La 13e Conférence internationale sur l’enseignement du chinois et le premier Forum international sur le chinois de l’Université de Beijing tenus à Beijing

[Source]    Siège de l’Institut Confucius (Hanban) [Time]    2018-11-13 14:33:48 
 

La 13e Conférence internationale sur l’enseignement du chinois et le premier Forum international sur le chinois de l’Université de Beijing se sont tenus les 8 et 9 novembre 2018 à l’Université de Beijing. Organisé par la Faculté de chinois langue étrangère et le Département des relations internationales de l’Université de Beijing sous le haut patronage de la Société internationale pour l’enseignement du chinois (ISCLT), du Siège de l’Institut Confucius (Hanban) et de l’Université de Beijing, l’événement, ayant pour thème « Les recherches et le développement de l’enseignement du chinois langue étrangère dans la nouvelle ère », a réuni 340 participants venant de 32 pays et régions.

A 9 heures du 8 novembre (heure locale), Xu Jialu, vice-président du Comité permanent de la 9e et de la 10e Assemblée populaire nationale (APN) de Chine et président de l’ISCLT, le Pr. Hao Ping, président de l’Université de Beijing, et le Pr. Ma Jianfei, directeur exécutif adjoint du Siège de l’Institut Confucius et vice-président de l’ISCLT, ont participé à la cérémonie d’ouverture, lors de laquelle, ils ont chacun prononcé un discours. La cérémonie a également vu la participation des membres du 10e Conseil de l’ISCLT, d’experts et de chercheurs en enseignement et études du chinois, des représentants des apprenants de chinois et des auteurs des thèses sélectionnées pour la conférence. L’événement a été présidé par Zhao Guocheng, directeur exécutif adjoint du Siège de l’Institut Confucius et directeur général adjoint du Hanban.

M. Xu Jialu a déclaré dans son discours que les relations entre les différents groupements de l’humanité, après avoir éprouvé l’isolement relatif et la confrontation universelle, étaient entrées, lentement mais aux pas solides, dans une étape de dialogue entre les différentes cultures depuis le XXIe siècle. Selon lui, la création de l’Institut Confucius a traduit la demande du monde à l’égard du dialogue. M. Xu a indiqué que l’enseignement du chinois langue étrangère constituait un pont pour les échanges amicaux et la compréhension mutuelle entre les peuples chinois et étrangers. Il a estimé que ce pont devenait de plus en plus large et solide, et qu’à travers la reforme et l’innovation constantes, celui-ci se transformait en une grande voie invisible mais éternelle, c’est-à-dire celle d’échange, de dialogue, de consultation, de coopération et de développement, dont l’orientation ou l’objectif était justement la construction d’une communauté de destin pour l’humanité, proposée par le président Xi Jinping.

Dans son discours, M. Hao Ping a souligné que la promotion du chinois avait permis d’approfondir énormément la connaissance mutuelle et la coopération amicale entre la Chine et le reste du monde, en contribuant à la réforme et à l’ouverture de la Chine. Selon lui, la Conférence internationale sur l’enseignement du chinois a fourni une plateforme d’échanges et d’interactions ouverte, diversifiée et inclusive aux enseignants, aux chercheurs et aux amateurs de chinois du monde entier, en jouant un rôle moteur clé en termes d’enseignement, d’études et de diffusion du chinois. L’Université de Beijing l’a hautement apprécié. Le président Hao a affirmé que la tenue de ce premier Forum international sur le chinois était justement pour promouvoir davantage les échanges et la coopération dans l’enseignement du chinois langue étrangère.

M. Ma Jianfei a noté dans son discours que le développement de l’enseignement du chinois à l’échelle mondiale avait fait naître l’Institut Confucius, et favorisé le développement de celui-ci. Après 15 ans d’efforts, 531 Instituts Confucius et 1 130 Classes Confucius sont actuellement présents dans 150 pays, avec deux millions d’élèves inscrits. Grâce aux efforts de l’Institut Confucius, 67 pays ont intégré le chinois dans leur système national d’éducation. Le directeur exécutif adjoint Ma a indiqué que l’Institut Confucius était le plus grand réseau international de l’enseignement linguistique et la plus diversifiée plateforme d’échanges internationaux dans le monde entier, avant d’affirmer que l’Institut Confucius restaient fidèle aux idées du respect mutuel, de l’accroissement de la compréhension, de l’adaptation aux demandes et du développement caractéristique, s’en tenant à son engagement initial.

Cette cérémonie d’ouverture simple mais solennelle a été suivie d’une session de rapport de conférence, présidée par Furukawa Yutaka, professeur à l’Université d’Osaka au Japon et vice-président de l’ISCLT.

