Le chinois construit un pont d’échanges et de coopération (Consultation conjointe, construction commune et partage : les cinq ans de l’initiative « la Ceinture et la Route »)

[Source]    Quotidien du Peuple [Time]    2018-10-12 15:56:44 
 


La salle d’exposition de Lao She de l’Institut Confucius de l’Université du canal de Suez en Egypte est la première du genre à l’étranger. Afin d’encourager les étudiants égyptiens à mieux apprendre le chinois et à mieux comprendre la culture chinoise, le Musée mémorial de Lao She à Beijing a fait un don de livres en chinois à l’Université du canal de Suez. (Publié par l’Agence de presse Xinhua)

Récemment, l’Université du Caire a décidé d’intégrer le chinois au cursus comme deuxième langue vivante des étudiants de toutes les facultés, devenant ainsi la première université égyptienne à prendre le chinois comme deuxième langue vivante. Ces dernières années, avec l’avancement de la construction de « la Ceinture et la Route », la « Vogue du chinois » ne cesse de s’amplifier en Egypte. De plus en plus d’Egyptiens croient que l’apprentissage du chinois leur permet d’accroître la connaissance vis-à-vis de la Chine et d’avoir davantage de choix pour le futur développement.

« Cultiver une génération d’Egyptiens sachant parler chinois et comprenant la culture chinoise »

Hana, étudiante du Département de chinois à l’Université du Caire, aime écouter les chansons populaires chinoises. Elle nous a confié que « Le chemin ordinaire », « Ecouter la mer » et « Les descendants du dragon » étaient ses chansons favorites. Selon elle, son professeur leur apprend également à chanter des chansons chinoises dans la classe pour faciliter leur apprentissage du chinois.

« Dans les chansons, je peux ressentir la beauté du chinois et connaître l’attitude des Chinois à l’égard de la vie. De plus, les paroles de certaines chansons s’inspirent d’anciens poèmes, ce qui me permet d’apprendre la culture traditionnelle chinoise dans le même temps. Je peux ressentir le charme de la culture chinoise après avoir compris la connotation des paroles des chansons. Une pierre, deux coups ! », s’est ainsi exprimée Hana.

Hana participe souvent aux cours de théâtre à l’Institut Confucius de l’Université du Caire ainsi qu’aux différentes sortes de conférences sur la culture chinoise organisées par le Centre culturel chinois. « Avant peu, j’ai assisté à une conférence sur la Médecine traditionnelle chinoise (MTC) au Centre culturel chinois, laquelle a suscité mon grand intérêt pour la MTC », a-t-elle dit avec enthousiasme, avant d’ajouter que « durant la conférence, on nous a appris une méthode de massage des points d’acupuncture sur l’oreille. Une fois, j’avais mal à l’estomac, donc, j’ai essayé cette méthode. Ça marche fort bien ! »

L’enseignement du chinois en Egypte est désormais proposé pas uniquement à l’université, mais aussi dans les écoles primaires et secondaires. Le chinois est déjà devenu la deuxième langue vivante dans des écoles secondaires égyptiennes. L’Ecole-modèle d’amitié égypto-chinoise, financée par la Chine, est un établissement intégrant les écoles maternelle, primaire et secondaire, qui peut accueillir quelque 1 500 élèves avec ses 42 classes. Fayza Abul Naga, ancienne ministre égyptienne de la Planification et de la Coopération internationale, a indiqué que cette école « permet de former une génération d’Egyptiens sachant parler chinois et comprenant la culture chinoise. Je suis convaincue qu’ils apporteront une contribution positive au développement des relations Egypte-Chine dans le futur ». Dans le même temps, certaines écoles privées égyptiennes ont commencé à proposer des cours de chinois. A l’Ecole Nermien Ismail au Caire, les élèves qui apprennent le chinois comprennent non seulement des écoliers de première à troisième année, mais aussi des enfants de maternelle.

Les écoles locales de chinois et les Instituts Confucius en Egypte organisent souvent diverses activités culturelles, telles que la « Semaine de la culture chinoise », le « Concours de récitation de poésie chinoise », le « Concours de chansons en chinois ‘Chantons en Egypte’ » et le « Concours de sketchs en chinois ouvert aux étudiants égyptiens », visant à aider les apprenants de chinois en Egypte à comprendre la culture chinoise.

