Une délégation américaine d’éducation internationale visite le ministère chinois de l’Education

[Source]    Siège de l’Institut Confucius (Hanban) [Time]    2018-11-16 18:25:01 
 

Le matin du 12 novembre, une délégation américaine d’éducation internationale, en visite en Chine à l’invitation du Siège de l’Institut Confucius, s’est déplacée au ministère chinois de l’Education pour une visite.

Fang Jun, directeur adjoint du Département des coopérations et échanges internationaux du ministère de l’Education, a souhaité la bienvenue à la délégation, en soulignant la signification positive des échanges éducatifs pour le renforcement de la compréhension mutuelle entre la Chine et les Etats-Unis.

Lors de son discours, M. Fang a d’abord présenté aux invités la situation et les caractéristiques de l’éducation chinoise. « La cause de l’éducation chinoise, disposant d’une grande envergure, se développe rapidement dans un contexte culturel spécial. La Chine décompte 270 millions d’élèves, dont 35 millions d’étudiants au cycle universitaire. Il est vraiment un défi de satisfaire une telle demande d’éducation. Néanmoins, au cours des quatre dernières décennies, surtout les dix dernières années, l’éducation chinoise a connu un plein essor : il y a 37 ans, seulement 4% d’élèves ont pu poursuivre leurs études dans l’université, tandis qu’aujourd’hui, ce chiffre augmente à 42,7%. En fait, le défi actuel que la Chine doit relever ne consiste pas à créer plus d’opportunités d’accès à l’éducation, mais à améliorer la qualité et l’équité de l’éducation », a dit le directeur adjoint Fang.

Durant l’entretien, M. Fang a également évoqué la différence entre les systèmes éducatifs chinois et américain, et présenté la coopération et les échanges entre les deux pays dans le domaine de l’éducation, notamment « le mécanisme de dialogue social et culturel », proposé par les chefs d’Etat chinois et américain sur la base de leur rencontre à Mar-a-Lago. Il a aussi abordé les modèles de coopération dans l’enseignement entre les deux pays. Par exemple, selon lui, les universités chinoises peuvent proposer des cours de crédits pour attirer plus d’étudiants américains.

A l’heure actuelle, il y a plus de 280 projets de coopération éducative entre la Chine et les Etats-Unis. L’an dernier, 182 000 étudiants chinois ont poursuivi leurs études aux Etats-Unis, alors que 24 000 étudiants américains sont venus en Chine. L’enseignement du chinois est très demandé aux Etats-Unis, et l’Institut Confucius qui travaille en ce sens est chaleureusement accueilli dans la localité. Enfin, le directeur adjoint Fang a remercié les membres de la délégation pour leur soutien à l’Institut Confucius dans ces années écoulées, avant d’émettre le souhaite que les deux parties réalisent un bénéfice mutuel et un gagnant-gagnant à tous azimuts au travers d’échanges éducatifs.

Matthew James Salmon, vice-président de l’Université d’Etat de l’Arizona (ASU) et président du Comité consultatif du Centre des Instituts Confucius aux Etats-Unis, a indiqué que la Chine et les Etats-Unis possédaient les relations bilatérales les plus importantes du monde, ajoutant qu’« une fois que nous coopérons, tous les dossiers, du changement climatique à la paix mondiale, seront résolus d’une meilleure façon. De ce fait, nos deux pays partagent une même responsabilité et il nous faut nous concentrer sur les manières de renforcer la coopération, afin d’œuvrer pour les intérêts des deux peuples. »

M. Salmon a souligné que les Américains clairvoyants avaient une attitude positive à l’égard de la construction des relations bilatérales entre la Chine et les Etats-Unis, et que les membres de la délégation soutenaient tous l’interaction constructive entre les deux pays et saluaient les échanges culturels et humains. A l’en croire, les membres de la délégation espéraient, par l’intermédiaire des échanges, intensifier les relations bilatérales de manière créative et établir des liens d’intérêt plus étroits entre les deux pays dans le domaine de l’éducation.

