur la diffusion de cette langue. Le soutien énergique du gouvernement italien était décisif dans le processus de l’inclusion du chinois dans son système éducatif. Pour satisfaire la demande croissante de l’apprentissage du chinois de son peuple, le gouvernement italien a promulgué une série de politiques d’aide pour promouvoir la mise en place et le perfectionnement d’un système d’enseignement du chinois standardisé, unifié et systématique.

En 2008, le ministère italien de l’Education a annoncé l’inclusion du chinois dans le bac italien ; en février 2016, le ministère a recruté publiquement des enseignants de chinois pour des écoles primaires et secondaires, et a promulgué le « Programme d’enseignement du chinois aux lycées » en septembre de l’année, ce qui a signifié l’inclusion officielle du chinois dans le système d’éducation national. Ces mesures ont cultivé un corps enseignant pour le développement durable du chinois dans les différentes étapes d’éducation en Italie, mais ont aussi valorisé le rôle de charnière des lycées dans l’enseignement du chinois national, en assurant et en améliorant le niveau général de l’enseignement du chinois en Italie. Avec l’incorporation du chinois dans le système d’éducation national dans ce pays européen, le nombre des apprenants en bas âge y a connu une forte croissance.

Face à cette nouvelle tendance de développement caractérisée par les apprenants de chinois en bas âge, le gouvernement italien a activement adopté des mesures pour procéder à une planification d’ensemble. Il s’agit d’une approche par étapes qui consiste à introduire le chinois d’abord dans le système d’enseignement supérieur, puis dans celui d’enseignement secondaire et enfin dans celui d’enseignement primaire. De plus, le gouvernement a intensifié la formation des enseignants de chinois locaux pour les écoles primaires et secondaires, afin de faire avancer le processus de l’inclusion étape par étape.

En juin 2013, Xu Lin, ancienne directrice générale du Hanban, a déclaré lors d’une conférence conjointe d’Instituts Confucius en Europe que les Instituts Confucius en Italie figuraient parmi les meilleurs en Europe en termes d’enseignement du chinois. Etant le premier pays européen à avoir mené des recherches et l’enseignement du chinois, l’Italie possède une bonne fondation à cet égard, pouvant ainsi jouer un rôle pionnier dans l’enseignement du chinois et la diffusion culturelle.

Jusqu’en 2018, s’appuyant sur les 12 Instituts Confucius en son sein, l’Italie a créé 39 Classes Confucius. Ces dernières ont travaillé de concert avec des écoles primaires et secondaires locales pour approfondir l’enseignement et l’utilisation du chinois, introduire cette langue dans leur vie quotidienne, et aider les jeunes et adolescents à observer en profondeur et à apprécier la langue et la culture chinoises dans une perspective de développement. En augmentant les intérêts des jeunes et adolescents italiens pour la langue et la culture chinoises, ces Classes resserrent constamment les liens entre les jeunes et adolescents chinois et italiens, jetant une bonne base pour la diffusion du chinois parmi la jeune génération italienne.

L’inclusion du chinois dans le système d’éducation national de l’Italie a commencé par l’enseignement supérieur et s’est terminée à l’éducation de base. Les Instituts et Classes Confucius ont joué un important rôle de soutien et de propulsion dans l’offre des ressources éducatives et la contribution au perfectionnement du programme d’enseignement, entre autres. Selon les statistiques du « Rapport du développement de la cause de la langue et des caractères chinois (2018) », 432 Instituts Confucius proposent des cours inclus dans le système de crédits de leurs universités d’accueil, représentant 85% du nombre total des Instituts Confucius dans le monde. Cela montre que les Instituts et Classes Confucius ont promu effectivement l’incorporation du chinois dans le système d’éducation national de différents pays, et ont joué un rôle unique dans la promotion de l’apprentissage et de l’enrichissement mutuels entre les cultures chinoise et étrangère, dans la stimulation d’un développement diversifié de la culture mondiale et dans la construction d’une communauté de destin pour l’humanité. Ils représentent un exemple et le moyen le plus efficace de promouvoir systématiquement la langue et la culture chinoises à travers le monde.

Le pont linguistique promeut la compréhension mutuelle entre les peuples

L’Italie est à la fois la destination de l’ancienne Route de la Soie et le confluent de la « Ceinture économique de la Route de la Soie » et de la « Route de la Soie maritime du 21e siècle ». Ainsi, du point de vue historique et géographique, elle est censée devoir jouer un rôle vital dans la coopération sur « la Ceinture et la Route ».

