A l’Institut Confucius de l’Université nationale du Tadjikistan, une « fenêtre » de la Chine à Douchanbé (Reportage)

[Source]    xinhuanet.com [Time]    2018-10-17 14:20:21 
 


Le 10 octobre, des étudiants de l’Institut Confucius de Douchanbé, capitale du Tadjikistan, suivent un cours de chinois.

Au campus de l’Université nationale du Tadjikistan, la salle de classe au bout du couloir se fait distinguer par deux lanternes rouges suspendues. Une salle de classe capable d’accueillir quelque 20 personnes est déjà bondée. Certains étudiants qui n’ont pas de place tiennent au fond de la salle et écoutent attentivement l’enseignant expliquer des caractères chinois au tableau. Voici un cours de chinois de l’Institut Confucius de l’Université nationale du Tadjikistan.

La 17e réunion du Conseil des chefs de gouvernement de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) s’est tenue les 11 et 12 octobre à Douchanbé, capitale du Tadjikistan. Cette année marque le 10e anniversaire de l’établissement de l’Institut Confucius de l’Université nationale du Tadjikistan. Parallèlement, la « Vogue du chinois » s’amplifie constamment dans ce pays.

« Mes élèves s’intéressent particulièrement aux caractères chinois ! » C’est ce qu’a chaleureusement dit Abdurahimova Shabnam, enseignante de chinois locale venue pour la communication des affaires d’enseignement.

Mme Shabnam enseigne la langue chinoise dans une université à Douchanbé. Elle assure les cours d’écoute, de lecture et d’écriture pour une classe de plus de 20 étudiants. En vue d’un meilleur apprentissage des étudiants, Shabnham entretient des relations étroites avec l’Institut Confucius, afin que les élèves puissent avoir des occasions d’échanger avec des enseignants chinois.


Le 10 octobre, des étudiants de l’Institut Confucius de Douchanbé, capitale du Tadjikistan, suivent un cours de la peinture traditionnelle chinoise.

Depuis la création de l’Institut Confucius de l’Université nationale du Tadjikistan en 2008, une centaine de professeurs accrédités par le Hanban y ont enseigné les uns après les autres.

Sulob, âgé de 30 ans, a obtenu le certificat de l’Examen HSK (Test d’évaluation de chinois) Niveau 4 en 2016. Il nous a affirmé que les enseignants de l’Institut Confucius étaient tous très expérimentés. Grâce à ces enseignants, son compétence en compréhension du chinois s’est beaucoup améliorée.

Kasimov Farruh, directeur tadjik de l’Institut Confucius, a indiqué que comprendre la culture chinoise était essentiel pour apprendre le chinois. Par conséquent, selon lui, hormis les cours de langue chinoise, l’Institut Confucius propose divers cours sur des éléments culturels chinois dont les arts martiaux, la peinture traditionnelle chinoise et la calligraphie.

Sayora Qodirova est étudiante en quatrième année à l’Université nationale du Tadjikistan. Elle apprend le chinois et le guzheng à l’Institut Confucius depuis deux ans. Elle a dit : « Je m’intéresse beaucoup au chinois, et je trouve très intéressant l’apprentissage du guzheng. » Elle envisage d’améliorer davantage son niveau de chinois et de poursuivre ses études de master en Chine, afin de devenir enseignante de chinois après le retour dans son pays.

Il est rapporté que le nombre d’étudiants apprenant le chinois à l’Institut Confucius de l’Université nationale du Tadjikistan s’est élevé de deux centaines de personnes au début de son établissement à quelque 4 000 d’aujourd’hui. Durant cette période, plus de 1 700 étudiants avaient réussi les examens de sélection pour avoir obtenu la « Bourse d’études du gouvernement chinois » et la « Bourse d’études de l’Institut Confucius », lesquelles leur ont permis de poursuivre leurs études en Chine. Ces dernières années, le nombre d’étudiants tadjiks qui étudient en Chine ne cesse d’augmenter. La Chine est ainsi devenue, derrière la Russie, la deuxième destination des étudiants tadjiks qui font leurs études à l’étranger.

Jia Jingfang, directrice chinoise de l’Institut Confucius de l’Université nationale du Tadjikistan, a souligné que l’enthousiasme pour le chinois au Tadjikistan résultait des relations de plus en plus étroites entre la Chine et le Tadjikistan, surtout de la multiplication progressive des échanges économiques, qui avaient suscité une demande croissante par rapport aux talents. Selon elle, pour de nombreux étudiants tadjiks, l’Institut Confucius constitue une « fenêtre » pour connaître la Chine dans leur pays.

(Agence de presse Xinhua, depuis Douchanbé, le 11 octobre

Journalistes : Li Ao et Liao Bingqing ; photographe : Wu Zhuang)

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