Joël Bellassen, directeur de thèse de doctorat à l’Institut national des Langues et Civilisations orientales (Inalco) et vice-président de l’ISCLT, a donné un rapport intitulé « Les motivations de l’apprentissage du chinois et le chinois comme une langue à distance ». Selon ses études, pour les apprenants français de chinois, les motifs internes occupent une place prédominante, et parmi les motifs internes, les éléments suivants sont très importants : premièrement, les motifs de réussite et de challenge ; deuxièmement, la tendance à la découverte ; troisièmement, l’inclination à l’humanitarisme et à l’idéalisme ; quatrièmement, la sensibilité transculturelle. Par ailleurs, M. Bellassen a abordé la convergence entre l’apprentissage des langues à distance et la psychologie de voyage (y compris la pensée de voyage, la culture de voyage, les moyens de voyage, etc.).

Andreas Guder, professeur à l’Université Georg-August de Göttingen et membre du Conseil de l’ISCLT, a fait un rapport baptisé « Réflexions sur les apprenants de chinois en Europe ». Sous l’angle des apprenants de chinois en Europe, il a fait une analyse sur la situation du développement du chinois comme langue étrangère en Europe et ses problèmes existants en termes de contexte linguistique et culturel, d’âge, de motivation et d’objectifs d’apprentissage. Selon son rapport, l’enseignement du chinois doit s’améliorer dans les aspects suivants : mieux distinguer les objectifs d’enseignement de ceux d’apprentissage, améliorer l’élaboration du programme d’enseignement, renforcer les analyses comparées entre le chinois et la langue maternelle des apprenants, et multiplier la présentation des connaissances sur la société, la culture et la géographie de la Chine.

Nama Didier, fonctionnaire du ministère camerounais de l’Enseignement supérieur et doctorant à l’Université des Langues et Cultures de Beijing (BLCU) dans le cadre du Programme de nouvelle sinologie de Confucius, a prononcé un discours intitulé « La localisation de l’enseignement du chinois au Cameroun et moi ». Il a présenté ses expériences et ses acquis dans le cadre de sa participation à la formation des enseignants locaux, à la révision du programme des cours de chinois et à la rédaction des manuels de chinois locaux au Cameroun. M. Didier a ainsi justifié que la localisation était une tendance actuelle de l’enseignement du chinois langue étrangère.

Au nom de l’organisateur, le Pr. Zhao Yang, directeur de la Faculté de chinois langue étrangère de l’Université de Beijing, a donné un rapport baptisé « La tradition et le futur de l’enseignement du chinois et la nouvelle ère », dans lequel il a passé en revu le parcours de développement de l’enseignement du chinois langue étrangère de la République populaire de Chine en l’espace de 68 ans. En résumant des idées formées de la discipline, M. Zhao a souligné trois caractéristiques de l’enseignement du chinois dans la nouvelle ère : premièrement, hériter les traditions et idées excellentes formées dans la dernière soixantaine d’années et s’engager dans une voie de développement s’adaptant aux caractéristiques du chinois et de l’enseignement du chinois ; deuxièmement, profiter pleinement de l’Internet pour améliorer la capacité à diffuser le chinois et l’efficacité d’enseignement ; troisièmement, mettre en application l’idée de l’éducation holistique et de la contribution à la construction d’une communauté de destin pour l’humanité au cours de l’enseignement du chinois.

Selon des sources, de l’après-midi du 8 novembre au matin du lendemain, dans le cadre de la 13e Conférence internationale sur l’enseignement du chinois, ont été menées des études et des discussions thématiques autour de 8 sujets, dont la nouvelle vision théorique transdisciplinaire, les critères d’évaluation du chinois, la formation des enseignants de chinois locaux, la conception de cours et le mode d’enseignement, les éléments culturels dans l’enseignement des caractères chinois, la culture chinoise et la situation générale de la Chine, l’exploration et l’application de nouvelles idées, de nouveaux médias et de nouvelles technologies. Les auteurs de thèse ont prononcé leurs discours avant la discussion en groupe. Les membres du Conseil de l’ISCLT ont servi de coordonnateur des groupes.

Dans le même temps, le premier Forum international sur le chinois de l’Université de Beijing se déroulait en quatre séances parallèles. Plus précisément, les participants venant de gouvernements et d’organisations internationales ont discuté du rôle de la diffusion linguistique dans la promotion des relations interétatiques et des échanges populaires ; les participants venant des institutions de diffusion linguistique ont abordé les règles et les caractéristiques de la diffusion linguistique ainsi que le rôle de l’enseignement linguistique dans la promotion des échanges culturels ; les chercheurs en enseignement et études du chinois ont mené des échanges sur le développement de l’enseignement du chinois dans le monde entier ; les représentants des apprenants de chinois ont mené des échanges sur leur acquis dans l’apprentissage du chinois et son influence pour leur développement personnel.

La 13e Conférence internationale sur l’enseignement du chinois et le premier Forum sur le chinois de l’Université de Beijing ont permis aux experts et chercheurs, aux participants venant de gouvernements et d’organisations internationales, aux représentants venant d’institutions de diffusion linguistique et aux apprenants de chinois, de mener des échanges et de s’inspirer pour contribuer, en formulant des propositions, à favoriser l’enseignement, les études et la promotion du chinois langue étrangère, à promouvoir l’approfondissement de la compréhension et de l’amitié entre la Chine et le reste du monde, ainsi qu’à faire avancer la construction d’une communauté de destin pour l’humanité.

 
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