L’Université normale du Hunan et l’Université fédérale de Kazan établissent conjointement un Institut Confucius

[Source]    icswb.com [Time]    2018-10-08 18:15:10 
 

Dans les rues de Kazan, capitale de la République du Tatarstan de la Fédération de Russie, les habitants locaux bavardent toujours chaleureusement en chinois avec des passants chinois qui se caractérisent par la peau jaune et les cheveux noirs. En tant que ville importante sur « la Ceinture et la Route », Kazan a vu la « Vogue du chinois » s’y amplifier depuis longtemps, ce qui s’explique par le développement constant de la Chine et le rôle de pont de l’Institut Confucius établi conjointement par l’Université normale du Hunan et l’Université fédérale de Kazan, mais est aussi lié aux efforts déployés par un grand nombre de « messagers culturels » comme Yi Yanping.


Yi Yanping (1ère à gauche au 1er rang) pose pour une photo de groupe avec les participants au 1er Forum de recherche scientifique en ligne sur « Volga – Changjiang » ouvert aux étudiants chinois et russes.

Emotion

Son père de 89 ans lui recommande de contribuer davantage à la patrie.

L’Université fédérale de Kazan n’est pas assez familière pour beaucoup de monde. Elle est la plus ancienne université dotée de la meilleure réputation au bassin de la Volga en Russie, où furent formés des hommes célèbres tels que le grand écrivain Lev Tolstoï et le révolutionnaire Vladimir Lénine. En 2007, pour répondre à la demande de la population russe en termes d’apprentissage du chinois et promouvoir les échanges et la coopération entre la Chine et la Russie dans les domaines éducatif et culturel, l’Université normale du Hunan et l’Université fédérale de Kazan ont conjointement établi un Institut Confucius.

En février dernier, après avoir passé une série d’examens, Yi Yanping, âgée de 52 ans, professeure associée au Département d’anglais de la Faculté des études étrangères de l’Université normale du Hunan, a été recrutée comme nouvelle directrice chinoise de l’Institut Confucius de l’Université fédérale de Kazan en Russie. Pour Mme Yi, ce « tournant magnifique » dans sa carrière ne représente pas une promotion, mais une transformation de sa mission.


Yi Yanping

« Au cours des trente ans passés, mon travail éducatif consistait à présenter aux étudiants chinois les cultures des pays européens et américains. Néanmoins, pendant mes visites dans des pays occidentaux, j’ai découvert que de nombreux habitants locaux ne connaissaient pas la Chine. Bien évidemment, des universités m’ont invitée de temps en temps pour présenter la culture chinoise. Dans ce sens, je ressemblais à un diffuseur à temps partiel », Mme Li s’est ainsi exprimée. Effectivement, Yi Yanping garde toujours dans son cœur l’idée de servir « la Ceinture et la Route » et de travailler à temps plein sur la présentation au monde la situation actuelle de la Chine et de sa ville natale Changsha.

Comme le dit un proverbe chinois, « Quand ses parents sont là, un homme doit remplir ses devoirs de piété filiale au lieu de voyager loin ». Cependant, informé du changement du travail de Yi Yanping, son père, âgé de 89 ans, lui a recommandé de contribuer davantage à la patrie, au lieu de s’y opposer. « Mon père a été un militaire. Il nous dit souvent qu’il faut avoir la patrie dans le cœur et qu’il ne faut pas se préoccuper seulement de ses propres intérêts. C’est aussi une raison importante qui m’encourage à s’engager dans cette cause. »

Innovation

Amener ses étudiants à traverser deux pays pour découvrir la culture millénaire du Hunan

Avec le soutien de sa famille, Mme Yi Yanping est plus courageuse pour accomplir sa mission. En tant que nouvelle directrice chinoise de l’Institut Confucius de l’Université fédérale de Kazan, elle n’a pas suivi seulement la même voie qu’avant. En revanche, elle a choisi de relever les défis et développer des innovations en combinant la culture du Hunan.

« La culture du Hunan, caractérisée notamment par l’opéra du Hunan, la broderie du Hunan, la cuisine du Hunan, l’écriture des femmes et le thé du Hunan, fait partie importante de la culture chinoise. Nous espérons qu’à travers la diffusion de la culture du Hunan, les étudiants et populations russes peuvent connaître, sous divers angles et à différentes dimensions, une Chine disposant d’une culture diversifiée. » Orientée vers cet objectif, Yi Yanping a amené, pendant les vacances d’été de cette année, un groupe d’élèves russes à Changsha dans le cadre d’un voyage d’études. Au Musée de Changcha, étape cruciale de leur séjour, les élèves s’étaient tellement émerveillés des porcelaines chinoises récupérées depuis l’épave de Belitung, bateau de commerce millénaire, et du fait que plus de 50 000 parmi les quelque 60 000 objets précieux récupérés furent fabriqués dans le four Tongguan de Changsha.

