Des envoyés diplomatiques étrangers en Chine : la langue sert de pont pour les échanges culturels

[Source]    people.cn [Time]    2018-10-11 09:08:51 
 

Le dialogue d’ambassadeurs à Yuelu s’est récemment clôturé à Changsha dans la province chinoise du Hunan. Ayant pour thème Travailler ensemble pour un meilleur futur, cet événement s’est inscrit dans le cadre de la première Conférence internationale Le rôle de la diversité linguistique dans la construction d’une communauté mondiale et d’un futur partagé : protection, accès et promotion des ressources linguistiques. Les envoyés diplomatiques de différents pays en Chine ont mené des échanges autour des sujets tels que la coopération éducative et culturelle, les ressources linguistiques, et l’inspiration mutuelle entre les civilisations dans le cadre de « la Ceinture et la Route ».

Renforcer les échanges des talents pour contribuer à la coopération éducative dans le futur

Evoquant la formation des talents linguistiques, Nguyen Thi Thai Thong, ministre-conseillère de l’ambassade du Vietnam en Chine, a indiqué que pour les étudiants vietnamiens, étudier en Chine était un moyen important de nouer de l’amitié avec des Chinois, de comprendre la culture chinoise et d’accumuler des connaissances sur la Chine. Après leur retour, ils utiliseront ce qu’ils auront vu et appris dans leur vie quotidienne, devenant un pont pour les échanges entre les deux pays. « Actuellement, deux à trois mille étudiants chinois font leurs études au Vietnam, et quelque 10 000 étudiants vietnamiens poursuivent leurs études en Chine. Dans le futur développement éducatif, j’espère que plus de programmes d’échange d’étudiants seront mis en place pour contribuer à l’apprentissage mutuel. » La ministre-conseillère Nguyen a estimé que le développement des programmes d’échange d’étudiants revêtait une signification importante pour le futur développement des deux parties et apportait une contribution remarquable à la formation d’un partenariat plus ferme et plus solide.

A l’heure actuelle, l’Equateur est en train d’effectuer une réforme universitaire et toutes ses universités ont créé un département ou un centre de langues étrangères pour proposer un enseignement multilinguistique. « Aujourd’hui, il n’existe qu’un Institut Confucius en Equateur. J’espère que dans le futur, des Classes Confucius seront établies à l’université et que plus d’enseignants chinois seront accrédités pour renforcer le corps enseignant », s’est ainsi exprimé Carlos Larrea Dávila, ambassadeur de l’Equateur en Chine, avant d’ajouter que dans le cadre de la future formation éducative, il faut non seulement cultiver des personnes qui connaissent le chinois, mais aussi celles qui comprennent la culture chinoise.

Quant à la formation des polyglottes de la nouvelle ère, Isam K. A. Elmansour, ministre-conseiller à l’ambassade du Soudan en Chine, a estimé qu’avec le progrès constant de la science et des technologies, la communication et les échanges entre les hommes étaient de plus en plus étroits. Selon lui, l’initiative « la Ceinture et la Route » est une plateforme importante pour la promotion des échanges culturels et humains. M. Elmansour a émis le souhait de créer un meilleur avenir par l’intermédiaire de l’interconnexion des talents.

La formation des polyglottes est « le choix commun » pour la protection des ressources linguistiques

En ce qui concerne la protection des ressources linguistiques et culturelles, Mme Nguyen a estimé que dans le contexte de la fusion culturelle du monde d’aujourd’hui, la pénétration massive et l’usage fréquent de certaines langues éclipsaient dans une certaine mesure le charme des autres. « De nos jours, on concentre souvent l’attention sur l’apprentissage des langues en vogue comme l’anglais. Par contre, les autres langues sont négligées. Ce qui fait partie des impacts négatifs de l’intensification de la mondialisation. » Elle a poursuivi que face à ce genre de perte des ressources culturelles, qui était incontrôlable, nous ne pourrions que faire tout notre possible pour minimiser les impacts néfastes.

« Au Vietnam, nous nous penchons depuis toujours sur la formation des polyglottes et encourageons les enfants à apprendre une deuxième langue vivante au-delà de la maîtrise du vietnamien. Par conséquent, les jeunes montrent l’intérêt aux cultures étrangères », a présenté la ministre-conseillère vietnamienne, avant d’ajouter que ces dernières années, de plus en plus de jeunes avaient pris l’initiative d’apprendre le chinois. Selon elle, cela, d’une part, est dû au charme unique de la culture chinoise, et d’autre part, témoigne de l’importance que le Vietnam attache à la protection des ressources tant linguistiques que culturelles du monde, revêtant une signification importante par rapport à la diversité linguistique mondiale ainsi que aux échanges et à l’inspiration mutuelle entre les cultures du monde.

Attacher de l’importance à la diversité culturelle et protéger les langues en voie de disparition : il n’y a pas un instant à perdre

A propos de la protection de la diversité culturelle, Tania Romualdo, ambassadrice du Cap-Vert en Chine, croyait que les différentes langues devaient se développer ensemble et coexister en harmonie. D’après elle, dans la vie quotidienne, la langue pratiquée pour la population locale du Cap-Vert est le créole, mais la langue officielle de son pays est le portugais. « D’un côté, nous sommes Créoles, et cette langue et culture unique est l’emblème de notre identité ; de l’autre côté, nous utilisons le portugais pour communiquer avec l’extérieur, dans ce sens, celui-ci est un canal pour faire des échanges et partager des expériences avec le monde. » Ainsi, la meilleure méthode pour protéger la diversité culturelle, c’est d’élargir notre horizon et d’apprendre dans la mesure du possible plus de langues, sur la base de l’importance accordée à la langue maternelle.

« L’intérêt au chinois du peuple capverdien s’accroît sans cesse. En décembre 2015, un Institut Confucius a été établi dans la cité universitaire à la capitale du Cap-Vert. En septembre 2017, la langue chinoise a été officiellement intégrée dans le cursus comme une discipline facultative », a ainsi indiqué l’ambassadrice capverdienne, avant de poursuivre que dans leurs écoles, hormis le portugais, des cours de l’anglais, du français, de l’espagnol ainsi que de l’allemand étaient également proposés. « Langue, culture et tradition, ces trois facteurs sont si étroitement liés qu’il n’est pas possible de les séparer. La disparition d’un dialecte représente la décadence de la culture dont il dépend. » Disposant de 56 ethnies et de plus de 130 langues formant un trésor des ressources culturelles multiethniques, la Chine constitue une importante source d’inspiration pour les autres pays.

Selon Zhou Pei, ministre-conseillère de Gambie en Chine, dans son pays, afin de protéger la diversité culturelle, ils mobilisent la jeune génération, par la narration de contes, pour découvrir des langues en voie de disparition comme le Diola-Fogny, en vue de préserver et de transmettre les langues rares. Par ailleurs, elle a indiqué que les préparatifs de l’établissement de l’Institut Confucius en Gambie étaient en cours, et celui-ci verrait le jour en Gambie dans les meilleurs délais.

(People.cn, depuis Beijing, le 29 septembre)

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