« Travailler dur pour maîtriser le chinois afin de devenir messager de l’amitié entre l’Egypte et la Chine »

Elta Beka, étudiant égyptien, vient de rentrer dans son pays après avoir terminé ses études à l’Université des Langues et Cultures de Beijing (BLCU). Son nom chinois est Zhao Wenbin. « J’avais appris le chinois à l’Institut Confucius de l’Université du Caire pendant 3 ans. En 2015, j’ai réussi l’examen HSK (Test d’évaluation de chinois) niveau 5 et l’examen oral du HSK niveau intermédiaire. Parallèlement, j’ai obtenu une bourse d’études de l’Institut Confucius de l’Université du Caire pour continuer mes études en Chine. Je suis ainsi devenu étudiant de master à la BLCU. » Elta Beka s’est fait beaucoup d’amis chinois au cours de son séjour en Chine, et s’est émerveillé des résultats du développement de la Chine. « Avec le développement de l’économie chinoise, le chinois est devenu de plus en plus important dans le monde, ce qui me rend plus déterminé à maîtriser cette langue. »

Elta Beka a décrit sur l’application WeChat son sentiment à bord du train à grande vitesse (TGV) chinois : « Quand j’étais à bord du TGV pour la première fois, un seul mot peut décrire mon sentiment : Génial ! Le train roule à 300 km à l’heure, sans secousses ni bruits. Je me suis émerveillé de la rapidité, de la ponctualité et de la stabilité du TGV chinois. C’est vraiment une fierté de la Chine ! »

Elta Beka nous a confié : « J’espère que davantage d’Egyptiens pourront connaître et comprendre la Chine, et dans le même temps, je souhaite présenter l’Egypte aux amis chinois. Dans le futur, il y aura davantage d’échanges et de coopération entre l’Egypte et la Chine dans divers domaines dont l’économie et la culture. Donc, je dois travailler dur pour maîtriser le chinois afin de devenir messager de l’amitié entre l’Egypte et la Chine. »

Sont nombreux les Egyptiens désireux de connaître profondément la Chine comme Elta Beka. De plus en plus d’Egyptiens souhaitent connaître la Chine et s’en rapprocher. Ils considèrent la participation à l’examen HSK et la poursuite des études en Chine comme des canaux pour réaliser ces rêves.

« Les expériences du développement et les modes d’innovation de la Chine constituent une source d’inspiration pour l’Egypte »

La « Vogue du chinois » en Egypte s’explique par l’amélioration croissante de la puissance globale et de l’influence de la Chine, le renforcement de l’intérêt des Egyptiens pour la Chine ainsi que le rayonnement constant de la langue chinoise. Ces dernières années, avec l’approfondissement de la coopération sino-égyptienne dans le cadre de la construction de « la Ceinture et la Route », de plus en plus d’entreprises à capitaux chinois ont investi en Egypte, et les échanges économiques et commerciaux entre les deux pays n’ont cessé de se multiplier.

Les entreprises à capitaux chinois ayant besoin des employés locaux créent plus de débouchés aux apprenants de chinois locaux. Pour travailler dans ces entreprises, certains Egyptiens sont venus spécialement apprendre le chinois à l’Institut Confucius. « Ces dernières années, dans les différents domaines en Egypte tels que la politique, l’économie, l’éducation, le tourisme, l’industrie et le commerce, on voit une demande croissante par rapport aux talents de chinois », a déclaré Yassin Taher, gouverneur d’Ismaïlia, ajoutant que « les Egyptiens sachant parler chinois n’ont pas de souci pour trouver un boulot. »

En avril 2017, l’Institut Confucius de l’Université du Canal de Suez a organisé le premier Salon de l’emploi dédié aux entreprises à capitaux chinois en Egypte. Seize entreprises participant à ce salon ont proposé plus de 300 postes d’emploi concernant diverses spécialités dont l’interprète et le traducteur chinois-arabe, le génie électrique, le génie civil, le design industriel, l’agriculture et la chimie, attirant des centaines d’étudiants égyptiens. « Les expériences du développement et les modes d’innovation de la Chine constituent une source d’inspiration pour l’Egypte », s’est ainsi exprimé Ahmed Hassan, étudiant égyptien, avant d’ajouter qu’« apprendre la culture chinoise, connaître le développement de la Chine et comprendre la sagesse chinoise constituent ma plus grande motivation pour l’apprentissage du chinois. »

Les populations égyptiennes veulent monter à bord du train « express » du développement chinois pour réaliser un développement commun. Le chinois a bel et bien construit un pont favorable aux échanges et à la coopération entre la Chine et l’Egypte. M. Mohamed Farid F. Khamis, président du Conseil d’administration de l’Université britannique en Egypte, a affirmé qu’il avait témoigné du changement bouleversant de la Chine depuis la mise en œuvre de la politique de réforme et d’ouverture il y a 40 ans. Le chinois est une langue du futur. Les Egyptiens doivent maîtriser cette langue s’ils veulent savoir le secret de l’élan de la Chine.

(Le Quotidien du Peuple, le 9 octobre 2018, page 3

Journalistes : Jing Yue et Huang Peizhao)

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