Kenya : Le secrétaire général du parti au pouvoir apprend le chinois avec moi (Reportage)

[Source]    xinhuanet.com [Time]    2018-09-10 13:31:39 
 


Le 24 août, au siège du parti Jubilee à Nairobi du Kenya, Xu Jing apprend à Raphael Tuju à écrire des caractères chinois. Raphael Tuju, âgé de 59 ans, est le secrétaire général du Jubilee, parti au pouvoir au Kenya, et également élève de l’enseignante chinoise Xu Jing. Parlant de sa motivation initiale pour l’apprentissage du chinois, M. Tuju a indiqué qu’actuellement, les relations Kenya-Chine connaissaient un développement rapide et global, et que les échanges entre les partis des deux pays se multipliaient davantage. Selon lui, afin de mieux s’inspirer de l’expérience de la gouvernance chinoise, il espère apprendre le chinois, car la langue est un outil important pour connaître la culture d’un pays. Par l’intermédiaire de l’ambassade chinoise, Madame Xu Jing, venant de l’Institut Confucius de l’Université de Nairobi au Kenya, a assumé cette mission aussi difficile que clé. Le Sommet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA) se tiendra les 3 et 4 septembre en Chine, auquel M. Tuju participera également. Il attend impatiemment de communiquer avec ses amis chinois en chinois à Beijing.

« Comment tu t’appelles ? » « Je m’appelle Tuju. » « Tu es Chinois ? » « Non, je suis Kenyan. » « Tu aimes le thé chinois ? » « Oui, je l’adore ! » …

Un vendredi matin, l’enseignante chinoise Xu Jing donnait un cours de chinois individuel à son élève kenyan Raphael Tuju. Cet homme, vêtu en costume, qui a l’air très puissant et suit le cours attentivement, est une personnalité éminente. Il est secrétaire général du Jubilee, parti au pouvoir au Kenya.

Ce jour-là, Tuju était en retard de 10 minutes à cause d’une réunion avec le président kenyan Uhuru Kenyatta. Une fois entré dans le bureau, M. Tuju a dit en chinois : « Bonjour Madame. Désolé ! » Il a expliqué en plaisantant en anglais : « Le président voulais parler plus avec moi, mais je lui ai dit que l’on ne pourrait pas faire attendre l’enseignante Xu ! »

L’affinité entre Madame Xu et M. Tuju remontait au mois de juin dernier. Lors de sa participation à un événement organisé par l’ambassade de Chine au Kenya, M. Tuju a exprimé au personnel chinois sa forte volonté d’apprendre le chinois.

Raphael Tuju, âgé de 59 ans, a souligné qu’en raison du travail, il avait visité la Chine plusieurs fois et qu’il avait été impressionné par les réalisations considérables de la Chine dans le cadre de la réforme et de l’ouverture. « La Chine s’est transformée en deuxième économie du monde d’un pays pauvre et arriéré avec une population nombreuse. Ce qui est étroitement lié à l’excellente gouvernance du gouvernement chinois. »

Parlant de sa motivation initiale pour l’apprentissage du chinois, le secrétaire général Tuju a indiqué qu’actuellement, les relations entre le Kenya et la Chine connaissaient un développement rapide et global, et que les échanges entre les partis des deux pays se multipliaient davantage. Selon lui, afin de mieux s’inspirer de l’expérience de gouvernance de la Chine, il espère apprendre le chinois, car la langue est un outil important pour comprendre la culture d’un pays.

Par l’intermédiaire de l’ambassade chinoise, Xu Jing, enseignante chinoise de l’Institut Confucius de l’Université de Nairobi au Kenya, a assumé la tâche aussi difficile que clé d’apprendre le chinois à Tuju. « Au début, j’ai ressenti beaucoup de stress en pensant que ce vieil homme, ayant un statut spécial, serait mon élève », a confié Xu Jing, ajoutant qu’ « à l’époque, j’avais plein de questions dans ma tête. Est-ce qu’il prendra des airs ? Aura-t-il le temps d’apprendre ? Si j’enseigne mal, que dois-je faire ? »

Xu Jing se souvient toujours du contenu du premier texto qu’elle a envoyé à Tuju, dans lequel elle s’est présentée comme « Xu Jing Rotich ». Sous peu, Tuju l’a appelée avec curiosité pour lui demander d’où venait-elle, et pourquoi elle portait un nom de famille kenyan. Cet appel a réduit immédiatement la distance entre eux.

En réalité, Madame Xu s’est mariée avec un Kenyan. Son mari, Henry K. Rotich, est fonctionnaire au Bureau national des normes du Kenya. Il avait fait ses études en Chine pendant 8 ans et parle le chinois impeccablement.


