Succès du « Voyage littéraire de Yu Hua en Italie »

[Source]    Siège de l’Institut Confucius (Hanban) [Time]    2018-12-04 17:36:28 
 

Du 18 octobre au 17 novembre, le « vent de la littérature chinoise » soufflait en Italie. Yu Hua, célèbre écrivain chinois, à l’invitation de l’Institut Confucius de l’Université de Milan, s’est déplacé dans 9 Instituts Confucius en Italie dans le cadre d’une campagne originale baptisée « Voyage littéraire de Yu Hua en Italie ».

La culture se développe et continue dans les échanges constants.

Le 18 octobre, la cérémonie d’ouverture du « Voyage littéraire de Yu Hua en Italie » s’est tenue à la Bibliothèque centrale de Milan. Une ambiance chaleureuse régnait dans la salle remplie des invités d’honneur.


Yu Hua (deuxième à droite) participe à la cérémonie d’ouverture.

Lors de la cérémonie d’ouverture, Yu Hua a parlé, à cœur ouvert, avec plus de 200 lecteurs, de son parcours de création littéraire. En évoquant ses premières expériences en matière de création littéraire, il a déclaré : « Ceux qui ont des talents et des rêves réussiront toujours. En fait, au début de ma création, mes articles étaient souvent renvoyés, mais je n’y ai pas renoncé. J’ai constamment amélioré et poli mes œuvres. Si vous voulez écrire, vous devez continuer d’écrire, et si vous renoncez, tout est fini. »

En réponse aux questions posées par des lecteurs sur le marché du livre chinois et les échanges entre les littératures chinoise et étrangère, Yu Hua a indiqué : « Le marché du livre en Chine affiche une tendance au rajeunissement. Parmi les acheteurs en ligne de Vivre !, 70% sont nés dans l’après-1995. Cela signifie également les perspectives et l’avenir de la littérature chinoise. »

« La culture chinoise est très inclusive et sait bien accepter les cultures étrangères. Les Chinois ont également un esprit très ouvert. Parallèlement, la Chine est aussi l’un des pays qui publient le plus d’ouvrages étrangers dont les œuvres littéraires, car les Chinois croient toujours que la culture ne peut se développer et continuer que dans les échanges constants. »

Ces réponses intéressantes ont permis aux Italiens de mieux comprendre la littérature chinoise, en lançant la campagne « Voyage littéraire de Yu Hua en Italie ».


Sergio Basso, célèbre réalisateur italien, pose une question à Yu Hua.

Après Milan, Yu Hua s’est déplacé à Turin, Enna en Sicile, Naples, Rome, Macerata, Sienne, Bologne et Venise, où il a mené des échanges avec le public local et les étudiants des Instituts Confucius.

Voyage littéraire en tram


A Turin, l’écrivain Yu Hua et des lecteurs chinois et italiens ont pris ensemble un tram de la Ligne 7, où ils ont abordé la littérature chinoise en admirant le paysage d’automne à Turin.

Le tram se déplaçait lentement à travers la ville. Yu Hua et les passagers ont profité pleinement des vues dans les vieilles rues et places du centre-ville, en menant des échanges sur la littérature.


Dans le tram, Yu Hua discute chaleureusement avec des lecteurs.

Tenant à la main la version italienne de Brothers, Fabio, étudiant de l’Institut Confucius, a demandé une signature autographe à Yu Hua. Il a déclaré : « J’ai travaillé en Chine pendant une dizaine d’années. Quand je lis ce livre, je me souviens souvent de mes amis. Ainsi, j’ai également acheté des livres en version chinoise pour eux. »

Ce lecteur âgé de 49 ans, très enthousiaste, a exprimé sa gratitude en chinois comme en italien. « C’est la première fois que je communique de près avec le grand écrivain Yu Hua. Il est très intelligent ! Et surtout nous sommes dans un vieux tram de Turin ! C’est tellement intéressant ! »

La réunion d’échanges dans le tram a également attiré de nombreux étudiants chinois, curieux du passé et portant plein d’espoir envers l’avenir. Face à la question sur le rajeunissement des lecteurs, Yu Hua a répondu en souriant : « Cent ans plus tard, mes lecteurs seraient probablement des robots ! »

Il a emprunté une phrase de Bertrand Russell pour donner un message aux jeunes : « Ne vous laissez jamais influencer par la chose que vous préférez croire. » Les paroles brillantes et les éclats de rire dans le tram ont permis à tout le monde de ressentir le charme du chinois et de la littérature chinoise.