M. le vice-président de l’ASU a ajouté que l’Institut Confucius de l’ASU était considéré comme l’un des meilleurs projets d’échanges sino-américains de cette université. « L’amélioration de la compréhension linguistique et culturelle est quelque chose de très sympas. Pour le moment, une centaine d’Instituts Confucius sont présents aux Etats-Unis, et s’engagent dans les échanges culturels et humains, le tout favorisant les relations bilatérales et la compréhension mutuelle. Nous en voulons plus. » Parallèlement, M. Salmon a appelé les Instituts Confucius à renforcer la communication avec le public, à inviter les fonctionnaires gouvernementaux à visiter leurs locaux, et à leur faire mieux comprendre le rôle de l’Institut Confucius à travers les apprenants excellents.

Curtis Scott Bramble, président pro tempore du Sénat de l’Utah, soutient activement le travail de l’Institut Confucius. Il a dit qu’il le faisait non seulement en qualité de fonctionnaire du gouvernement américain, mais également au point de vue d’un père de six enfants et d’un grand-père de plus de petits-enfants. Beaucoup de ses enfants et petits-enfants savent parler chinois.

M. Bramble a dit que la Chine et les Etats-Unis avaient différents systèmes politiques, mais aucune partie ne devait prétendre que son système était meilleur que celui de l’autre. Il a affirmé qu’il continuerait de se faire entendre pour soutenir le développement de l’Institut Confucius.

Elia Dimayuga-Bruggeman, assistante du directeur du Département de l’éducation du Minnesota, a noté qu’il s’agissait de sa première visite en Chine, laquelle l’avait beaucoup impressionnée.

Elle s’est dite en accord parfait avec les points de vue des autres membres de la délégation, en soulignant que l’enseignement du chinois était très important pour le Minnesota et même pour l’ensemble des Etats-Unis. Selon elle, au XXIe siècle, l’éducation internationale, y compris la culture diversifiée et l’enseignement multilinguistique, nous permettra d’améliorer la compréhension mutuelle et de favoriser le développement social.

Patti Gartland, présidente du Groupe Greater St. Cloud du Minnesota, a jugé que cette visite était très instructive. En tant que représentante du milieu des affaires, elle a affirmé qu’elle continuerait de soutenir le développement de l’Institut Confucius et s’est dite disposée à aider le milieu des affaires à mieux comprendre le rôle de l’Institut Confucius.

Frederick Thomas, fondateur et président-directeur général du réseau de télévision américain MHz, a indiqué que le réseau MHz avait produit de nombreux programmes favorisant la compréhension mutuelle entre différentes cultures et différents pays, ce qui leur avait donné l’occasion d’avoir des contacts avec l’Institut Confucius. Il a estimé que le travail de l’Institut Confucius était durable et à long terme, alors que le travail des médias consistait à montrer les contenus derrière les gros titres de l’actualité. Selon lui, pour faire aux médias jouer un rôle afin de soutenir le développement de l’Institut Confucius, il faut élaborer un plan raisonnable.

De plus, les membres de la délégation ont mené une discussion sur les sujets auxquels s’intéressaient les deux parties. Un certain membre a rappelé que lors d’un événement, quand Orrin Hatch, président pro tempore du Congrès des Etats-Unis, entendait trois élèves de l’Institut Confucius issus de la même famille, respectivement écolier, collégien et lycéen, parler couramment le chinois, il avait hautement apprécié les programmes de l’Institut Confucius en disant que c’était exactement ce dont l’Utah avait besoin : enseigner la langue pour réduire la distance avec la Chine en renforçant la confiance politique mutuelle. « L’entente harmonieuse entre deux pays nécessite non seulement la compréhension de la langue de l’autre partie, mais également la multiplication des échanges culturels et humains, y compris bien sûr la coopération dans le domaine de l’éducation », s’est ainsi exprimé M. Orrin Hatch, ajoutant qu’il avait l’intention de créer, après avoir terminé sa carrière politique, une fondation pour s’engager dans les activités d’échanges culturels sino-américains.

Dans l’après-midi du même jour, la délégation a visité la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII), où elle a mené une discussion autour des sujets comme la façon dont mieux financer l’éducation à distance et les énergies nouvelles.

 
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