Clôture du Concours international des arts martiaux 2018 en Tanzanie

[Source]    Institut Confucius de l’Université de Dar es Salaam en Tanzanie [Time]    2018-09-14 16:57:52 
 

Le Concours international des arts martiaux 2018 en Tanzanie s’est tenu les 1er et 2 septembre au Stade national de Tanzanie. Sous le haut patronage du ministère tanzanien de l’Information, de la Culture, des Arts et des Sports ainsi que de l’Ambassade de Chine en Tanzanie, ce concours a été organisé par l’Association tanzanienne des arts martiaux en collaboration avec l’Institut Confucius de l’Université de Dar es Salaam (UDSM).

L’événement a réuni 214 candidats de 24 clubs d’arts martiaux venant de différents pays, dont la Zambie, le Rwanda, le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie. Les programmes de compétition comprenaient l’épreuve collective, les Taolu (une forme d’arts martiaux chinois) et le Sanda (un sport de combat chinois). Les Taolu comprenaient le Changquan, le Tai-chi-chuan, le poing du Sud, la boxe de Shaolin, l’épée du Tai-chi, l’épée, le sabre, la lance, le bâton, la boxe traditionnelle, les instruments traditionnels et le Duilian (combat en duo ou entre plusieurs personnes), entre autres. Les candidats ont été divisés en groupe d’adultes et en groupe d’adolescents.

Lors du concours, de nombreux candidats talentueux ont offert une compétition merveilleuse. Les plus remarquables étaient les candidats du groupe d’adolescents dont le plus jeune n’avait que huit ans. Pendant le concours, avec des gestes et des mouvements tout à fait comme il faut, ces jeunes candidats ont montré un élan aussi fort que celui des candidats du groupe d’adultes, en suscitant des acclamations parmi les spectateurs.


Lors de la compétition du Sanda


Les candidats du groupe d’adolescents


La représentation du Changquan donnée par un candidat du groupe d’adolescents

Salum, candidat de l’équipe de l’Institut Confucius de l’UDSM, a remporté les médailles d’or du Duilian, du Changquan et de la lance dans ce concours. Ce candidat le mieux noté a dit : « J’aime beaucoup les arts martiaux. Quand j’ai commencé à pratiquer les arts martiaux, j’étais un adolescent. Ça fait maintenant dix ans. Je vais continuer à travailler plus dur dans le futur. »


Salum (deuxième à droite) et Brighton (premier à gauche)

Brighton, originaire du club d’arts martiaux de Dodoma, est venu tout seul au concours. Portant un costume d’arts martiaux en forme de robe de cérémonie des bonzes, Brighton a pratiqué la boxe de Shaolin. Sa performance superbe en arts martiaux, ayant suscité des acclamations, lui a valu la médaille d’or de ce programme. Par ailleurs, il a remporté la médaille d’argent du sabre.


La représentation du sabre donnée par Brighton

Mary était la seule candidate de l’équipe zambienne. Elle a montré dans la compétition du Changquan des coups de poing énergiques en unissant la force à la douceur, et a fini par remporter la médaille de bronze de cette épreuve.


La démonstration du Changquan donnée par Mary

Anastazia, venant du Groupe de kung-fu de Shaolin de la paix en Tanzanie, a assisté au concours avec sa fille de 8 ans et son fils de 18 mois. Elle a confié que la pratique des arts martiaux lui avait permis une meilleure santé. De plus, selon elle, sa fille a appris les arts martiaux depuis plus d’un an, et elle compte faire apprendre les arts martiaux à son fils l’année prochaine. Anastazia espère que ses enfants auront l’occasion d’aller apprendre les arts martiaux dans le temple Shaolin en Chine dans le futur.

Lors de cette compétition, l’équipe de l’Institut Confucius de l’UDSM a remporté la première place en groupe avec 6 médailles d’or, 5 médailles d’argent et 4 médailles de bronze. L’équipe zambienne d’arts martiaux et le Groupe de kung-fu de Shaolin de la paix en Tanzanie ont respectivement remporté la deuxième et la troisième place en groupe.