Yu Hua répond aux questions posées par des lecteurs.

Au cours de la séance d’échanges avec les lecteurs tenue plus tard à l’Institut Confucius de Turin, Yu Hua a mené des interactions profondes avec ses lecteurs.

A propos de ses œuvres littéraires et de son parcours, l’écrivain chinois a dit avec humour : « J’ai grandi dans un hôpital depuis mon enfance, et beaucoup de mes œuvres sont inspirées des souvenirs de mon enfance. Influencé par les expériences emmagasinées durant cette période, je n’arrive pas à écrire de ‘belles’ œuvres littéraires. Mais les personnages dans mes œuvres gardent toujours un ‘bel’ esprit. »

Pendant l’événement, les fanatiques italiens des livres de Yu Huan ont posé des questions l’un après l’autre. Un certain a demandé : « Après avoir parcouru le monde, que pensez-vous de la culture occidentale ? Que pensez-vous de la littérature classique italienne ? »

Yu Hua a déclaré que la Divine Comédie de Dante Alighieri avait une influence considérable sur sa création, et que dans son cœur, elle figurait parmi les cinq plus grandes œuvres littéraires du monde.


Un lecteur pose une question.

Après la séance d’échanges, les lecteurs chinois et étrangers ont tous demandé la signature de Yu Hua et se sont fait prendre en photo avec lui sans vouloir partir. Luca, étudiant de l’Université de Turin, s’est ainsi exprimé : « Je suis tellement honoré de pouvoir assister de si près à la conférence de Yu hua. Il est très humoristique et très talentueux. J’espère que j’aurai encore l’occasion d’assister à sa conférence à l’avenir. »

Le pouvoir de la littérature, c’est l’avenir de la littérature

En Sicile, la séance d’échanges entre Yu Hua et des lecteurs s’est tenue respectivement à l’Université Kore d’Enna et à l’Université de Palerme. L’écrivain chinois a profité de ces occasions pour raconter comment il s’était engagé dans la littérature. En même temps, il a passé en revue son affinité littéraire avec l’Italie, en rappelant les années où des œuvres littéraires chinoises s’étaient enracinées en Italie.


Séance de signature de Yu Hua

A Bologne, autour du thème « L’avenir de la littérature chinoise », Yu Hua a partagé sa vision sur le développement de la littérature chinoise, et a envisagé l’avenir de la littérature chinoise, tout en menant un dialogue intime et des échanges approfondis avec plus de 300 lecteurs chinois et italiens sur place.


Les assistants à la conférence sur le thème « L’avenir de la littérature chinoise » donnée par Yu Hua à Bologne.

Yu Hua s’est rappelé d’abord la liaison entre Bologne et lui-même, la raison pour laquelle il avait abandonné la médecine pour s’engager dans la littérature, ainsi que ses bons souvenirs du voyage en Italie avec Mo Yan, Su Tong et Wang Shuo il y a 20 ans. Ses paroles humoristiques, détendues et vivantes ont suscité sans cesse des éclats de rire sur place.

Lors de la conférence, Yu Hua a également partagé ses perspectives sur l’avenir de la littérature chinoise avec l’audience. Selon lui, l’avenir de la littérature chinoise doit avant tout compter sur l’émergence d’un nombre croissant d’écrivains de la jeune génération, et l’ « engagement » des écrivains nés dans les années 1990 a injecté du sang frais dans la littérature chinoise.


Yu Hua (au milieu) communique avec des lecteurs.