« Si les objets récupérés depuis ‘l’épave de Belitung’ permettent de faire imaginer la ville de Changsha d’il y a mille ans, aujourd’hui la porcelaine rouge cuite à haute température démontre au monde l’esprit d’innovation des populations de Changsha. » Porteuse du gène d’innovation de Changsha, la directrice Yi a mené audacieusement des coopérations non lucratives avec la SARL Dahong Développement de porcelaine de Changsha, pour inviter Yin Yanzheng, expert en porcelaine rouge, à présenter la culture de porcelaine rouge en Russie afin que les étudiants puissent connaître la culture rouge du Hunan. Selon des sources, les deux parties envisagent d’établir un Centre d’expérience de culture et de porcelaine rouges dans l’Institut Confucius de l’Université fédérale de Kazan, et d’organiser les études des étudiants russes au Hunan chaque année pendant les vacances d’été.

Résultats

Une université russe réserve les enseignants de chinois en avance d’un an.

Pionnier de la province chinoise du Hunan dans le cadre de l’articulation à l’initiative « la Ceinture et la Route », l’Institut Confucius de l’Université fédérale de Kazan a obtenu, depuis son établissement, des résultats fructueux en matière de renforcement de l’amitié entre les peuples chinois et russe ainsi que de promotion de la langue et la culture chinoises.

Lors de notre interview téléphonique, une visiteuse s’est présentée au bureau de Mme Yi. Quelque trois heures plus tard, la directrice Yi nous a rejoints au téléphone. Elle nous a dit que la visiteuse s’appelait Alfiya Rafisovna, directrice du Département des langues étrangères de l’Institut à Ielabouga de l’Université fédérale de Kazan, qui était venue principalement pour les enseignants de chinois.

« L’Institut à Ielabouga de l’Université fédérale de Kazan se situe dans une commune éloignée. Grâce à l’enseignement extraordinaire de Li Zhengwen, enseignant de chinois très apprécié par ses étudiants et les habitants locaux, la population locale a manifesté un enthousiasme croissant pour l’apprentissage du chinois, ce qui a donné un élan à la promotion du chinois. » Selon Yi Yanping, au début, les étudiants de cet Institut avaient pris le chinois comme deuxième langue vivante. Mais cette année, la spécialité de chinois a été établie dans cet Institut, attirant l’attention de nombreux élèves en terminal des communes voisines. Par crainte du manque d’enseignants de chinois suite à l’augmentation constante du nombre des étudiants inscrits à la spécialité de chinois dans l’année prochaine, la directrice Alfiya n’a pas ménagé sa peine en passant 8 heures en route pour réserver des enseignants de chinois en avance d’un an.

Hormis les universités, beaucoup d’écoles primaires et secondaires en Russie ont également proposé des cours de chinois, et de nombreux élèves sont devenus « fanatiques de la Chine ». Pendant le premier semestre de cette année, l’Institut Confucius de l’Université fédérale de Kazan a organisé un concours de connaissances du chinois, lors duquel, une petite fille qui s’appelle Shan Cha Hua (Camélia), passionnée de la langue et la culture chinoises, a impressionné beaucoup la directrice Yi Yanping.

« La petite fille était frappée par une fièvre jusqu’à 40 degrés la veille du concours. Ses parents qui s’inquiétaient d’elle l’ont persuadée d’abandonner ce concours. En pleurant et criant, la petite fille a refusé d’y renoncer. Sa mère ne pouvait donc rien faire que de lui promettre de la laisser y participer à condition que la fièvre baisse. » En réalité, selon Yi Yanping qui a vécu toute la période de la mise en œuvre de la politique de réforme et d’ouverture de la Chine, la « Vogue du chinois » qui s’amplifie à Kazan ressemble à la « Vogue de l’anglais » surgissant en Chine il y a 40 ans suite à la mise en œuvre de cette politique, car l’apprentissage signifie l’opportunité.

Après l’interview, Mme Yi a émis le souhait d’unir les individus, groupes et organisations adhérant au principe de l’Institut Confucius pour travailler ensemble en vue de contribuer à la construction de « la Ceinture et la Route » et de promouvoir l’inspiration mutuelle, la coexistence harmonieuse et le développement commun entre les civilisations chinoise et étrangère.

Message de la directrice Yi Yanping : la puissance de la Chine nous permet davantage d’occasions de monter sur la scène mondiale et de nous faire entendre. Aujourd’hui, nous célébrons le 69e anniversaire de la Chine, je souhaite plus de prospérité, de richesse et de puissance à la patrie.

(Icswb.com, Journal du soir de Changsha, le 30 septembre, journaliste : Shu Wen)

Lien de l’article

 
mot clé:

Nouvelles concernées