Photo de groupe de l’équipe de l’Institut Confucius de l’UDSM

Lors de la cérémonie de clôture, des personnalités éminentes ont chacune prononcé un discours et décerné les prix aux lauréats des prix individuels et collectifs. Ils étaient Uwiragiye Marc, président de l’Association des arts martiaux du Rwanda, Mwarami Shaweji Mitete, président de l’Association des arts martiaux de Tanzanie, Aldin K. Mutembei, directeur tanzanien de l’Institut Confucius de l’UDSM, Li Rusong, président de l’Association des arts martiaux chinois de Zambie, et Zhang Bing, venant du Service de la culture de l’Ambassade de Chine en Tanzanie.


Lors de la cérémonie de remise des prix

Zhang Bing a d’abord félicité dans son discours les candidats pour leurs résultats excellents dans cette compétition, avant de leur souhaiter une meilleure maîtrise des arts martiaux afin d’obtenir de meilleurs résultats dans la compétition de l’année prochaine. Selon lui, les arts martiaux constituent un patrimoine culturel précieux de la nation chinoise et l’apprentissage des arts martiaux chinois est justement un processus pour découvrir la culture chinoise. Il espérait que de plus en plus d’Africains apprendraient les arts martiaux dans le futur.

Aldin K. Mutembei a déclaré qu’il n’existait pas de frontières dans les arts martiaux et que comme le chinois, les arts martiaux unissaient les peuples africain et chinois. Il a émis le souhait que plus de personnes puissent communiquer en chinois et en swahili dans les futures compétitions du Concours international des arts martiaux en Tanzanie.

Uwiragiye Marc, Mwarami Shaweji Mitete et Li Rusong ont tous déclaré dans leurs discours que les arts martiaux étaient bons pour la santé aussi physique que mentale, mais favorisaient aussi la solidarité entre les peuples de différents pays. Selon eux, le concours des arts martiaux est une bonne occasion d’apprentissage, d’inspiration et d’échanges pour les amateurs d’arts martiaux. Ils ont indiqué que faire des amis à travers les arts martiaux incarnait exactement la signification de la tenue du concours des arts martiaux.

En outre, M. Mwarami a particulièrement souligné qu’il n’y avait pas d’équipe nationale d’arts martiaux en Tanzanie pour le moment et qu’il espérait sélectionner des candidats exceptionnels à travers ce concours pour former une telle équipe, dans le but de mieux transmettre l’esprit des arts martiaux et de mener des activités à cet égard.


Photo de groupe d’une partie du personnel de l’Institut Confucius de l’UDSM

En tant qu’organisateur, l’Institut Confucius de l’UDSM a soigneusement préparé cette compétition et assuré son bon déroulement. Lors de la cérémonie de clôture, la représentation magnifique de la danse du dragon et de lions, exécutée par l’équipe de danse du dragon et de lions de l’Institut Confucius, était bien admirée par les spectateurs. Guo Shoujing, enseignant d’arts martiaux de l’Institut Confucius, a estimé que le concours d’arts martiaux était une compétition, mais plutôt un échange, et que les arts martiaux incarnaient l’esprit chinois. Selon lui, au cours de la promotion des arts martiaux chinois, il faut non seulement enseigner les techniques, mais aussi laisser les Africains ressentir l’esprit des arts martiaux impliquant l’essence de la culture nationale chinoise.


Représentation de la danse du lion donnée par l’Institut Confucius de l’UDSM


Représentation de la danse du dragon donnée par l’Institut Confucius de l’UDSM

Parlant avec esprit et humour dans les coups de sabres et d’épées, les cracks de différents pays se sont faits des amis à travers les arts martiaux. Un moyen important pour la Chine de communiquer avec le reste du monde, les arts martiaux sont de plus en plus populaires parmi les peuples de différents pays du monde, ce qui apportera une plus grande contribution à la construction d’un monde harmonieux.

Article et photos fournis par Zhang Liping

 
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