M. Yu a souligné que concernant l’avenir de la littérature chinoise, le plus fondamental résidait dans la caractéristique de la littérature consistant à se renouveler à travers le temps. Citant comme exemple sa propre expérience, l’écrivain chinois a raconté que dans les rues de Paris, parmi la foule animée, il avait compris la conception artistique du vers écrit par Ouyang Xiu « La distance entre les hommes est plus loin que le bout du monde ».

« Un lecteur peut trouver ses propres sentiments dans les œuvres des écrivains issus de différentes époques et cultures utilisant différentes langues. » Voilà la puissance de la littérature selon Yu Hua, celle-ci est aussi l’avenir de la littérature.

Que la littérature chinoise construise un pont littéraire plus solide entre la Chine et l’Italie

Après son retour à Milan, Yu Hua a successivement donné trois séances de cours ouverts sur le campus où s’installait l’Institut Confucius de l’Université de Milan. Durant cette série de cours ouverts qui se concentrait sur le caractère chinois « Wén », M. Yu a mené des échanges avec des étudiants et des habitants italiens, autour des trois sujets, à savoir la littérature, la culture et la civilisation de la Chine. Ces trois séances ont été bien suivies, avec plus de 1 500 spectateurs.


Yu Hua parle de la traduction littéraire lors d’un événement.

Yu Hua a également abordé la traduction littéraire avec les enseignants et les étudiants de l’Institut Confucius. L’écrivain chinois a noté : « Qu’il soit la littérature chinoise ou la littérature italienne, chacune a sa propre beauté littéraire. Le processus de traduction est un processus dans lequel les deux littératures et cultures interagissent, se rencontrent et progressent ensemble. Il n’est pas nécessaire que la traduction soit fidèle à 100% à l’œuvre originale. Rien que cela, on peut innover et faire progresser la traduction, afin qu’elle s’adapte mieux à la nouvelle culture. »


Yu Hua se fait prendre en photo avec Yulan, lauréate du premier prix du Cours avancé de traduction littéraire chinois-italien.

Lors du festival de lecture Bookcity, dernière étape du « Voyage littéraire de Yu Hua en Italie », M. Yu a tenu une séance d’échanges avec quelque 100 Milanais. Il a répondu aux questions des lecteurs une par une, concernant le contexte de création du roman, les techniques en création et la traduction littéraire.

Quand un lecteur a demandé à Yu Hua comment bien écrire le point culminant d’un roman, l’écrivain chinois a répondu : « A l’égard du traitement du point culminant du roman, l’inspiration provient de mon quatrième professeur, Dmitri Chostakovitch. Dans la Symphonie No 7 « Leningrad », Chostakovitch a utilisé la méthode de variation pour décrire le bruit des pas des envahisseurs. Le son qui s’approche devient de plus en plus fort. L’atmosphère est extrêmement horrible, comme les envahisseurs arrivent. Mais avant la destruction du monde, on entend une chanson folklorique allègre. Par conséquent, avant la fin d’une intrigue majeure, l’utilisation d’un contenu léger permet souvent de produire un effet beaucoup plus puissant. »

Le « Voyage littéraire de Yu Hua en Italie » s’est clôturé avec succès.


La professeure Alessandra Lavagnino donne un discours lors d’une séance d’échanges.

En tant que vecteur puissant de la culture chinoise, la littérature chinoise constitue un pont permettant de resserrer les liens entre les peuples du monde. Ce « Voyage littéraire de Yu Hua en Italie » constitue le plus grand événement dédié à un écrivain chinois en Italie, voire en Europe. Ce plus important événement en termes de durée a promu la compréhension du peuple italien vis-à-vis de la littérature et des écrivains chinois.

Yu Hua est écrivain contemporain chinois et représentant du roman d’avant-garde chinois. Ses six chefs-d’œuvre ont été publiés en Italie, dont Vivre !, Brothers, et Le septième jour. Il a remporté le prix littéraire italien Grinzane Cavuor en 1998, le prix littéraire italien Guseppe Acerbi en 2014, ainsi que le prix littéraire italien Grinzane Bottari Lattes en 2018.

Source : Institut Confucius de l’Université de Milan, Institut Confucius de Turin, Institut Confucius de l’Université Kore d’Enna, Institut Confucius de l’Université de Bologne

 
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