La façon dont l’Institut Confucius valorise ses caractéristiques

[Source]    Quotidien du Peuple (édition d’outre-mer) [Time]    2018-12-19 15:03:05 
 


En 2017, la salle d’exposition de Guo Moruo a été inaugurée à l’Institut Confucius de l’Université du Canal de Suez en Egypte. Légende de la photo : des étudiants posent pour un selfie avec la statue de Guo Moruo.

Au mois de septembre 2018, une troupe artistique venant de Chine s’est rendue à l’Institut Confucius de l’Université du Canal de Suez en Egypte pour donner une représentation. Après avoir assisté à ce spectacle sur invitation, les enseignants et étudiants du Département de musique de cette université, inspirés, ont interprété des chansons chinoises avec des instruments de musique égyptiens. « Grâce à cette opportunité, l’Institut Confucius envisage de coopérer avec le Département de musique pour construire un centre de musique », a ainsi présenté Zhu Tingting, directrice chinoise de l’Institut Confucius de l’Université du Canal de Suez, avant d’affirmer que ce centre serait établi en 2019.

Construire des centres d’études pour que les Egyptiens connaissent plus la Chine contemporaine, telle est une des caractéristiques de l’Institut Confucius de l’Université du Canal de Suez.

Le développement prospère du programme « chinois + »

Selon Mme Zhu, l’Institut Confucius de l’Université du Canal de Suez forme ses caractéristiques à travers la promotion de la coopération académique entre la Chine et l’Egypte ainsi que le renforcement du partenariat avec les entreprises chinoises en Egypte.

En novembre dernier, une exposition de la culture urbaine de Beijing ayant pour thème « Les quatre saisons de Beijing – l’été tranquille » s’est tenue à Ismaïlia, en Egypte. Dans la salle d’exposition, des panneaux peints de paysages de Beijing aussi anciens que modernes racontaient l’histoire et le présent de la ville de Beijing aux visiteurs égyptiens. « C’est le fruit de notre coopération avec le Bureau du patrimoine culturel de Beijing. L’exposition a permis aux Egyptiens de connaître la profondeur historique de Beijing, mais aussi de s’approcher de cette ville moderne », a indiqué Mme Zhu.

En fait, avant cela, l’Institut Confucius de l’Université du Canal de Suez a coopéré avec le Musée de Guo Moruo pour construire le « Centre d’études de Guo Moruo ». Il a également établi la salle d’exposition de Guo Moruo et celle de Lao She au sein de l’Institut Confucius. « En mettant en valeur le Centre d’études et les expositions thématiques, l’Institut Confucius a organisé des forums académiques concernés », a souligné la directrice Zhu.

Hormis cela, l’Institut Confucius de l’Université du Canal de Suez a mené une coopération étroite avec les entreprises chinoises dans la localité. Plus précisément, il a formé des talents pour ces entreprises, tenu des salons de l’emploi pour trouver des talents pour elles, et établi des ateliers de formation sur la communication interculturelle.

« Des dizaines d’entreprises chinoises s’installent dans la zone économique du Canal de Suez, en créant un grand nombre d’emplois. Beaucoup d’entreprises chinoises en Egypte veulent recruter des Egyptiens sachant parler chinois, et elles ont une forte demande pour les professionnels maîtrisant le chinois. En 2017, l’Institut Confucius a tenu un Salon de l’emploi dédié aux entreprises chinoises, pendant lequel de nombreux étudiants égyptiens ont été recrutés », a ajouté Mme Zhu Tingting.

Avec la « Vogue du chinois », les Instituts Confucius dans le monde entier se sont engagés dans le développement des différents programmes « chinois + ». L’Institut Confucius de l’Université du Canal de Suez en est un exemple remarquable.