Le 24 août, au siège du parti Jubilee à Nairobi au Kenya, Xu Jing (à gauche) et Tuju communiquent sur les horaires de cours. Raphael Tuju, âgé de 59 ans, est le secrétaire général du Jubilee, parti au pourvoir au Kenya, et également élève de l’enseignante chinoise Xu Jing. Parlant de sa motivation initiale pour l’apprentissage du chinois, M. Tuju a indiqué qu’actuellement, les relations Kenya-Chine connaissaient un développement rapide et global, et que les échanges entre les partis des deux pays se multipliaient davantage. Selon lui, afin de mieux s’inspirer de l’expérience de la gouvernance chinoise, il espère apprendre le chinois, car la langue est un outil important pour connaître la culture d’un pays. Par l’intermédiaire de l’ambassade chinoise, Madame Xu Jing, venant de l’Institut Confucius de l’Université de Nairobi au Kenya, a assumé cette mission aussi difficile que clé. Le Sommet de Beijing du FCSA se tiendra les 3 et 4 septembre en Chine, auquel M. Tuju participera également. Il attend impatiemment de communiquer avec ses amis chinois en chinois à Beijing.

Henry nous a confié qu’en tant que Kenyan, il connaissait bien les difficultés communes pour les populations locales dans l’apprentissage du chinois. Ainsi, il donne parfois des astuces d’enseignement à sa femme. « Tu sais, quand Xu Jing rencontre des obstacles dans la communication avec Tuju pendant les cours, elle m’appelle pour demander des aides ! », a-t-il poursuivi avec fierté.

Selon Madame Xu, beaucoup de tribus kenyanes utilisent des langues à tons comme le chinois. De ce fait, l’apprentissage du pinyin et des quatre tons du mandarin est relativement facile pour M. Tuju, originaire de la tribu de Luo. Cependant, comme beaucoup de locaux, il rencontre des difficultés dans la prononciation des initiales en chinois comme « j », « q » et « x ».

Bien qu’il plaisante beaucoup, Raphael Tuju a ému Xu Jing par son sérieux et son enthousiasme dans l’apprentissage. Madame Xu l’admire beaucoup à cet égard.

Pour le moment, le secrétaire général Tuju suit deux séances de cours de chinois par semaine, chacune durant quelque deux heures. Pourtant, d’après Tuju, il est loin d’être suffisant pour maîtriser cette langue. Malgré son agenda bien chargé, depuis son premier cours au début du juillet, il épargne presque chaque jour au moins une heure pour faire la révision et ses devoirs. Qui plus est, une fois qu’il rencontre des Chinois à Nairobi, il les salue en chinois, pour n’échapper à aucune occasion de faire des exercices oraux.

« Madame Xu est si consciencieuse que je ne peux certainement pas la décevoir. De plus, il y a à l’heure actuelle des médias chinois qui viennent m’interviewer. Je dois parler bien le chinois devant les caméras ! », s’est ainsi exprimé Tuju de façon humoristique lors d’une interview.

Le Sommet de Beijing du FCSA se tiendra les 3 et 4 septembre en Chine, auquel le secrétaire général Tuju participera. Il attend impatiemment de communiquer avec ses amis chinois en chinois à Beijing. « Plus j’apprends le chinois, j’aime plus la culture chinoise. » Ayant comme son objectif à court terme de bien passer l’examen HSK (Test d’évaluation de chinois) Niveau 1 l’année prochaine, M. Tuju espère apprendre le chinois tout au long de sa vie.

L’Institut Confucius de l’Université de Nairobi, établi en 2005, est le premier du genre en Afrique. Ces dernières années, au fur et à mesure du développement constant des échanges économiques, commerciaux, culturels et humains entre la Chine et le Kenya, cet Institut a vu la « vogue du chinois » s’amplifier dans la localité.

Selon sa directrice chinoise Xiao Shan, hormis l’enseignement régulier pour un diplôme de chinois, l’Institut Confucius propose également des formations de chinois à l’intention d’une dizaine de milliers d’officiers kenyans venant de l’aéroport, de la douane, du Bureau d’immigration et du ministère des Affaires étrangères ainsi que d’employés de l’Office des Nations unies à Nairobi (ONUN). Actuellement, l’Institut Confucius coopère avec la Commission du développement du cursus du Kenya pour concevoir un programme d’enseignement, planifiant l’intégration du chinois dans le cursus des écoles primaires et secondaires kenyanes.

« Tuju est très doué en apprentissage du chinois. Haut dirigeant du gouvernement kenyan et frisant la soixantaine, il manifeste un enthousiasme et une ardeur dans l’apprentissage. Cela encourage certainement les jeunes kenyans, et joue un rôle positif dans le rayonnement du chinois au Kenya », s’est exclamée Xu Jing.

Quand on lui a demandé si l’appréciation de Madame Xu était pertinente, Tuju, ayant le sourire aux lèvres, a répondu modestement en anglais : « C’est ça ? Je n’en suis pas très sûr ! » Après quelques instants, il s’est soudainement rendu compte qu’il lui faudrait répondre en chinois, et a dit en souriant : « Comme ci comme ça ! »

(Agence de Presse Xinhua, depuis Nairobi, le 2 septembre

Journaliste : Jin Zheng ; photographe : Li Yan)

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