« Je suis épris de la culture et du peuple chinois »

[Source]    Quotidien du Peuple (édition d’outre-mer) [Time]    2018-08-08 09:20:23 
 


Une délégation bulgare de 13 membres issus de tous les secteurs s’est récemment rendue à Beijing pour participer au programme de formation sur la culture chinoise 2018 du Siège de l’Institut Confucius (Hanban). Les membres de la délégation apprennent la peinture chinoise durant la formation.

Ces derniers jours s’est rendue à Beijing une délégation bulgare composée de 13 membres issus de tous les secteurs, dont des professeurs à la Faculté de droit, des directeurs de jardins d’enfants, des directeurs d’écoles privées et des responsables d’éditions, pour participer au programme de formation sur la culture chinoise 2018 du Siège de l’Institut Confucius (Hanban).

Iskra Mandova, directrice bulgare de l’Institut Confucius de l’Université Saints Cyrille et Méthode de Veliko Tarnovo (VTU) en Bulgarie, a servi d’intermédiaire pour cette délégation de formation. Occupant son poste depuis six ans, Iskra Mandova a déclaré : « J’espère que les membres de la délégation visiteront la Chine en personne. Je suis convaincue qu’ils soutiendront davantage l’enseignement du chinois après avoir découvert le développement de la Chine par eux-mêmes ».

Je ne m’attendais pas à ce que la Chine se développe si vite

C’était la première visite en Chine pour la plupart des membres de la délégation. Ce qui les a impressionnés le plus, c’était « la rapidité du développement de la Chine ».

Neyko Genchev, directeur de la maison d’édition Faber, nous a indiqué : « Après mon arrivée en Chine, je comprends mieux l’expression ‘seuls ceux qui ne sont jamais allés en Chine vont dire du mal de la Chine’ ».

Le programme de formation touchant à sa fin, Neyko Genchev nous a confié qu’il avait grandement apprécié son séjour en Chine. « J’ai admiré de beaux paysages tous les jours. » Il a même déclaré : « Je suis épris de la culture et du peuple chinois ». Il s’est dit espérer avoir la chance de revisiter en Chine.

Pour Klara Zakova, professeure à la Faculté de droit de l’Université Saint-Clément-d’Ohrid de Sofia (SU), c’était aussi sa première visite en Chine. « En Bulgarie, je ne m’attendais pas à ce que la Chine se développe si vite, comme le paiement mobile ». D’après elle, cette visite représentait une opportunité précieuse de découvrir de près la Chine contemporaine. « De mon retour en Bulgarie, ce que je voudrais partager avec mes élèves, c’est que le développement rapide de la Chine repose sur le succès de son système politique ».

Sasho G. Penov, collègue de Klara Zakova et doyen de la Faculté de droit de la SU, a également participé à cette formation. Il s’agissait pour lui de sa quatrième visite en Chine. « Chaque visite m’a donné des impressions différentes car le développement de la Chine est très rapide ». M. Penov a pris l’exemple du Hall d’exposition de la planification de Beijing, qu’il a visité cette fois-ci, pour illustrer les différences qu’il a ressenties. « Vous pourrez y voir l’évolution et le développement de la ville et de son réseau de transport à différentes étapes ».

Ayant visité plusieurs villes chinoises, dont Beijing, Shanghai, Xiamen et Guangzhou, M. Penov ne s’intéressait pas seulement à l’histoire chinoise, en lisant de nombreux ouvrages sur la matière, il a également suivi de manière constante le développement de la Chine contemporaine. « J’ai lu des extraits en bulgare des Opinions de Xi Jinping sur la réalisation du rêve chinois du grand renouveau de la nation chinoise. Je pense que le rêve chinois jouit d’une grande force et qu’il représente en réalité l’objectif et la mission du développement de la Chine contemporaine », a ainsi avancé M. Penov.

Le chinois est la première langue vivante de l’école

Avant son arrivée en Chine, Olga Yalamova, directrice de l’Ecole secondaire privée Evlogi et Hristo Georgievi, avaient déjà noué un lien de coopération avec l’Institut Confucius de la VTU. « L’un de nos enseignants de chinois vient de cet Institut Confucius. C’est grâce au soutien de l’Institut Confucius que notre enseignement du chinois s’est bien déroulé. » Mme Yalamova a ajouté : « Les écoliers de première année ont déjà réussi à l’examen HSK (test d’évaluation de chinois) niveau 1 ».

L’Ecole secondaire privée Evlogi et Hristo Georgievi a été fondée en 2015 et l’idée de sa création est venu du mari d’Olga Yalamova. « Il travaille dans le domaine financier. Après avoir vu l’essor de la Chine et la popularité croissante du chinois, il a eu l’idée de créer cette école. Cette dernière propose le chinois comme première langue vivante, ce qui permettra aux jeunes davantage d’opportunités d’emploi à l’avenir », a ainsi déclaré Mme Yalamova.