Le 13 mars 2019, le Premier ministre italien Giuseppe Conte a indiqué que la signature d’un mémorandum d’entente avec la Chine sur « la Ceinture et la Route » était dans l’intérêt de l’Italie, et a explicitement écarté toutes les possibilités de bloquer la signature de cet accord. Une fois l’acte réalisé, l’Italie deviendra le premier pays du G7 à signer un accord-cadre officiel sur « la Ceinture et la Route ». Cette initiative chinoise offre à l’Italie une opportunité de développement inédite, et la reprise économique de l’Italie s’avérera beaucoup plus rassurée grâce à la concertation sur 50 projets de coopération dans divers domaines dans ce cadre. Au fur et à mesure de l’approfondissement des échanges économique et culturel entre la Chine et l’Italie, cette dernière aura besoin d’un grand nombre de talents maîtrisant le chinois, ce qui constitue la principale motivation pour laquelle le pays a intégré la langue chinoise dans son système d’éducation national.

Afin d’attirer des étudiants chinois à poursuivre leurs études en Italie et de tracer une voie de formation et d’échanges de talents de haut niveau, les gouvernements chinois et italien ont signé et lancé en 2006 le Projet « Marco Polo », et en 2009, le projet « Turandot ». Après une dizaine d’années de développement, le nombre des étudiants chinois en Italie augmente constamment. Selon le rapport 2017 de la Fondation italienne pour l’échange interculturel, 15% des 500 lycéens italiens interrogés de manière aléatoire ont dit que leur connaissance vis-à-vis de la Chine provenait des étudiants chinois autour d’eux.

L’arrivée des étudiants chinois a animé l’économie locale, et a suscité la création de supermarchés et restaurants chinois. Les éléments chinois fréquents dans la vie quotidienne des Italiens ont stimulé notablement leur curiosité à la langue et la culture chinoises, ce qui suscite un grand intérêt de la population locale pour l’apprentissage du chinois et une demande croissante en la matière. Selon des statistiques, seulement à Milan, 6 universités proposent déjà des cours de chinois, et dans la région de Lombardie où se situe la ville de Milan, au total, 43 écoles ont inclus le chinois dans leurs cours obligatoires. Hormis cela, il existe encore de diverses classes de formation du chinois en Italie. La population italienne se met spontanément à apprendre le chinois et devient une force importante pour promouvoir l’intégration du chinois dans le système d’éducation national. Ils ont introduit le chinois dans les quartiers et les familles, en suscitant un enthousiasme pour l’apprentissage du chinois dans toute la société italienne.

En Asie du Sud-Est et dans les pays traditionnels d’accueil des Chinois immigrés, l’établissement d’un système intégral de l’enseignement du chinois est lié étroitement aux efforts de la diaspora chinoise consacrés à transmettre et à faire rayonner la langue et la culture chinoises. De même, créée par 16 écoles de chinois en Italie, l’Association des écoles de chinois s’engage toujours à explorer l’établissement d’un système d’enseignement du chinois standardisé, normal et professionnel, et a créé une forte ambiance de transmission du chinois. En parallèle, l’élargissement constant de l’influence des hommes d’affaires chinois en Italie et le nombre croissant des adolescents italiens d’origine chinoise ont fait l’objet d’une grande attention accordée par le gouvernement italien et les écoles locales. Afin de promouvoir une intégration harmonieuse de la communauté chinoise à la société italienne et d’approfondir l’amitié entre les peuples des deux pays, le gouvernement italien a encouragé énergiquement la généralisation de l’enseignement du chinois. Le rôle de « pont » de la langue constitue un facteur clé pris en compte dans le processus de l’intégration du chinois dans le système d’éducation national de l’Italie.

Pour promouvoir le développement sain de l’enseignement d’une langue dans d’autres pays, il faut tenir compte de manière générale de la réalité et des perspectives du développement de l’offre et de la demande. Du côté de l’offre, le rôle de propulsion est indispensable, mais il faut éviter en même temps l’inquiétude du pays d’accueil suscitée par des efforts excessifs en matière de promotion de la langue ; et du côté de la demande, les efforts du pays d’accueil sont non négligeables et celui-ci doit agir dans la mesure de ses capacités pour assurer que l’inclusion se fasse de manière ordonnée et stable. La Chine et les pays d’accueil doivent renforcer leur travail respectif et conjuguer leurs efforts. C’est ainsi que l’intégration du chinois dans le système d’éducation national de différents pays dispose d’une force d’impulsion durable, et le développement tant sain que durable de l’enseignement du chinois à l’international sera garanti.

(Auteurs : Li Baogui, professeur à la Faculté d’éducation internationale de l’Université normale du Liaoning ; Zhuang Yaoyao, aspirante au master de la Faculté d’éducation internationale de l’Université normale du Liaoning. Cet article fait partie des œuvres de phase des Etudes sur le mode de diffusion locale du chinois en Italie et son inspiration par rapport à la diffusion du chinois à l’international, projet ordinaire financé par le Fond national de la science sociale de Chine. [No du projet : 18BYY065])

(Le Quotidien de la Clarté, le 21 mars 2019, page 14)

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