L’Institut Confucius assiste à la « Vogue du chinois » au Panama

[Source]    chinanews.com [Time]    2018-12-11 10:00:22 
 


Le 22 novembre, à l’Institut Confucius de l’Université du Panama, une enseignante guide un élève dans ses études.

« Vous êtes chinois ? Bienvenue au Panama ! » Dans le hall d’entrée de l’aéroport international de Tocumen de Panama, un employé qui s’appelle Edison a pris l’initiative de nous saluer en chinois, bien qu’il ne parle pas couramment.

Edison a appris le chinois à l’Institut Confucius de l’Université du Panama depuis deux mois. Mais il a déjà voyagé en Chine. Selon lui, s’il apprend le chinois, c’est son amour pour ce pays lointain qui l’a motivé.

A mi-septembre 2017, trois mois après l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Panama, a été inauguré l’Institut Confucius de l’Université du Panama, établi conjointement par l’Université du Panama et l’Université d’Etudes internationales de Beijing. Après des préparatifs, l’Institut Confucius a commencé à proposer des cours en juin dernier.

« Le plan sur l’établissement d’un Institut Confucius au Panama se préparait pendant plus de dix ans », a dit en souriant Junhui David Wu, directeur panaméen de l’Institut Confucius de l’Université du Panama. « On croyait que l’ouverture du cours signifierait le succès, mais on n’avait pas pu prévoir une demande tellement forte de l’apprentissage du chinois au sein de la société locale. Nous avons donc du stress. »


Le 22 novembre, Junhui David Wu (au milieu), Li Junfen (à droite) et Pan Jing, enseignantes de l’Institut Confucius, discutent des affaires pédagogiques.

Pour satisfaire les demandes de toutes les parties concernées, actuellement, l’Institut Confucius a créé des antennes d’enseignement dans des établissements d’enseignement tels que l’Université maritime internationale du Panama et l’Université spécialisée de l’Amérique du Panama. De plus, une école secondaire privée locale a pris l’initiative de discuter de la coopération avec l’Institut Confucius, en proposant de classer le chinois comme une troisième langue obligatoire hormis l’espagnol et l’anglais.

Selon le directeur David Wu, les échanges bilatéraux sino-panaméens accroissent rapidement, et en novembre 2017, le Panama est devenu une destination touristique des Chinois qui voyagent en groupe à l’étranger, ce qui a fortement augmenté la demande d’apprentissage du chinois dans la localité. Depuis le lancement du cours, l’Institut Confucius a vu l’inscription de plus de 400 élèves. Néanmoins, l’Institut compte seulement deux enseignants permanents et trois enseignants bénévoles. Evidemment, le corps enseignant est insuffisant.

Mme Li Junfen, enseignante de l’Institut Confucius de l’Université du Panama, a présenté qu’à l’heure actuelle, l’Institut Confucius proposait des cours aux niveaux débutant et intermédiaire, des cours spécialisés en tourisme et des cours pour enfants. Selon elle, les enseignants attachent de l’importance à un enseignement pratique. Dès l’enseignement de la phonétique, ils mettent l’accent sur l’application des mots, pour que les élèves puissent maîtriser des mots et des expressions d’usage courant le plus vite que possible. En faisant ainsi, les élèves ont plus facilement un sentiment d’accomplissement.

A présent, l’Institut Confucius propose aussi des cours d’arts martiaux, de calligraphie, de Tai-chi, entre autres, afin que les populations locales puissent connaître davantage la culture chinoise. Fin novembre 2018, lors de notre visite à l’Institut, y étaient exposés des tableaux sur le charme chinois dessinés par un jeune peintre panaméen d’origine chinoise.

A l’Institut Confucius, nous avons rencontré Gunisson, venu faire des études individuelles. Il a expliqué qu’il fallait souvent communiquer avec des collègues et des clients chinois dans son travail. Ainsi, cet homme ayant appris du chinois, espérait continuer d’améliorer son niveau de chinois.

Selon les enseignants, les apprenants de l’Institut Confucius viennent de tous les milieux sociaux du Panama, y compris des sexagénaires. Certains sont issus d’une même famille. D’après Li Junfen, qui a de nombreuses années d’expériences de l’enseignement à l’étranger, l’augmentation de l’enthousiasme pour l’apprentissage du chinois a des liens directs avec l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Panama.

Pendant la période des préparatifs de l’établissement de l’Institut Confucius, M. Orlando Moscoso, vice-président de l’Université du Panama, a plaisanté avec nous qu’il espérait devenir également apprenant de l’Institut Confucius pour apprendre le chinois et la culture chinoise.


Le 22 novembre, Gunisson, apprenant de l’Institut Confucius de l’Université du Panama, fait des études individuelles après le travail.

« Les réalisations du développement de la Chine attirent non seulement l’attention de la communauté internationale, mais aussi stimule une ‘Vogue du chinois’ », a déclaré David Wu, avant d’ajouter qu’à l’heure actuelle, de plus en plus de reportages sur la Chine permettaient aux Panaméens de connaître une Chine plus réelle et d’en avoir une bonne impression.

A l’Institut Confucius, hormis de nombreux apprenants qui n’ont pas de lien du sang avec la Chine, on trouve également une partie considérable des apprenants d’origine chinoise. Pour eux, selon l’enseignante Pan Jing, l’objectif principal d’apprendre le chinois consiste à « rechercher leur racine ».

C’était le cas de Zhong Wei’er que nous avons rencontré par hasard dans une exposition de photos au Panama. Il a dit qu’il connaissait peu son grand-père originaire du Guangdong, et qu’il souhaitait pouvoir visiter un jour la région natale de son grand-père.

Zhong Wei’er a appris le chinois depuis quelque 4 ans, mais il n’a jamais mettre ses pieds sur la partie continentale de la Chine. Toutefois, il a eu une impression sur la terre où ses ancêtres vivaient : la culture ancienne et le peuple assidu et dévoué. A ses yeux, l’échange culturel compte beaucoup pour les échanges entre deux pays. « La Chine possède de riches ressources culturelles, tandis que le Panama dispose de belles choses intéressantes à partager avec la Chine », a-t-il terminé.

(China News Service, depuis Panama, le 3 décembre, journaliste et photographe : Yu Ruidong)

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