S’adapter aux demandes des étudiants locaux

L’Institut Confucius de l’Université de Nairobi au Kenya, premier du genre en Afrique, a initié le programme « chinois + techniques professionnelles ». Isaac Mbeche, directeur de cet Institut, a présenté : « Le programme ‘chinois + techniques professionnelles’ en cours vise à former des talents maîtrisant à la fois le chinois et les techniques pour satisfaire les demandes réelles dans le cadre de la construction de ‘la Ceinture et la Route’. Parmi nos diplômés, certains travaillent comme mécaniciens et membres de l’équipage sur le chemin de fer Mombasa-Nairobi, d’autres travaillent comme annonceurs en chinois à l’aéroport de Nairobi. La plupart d’entre eux travaillent comme des enseignants de chinois locaux dans des universités, des écoles primaires et secondaires en Afrique. »

L’Institut Confucius de l’Université de Melbourne, établi en 2007, a formé ses propres caractéristiques d’enseignement après une dizaine d’années de développement. « Le cours caractéristique de l’Institut Confucius – le programme de formation de commerce interculturel – est très populaire. Par exemple, nous avons proposé une formation de 8 stages au personnel de vente d’un certain constructeur automobile. Chaque stage durait deux jours et comprenait des contenus très pragmatiques et bien ciblés tels que la présentation des habitudes des consommateurs chinois et la façon de saluer les clients », a présenté Julia Gong, directrice de l’Institut Confucius de l’Université de Melbourne. Selon elle, actuellement il y a de nombreuses institutions de formation de chinois à Melbourne, certes, dans un paysage très concurrentiel, l’Institut Confucius de l’Université de Melbourne se distingue par ses cours caractéristiques. D’après la directrice Gong, seules les caractéristiques permettent de se faire remarquer au cours de la concurrence. « Cela est l’orientation du futur développement de l’Institut Confucius. »

Ces dernières années, à chaque fête du Printemps, Mme Gong s’est déplacée à Phillip Island, site touristique, pour proposer une formation interculturelle aux personnes concernées. « Parmi les apprenants dans notre classe, il y a des patrons de cafétéria mais aussi des employés du site. Leur profil est différent mais ils ont un objectif commun, c.-à-d. rendre un meilleur service aux touristes chinois », a indiqué la directrice Gong.

Selon Mme Julia Gong, l’Institut Confucius de l’Université de Melbourne est en voie d’achever sa transformation idéologique : de « Quels cours proposer aux étudiants » à « Quels sont les cours dont les étudiants ont besoin ». « L’Institut Confucius ne peut pas réaliser un développement à long terme à moins qu’il forme ses propres caractéristiques en s’adaptant aux demandes des étudiants », a-t-elle conclu.

Construire des plateformes de soutien à la coopération pragmatique

Le « Plan de développement de l’Institut Confucius (2012-2020) » a indiqué : « S’adapter aux demandes diversifiées des apprenants, encourager l’établissement des Instituts Confucius marqués par l’enseignement du commerce, de la Médecine traditionnelle chinoise (MTC), des arts martiaux, de la cuisine, de l’art et du tourisme. »

Selon le « Rapport annuel sur l’étude de l’Institut Confucius (2018) », les Instituts Confucius caractéristiques s’entendent par ceux qui se caractérisent par leurs thèmes culturels et ont pour objectif de diffuser le chinois et la culture chinoise.

Citons un exemple. Au Royaume-Uni, il y a 6 Instituts Confucius caractéristiques, plus précisément, un Institut Confucius de MTC, trois Instituts Confucius de commerce, un Institut Confucius de publication et un Institut Confucius de danse et d’art. Il est à noter que l’Institut Confucius de MTC de Londres est le premier Institut Confucius du monde à proposer l’enseignement du chinois concernant la MTC et promouvoir la culture du bien-être de la MTC.

L’Institut Confucius de l’Université d’Etat de Géorgie (GSU) aux Etats-Unis a défini sa stratégie de développement qui consiste à construire un « Institut Confucius de commerce ». Wolfgang Schlör, doyen adjoint de l’université, nous a fait savoir que cette stratégie de développement visait à construire des ponts pour les échanges commerciaux.

Selon M. Schlör, l’Institut Confucius de la GSU propose actuellement des cours de chinois des affaires dans des classes de petite taille. « Nous sommes en train de développer un cours de chinois des affaires d’Atlanta en collaboration avec le Département de chinois de la GSU. Il s’agit d’un cours à suivre pour obtenir un certificat. Nous envisageons de proposer des cours intensifs en week-end, et le certificat sera délivré à la fin du cours. Nous espérons commencer en 2019. »

« Les caractéristiques constituent le secret de la réussite de l’Institut Confucius », a ainsi dit le doyen adjoint Schlör.

Quotidien du Peuple (édition d’outre-mer), le 14 décembre 2018, page 9, journaliste : Zhao Xiaoxia, sources des photos : sohu.com

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