Interview avec Hassan Ragab, directeur de l’Institut Confucius de l’Université du Canal de Suez : l’Institut Confucius a permis de renforcer les connaissances mutuelles et la coopération entre la Chine et l’Egypte

[Source]    xinhuanet.com [Time]    2018-08-28 16:57:12 
 

Hassan Ragab, directeur de l’Institut Confucius de l’Université du Canal de Suez en Egypte, a déclaré lors d’une interview accordée à l’Agence Xinhua que, l’Institut Confucius avait permis de renforcer la coopération et les connaissances mutuelles entre les peuples chinois et égyptien.

L’Université du Canal de Suez se trouve à Ismaïlia, ville située sur la rive ouest du canal de Suez. En 2016, Hassan Ragab a pris le poste de directeur égyptien de l’Institut Confucius de cette université et celui de doyen de sa Faculté des langues. Hassan a un nom chinois Da Hai, signifiant la mer. Ses étudiants préfèrent l’appeler professeur Da Hai. Ce directeur égyptien a souligné qu’actuellement, de plus en plus d’élèves apprenaient le chinois, et que celui-ci était devenu une spécialité privilégiée. En 2018, plus de 300 élèves se sont inscrits au concours d’admission au Département de chinois de la Faculté des langues de l’Université du Canal de Suez, tandis que celui-ci ne recrutait que 30 étudiants. « Les étudiants égyptiens désirent connaître la langue et la culture chinoises, car ils pensent que la Chine est un exemple pour les autres pays en développement », a-t-il poursuivi.

A la fin du juillet dernier, sur invitation du Siège de l’Institut Confucius, le directeur Hassan a dirigé les 20 meilleurs étudiants en termes de notes de chinois, sélectionnés parmi les universités égyptiennes, pour participer à une colonie de vacances d’été de quelque 15 jours en Chine. Durant ce séjour, ils ont visité des villes chinoises comme Beijing, Tianjin et Shanghai, et des universités chinoises telles que l’Université Nankai et l’Université des Langues et Cultures de Beijing. Ils ont eu l’occasion de découvrir la littérature et la culture culinaire chinoises. « Un dicton chinois dit que Mieux vaut voir une fois de ses propres yeux que d’entendre parler cent fois. L’expérience est très importante », a ajouté Hassan.

M. Hassan Ragab nous a fait savoir que deux Instituts Confucius étaient présents en Egypte, l’un à l’Université du Canal de Suez, et l’autre à l’Université du Caire. Selon lui, celui de l’Université du Canal de Suez a attiré des étudiants désireux d’apprendre le chinois, mais aussi des Egyptiens engagés dans différents milieux et disciplines épris de la culture chinoise. Le directeur Hassan a présenté que son Institut Confucius proposait des cours de chinois dans la Zone Teda de coopération économique et commerciale Chine-Egypte de Suez, à l’Université britannique en Egypte et à l’Université Helwan, et proposerait des cours de chinois dans trois autres universités dans un bref délai.

D’ailleurs, le directeur Hassan a indiqué que de nombreuses entreprises chinoises en Egypte recrutaient des employés égyptiens qui savent parler chinois. Il a pris l’exemple des dizaines d’entreprises chinoises dans la zone économique du Canal de Suez, lesquelles avaient créé un grand nombre d’emplois pour les Egyptiens. Apparemment, ceux qui savent parler chinois ont plus de possibilités pour obtenir leurs emplois. En 2017, l’Institut Confucius a organisé une journée du recrutement dédiée aux entreprises chinoises. Quelque 200 diplômés égyptiens ont été recrutés dans ce cadre.

« Au fur et à mesure du développement du pays et de l’élargissement de son influence mondiale, sa langue fait l’objet d’une attention de la communauté internationale », M. Hassan a poursuivi qu’il appréciait beaucoup les politiques chinoises envers l’Afrique et le Moyen-Orient, « la présence des entreprises chinoises en Egypte a permis de contourner les barrières commerciales, mais aussi de créer des emplois pour les Egyptiens. Voilà un bénéfice réciproque. Dans le futur, nous devrons multiplier ce genre de coopération. »

Finalement, M. Hassan Ragab a émis le souhait que les deux pays mènent des échanges dans plus de disciplines et de milieux dans le futur. Il croit qu’avec l’augmentation constante du nombre des personnes s’intéressant au chinois et à la culture chinoise, l’idée de coopération gagnant-gagnant que la Chine prône, sera partagée par davantage de gens.

(Agence de Presse Xinhua, depuis Ismaïlia, le 21 août

Journalistes : Zheng Siyuan et Yu Tao)

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