Actuellement, l’Ecole secondaire privée Evlogi et Hristo Georgievi possède 8 classes, et son plus jeune élève a 5 ans. Au primaire, les élèves suivent 10 heures de cours de chinois par semaine, et passent à 18 heures de cours de chinois par semaine durant l’enseignement secondaire. « C’est justement grâce aux cours de chinois proposés par notre école que des parents y ont envoyé leurs enfants ». Mme Yalamova a émis le souhait que les élèves puissent faire leurs études en Chine après avoir obtenu leur diplômes afin de devenir un « pont de communication » entre la Chine et la Bulgarie.

Raya Mateva, maire adjointe de Targovichté, en Bulgarie, a également ressenti la popularité de plus en plus forte du chinois.

« Nous avons beaucoup coopéré avec l’Institut Confucius de la VTU. Ce dernier est un soutient fort pour le développement de l’enseignement du chinois. Dans notre ville, trois maternelles et une école secondaire proposent des cours de chinois. Comme les enfants sont encore trop jeunes à la maternelle, c’est leurs parents qui décident pour eux la langue vivante à apprendre. Vous pouvez voir de plus en plus de parents choisir le chinois pour leurs enfants aujourd’hui ». Selon Raya Mateva, la municipalité de Targovichté a également apporté une aide importante à l’enseignement du chinois, avec par exemple la mise à disposition de logements aux enseignants de chinois.

Les observations d’Iskra Mandova témoignent également des sentiments de ces deux membres de la délégation : « Auparavant, la plupart des écoles proposaient l’anglais comme première langue vivante. Pourtant aujourd’hui, de plus en plus d’écoles proposent le chinois ».

Selon les données du ministère bulgare de l’Education et des Sciences, une vingtaine d’écoles primaires et secondaires en Bulgarie proposent actuellement des cours de chinois, avec près de 800 élèves inscrits apprenant cette langue.

Apprendre non seulement le chinois, mais aussi connaître la culture chinoise

Aux yeux des membres de la délégation, la langue et la culture étant inséparables, la diffusion de la culture chinoise est tout aussi importante que l’enseignement du chinois. L’objectif de développement fixé par l’Ecole secondaire privée Evlogi et Hristo Georgievi est l’enseignement de la langue et de la culture chinoises à long terme. Parallèlement, l’école propose des cours de formation pour les examens de chinois et des programmes de formation continue pour les élèves qui prévoient de poursuivre leurs études en Chine dans le futur.

Olga Yalamova a indiqué que son école organise souvent des activités culturelles chinoises. Plus particulièrement, pendant les fêtes traditionnelles chinoises telles que la Fête du Printemps et la Fête de la Mi-Automne, les élèves font des raviolis et des gâteaux de lune. Elle a ajouté : « En classe, nous donnons également d’autres cours de culture, tels que le découpage du papier et la calligraphie chinoise, pour que les élèves puissent apprendre non seulement le chinois mais aussi connaître la culture chinoise ».

En outre, la municipalité de Targovichté organise souvent des activités culturelles chinoises jouissant d’une grande popularité parmi les habitants locaux. « Lors des événements de grande envergure, les habitants de toute la ville y participeront ». Raya Mateva a affirmé que les activités culturelles constituaient une fenêtre permettant au peuple bulgare de connaître la Chine.

Neyko Genchev s’est également renseigné sur la culture chinoise auprès de Bulgares d’origine chinoise et de ressortissants chinois vivant en Bulgarie. « Les Chinois sont très assidus et gentils. Cela est conforme à ma compréhension de la philosophie traditionnelle chinoise. »

Selon lui, il faut prendre en compte non seulement que la Chine, une civilisation ancienne, possède une longue histoire et une culture splendide, mais aussi prendre en considération que la Chine a connu un essor important en un temps record.

Le plan de publication des éditions Faber de l’année prochaine comprend une série d’encyclopédies sur la culture chinoise, mais aussi sur la poésie et l’art chinois. « Cela répond à la demande du marché : les gens sont désireux de connaître la Chine. Cependant, la culture chinoise est un tout. Pour le moment, le peuple a de bonnes connaissances sur l’histoire chinoise, mais peu de connaissances sur la Chine contemporaine. Cela orientera également le travail de nos éditions dans le futur », a ainsi affirmé Neyko Genchev.

(Le Quotidien du Peuple (édition d’outre-mer), page 9 de l’édition du 3 août 2018. Journaliste : Zhao Xiaoxia. Photos fournies par l’Université des Langues et Cultures de Beijing)

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