L’approfondissement de l’amitié entre les Sud-Africains et les Chinois

[Source]    Quotidien du Peuple (édition d’outre-mer) [Time]    2018-08-01 09:22:01 
 

Les bonnes relations interétatiques reposent sur l’amitié étroite entre leurs peuples. Malgré la longue distance entre la Chine et l’Afrique du Sud, les histoires vivantes des échanges amicaux entre les peuples des deux pays ne manquent jamais depuis leur établissement des relations diplomatiques il y a 20 ans. Récemment, en se rendant à Johannesburg et à Pretoria, nous avons assisté à nombre d’expériences personnelles des habitants locaux ainsi que des ressortissants chinois et des Sud-Africains d’origine chinoise, lesquelles ont bel et bien interprété le rapprochement et l’approfondissement de l’amitié entre les peuples chinois et sud-africain.

« Apprendre le chinois est très favorable au futur »

Nœud chinois, peinture au lavis, éventail de Kung-fu, lanterne rouge... Ces éléments sont omniprésents dans un immeuble à proximité du Parc d’Auckland de Johannesburg, où se trouve l’Institut Confucius de l’Université de Johannesburg. Etabli par l’Université de Technologie de Nanjing (NJTech) de Chine en collaboration avec l’Université de Johannesburg, il figure parmi les cinq Instituts Confucius en Afrique du Sud.

Vêtue d’une robe bleue constellée de petites fleurs et avec les cheveux tressés à l’africaine, une jeune fille africaine se dirigeait vers nous, souriant et ayant l’air timide. Nous sommes très étonnés en l’entendant présenter elle-même très couramment en chinois : « Bonjour. Je m’appelle Weian. Je suis étudiante en biochimie et en botanique à l’Université de Johannesburg. »

Weian, qui n’avait commencé à apprendre la langue et la culture chinoises à l’Institut Confucius qu’il y a à peine 5 mois, a remporté en mai dernier le premier prix lors de la compétition sud-africaine du Concours « Passerelle vers le chinois » ouvert aux étudiants du monde, par un discours en chinois intitulé Construction conjointe d’une communauté de destin pour l’humanité. Cela lui a permis l’occasion de participer à la finale en Chine au début de juillet.

« C’était la première fois que je suis allée en Chine. Je me suis rendu à la Place Tian’anmen et ai grimpé la Grande Muraille. Je voudrais y faire mes études dans le futur. » Parlant de sa visite en Chine qui vient de se terminer, Weian avait beaucoup à dire.

Actuellement, de nombreux camarades de Weian suivent des cours facultatifs à l’Institut Confucius. « Nous nous intéressons beaucoup à la culture traditionnelle de la Chine dont la calligraphie et le Tai-chi. Et nous sommes convaincus qu’apprendre le chinois sera très favorable à notre futur, nous rendant plus compétitifs dans le futur pour travailler chez les entreprises à capitaux chinois dans la localité. »


Peng Yi (au milieu), directrice chinoise de l’Institut Confucius de l’Université de Johannesburg, se fait prendre en photo avec deux étudiantes africaines.

Selon Peng Yi, directrice chinoise de l’Institut Confucius de l’Université de Johannesburg, depuis 2015, l’année où l’Institut Confucius a commencé à recruter des élèves, le nombre de ses élèves inscrits augmente d’année en année et dépasse 1 000 personnes à l’heure actuelle. Au-delà de l’enseignement du chinois et de la culture traditionnelle chinoise, l’Institut Confucius a également établi une coopération étroite avec des universités locales dans les recherches académiques, et organise fréquemment des formations du Tai-chi et de technologie dans les quartiers.

En outre, Mme Peng a ajouté : « Le président Xi Jinping avait cité l’Institut Confucius dans sa tribune publiée sur plusieurs journaux sud-africains, ce qui nous a considérablement encouragés. Nous avons ainsi plus de confiance en futur développement de l’Institut Confucius. »

« Ils se familiarisent avec la médecine traditionnelle chinoise »

A Pretoria, dans le quartier de Sunnyside peuplé notamment d’Africains, une pharmacie avec une enseigne en chinois est particulièrement accrocheuse : « Beijing Tong Ren Tang ». Ces caractères en or sur fond noir, montrent un style très chinois. Avant d’entrer dans cette pharmacie, on sent déjà un léger parfum des plantes médicinales chinoises.


Un employé africain pèse des plantes médicinales chinoises dans une pharmacie de Tong Ren Tang à Pretoria.

Lors de notre interview de près d’une heure, beaucoup de clients sont entrés dans cette pharmacie pour consulter ou acheter des médicaments, et certains d’entre eux ont parcouru plus de 60 kilomètres pour venir recevoir un traitement d’acupuncture. « Les patients ne sont pas très nombreux aujourd’hui. Au début et à la fin de chaque mois, les clients sont beaucoup plus », a dit Lü Xiaomei, directrice de cette pharmacie, avant d’ajouter que « beaucoup de clients peuvent dire le nom du médicament en chinois. Ils font confiance à la médecine traditionnelle chinoise (MTC), qui leur est très familière. »

Aujourd’hui, cette pharmacie de MTC n’est plus unique en Afrique du Sud. Selon Zhong Peng, représentant en chef de Beijing Tong Ren Tang en Afrique, depuis sa présence en Afrique du Sud en novembre 2016, Tong Ren Tang a ouvert cinq pharmacies à Pretoria, à Johannesburg et à Durban, avec des cliniques et des médecins en consultation.

« Beaucoup d’amis africains croient que tout vient de la nature, ce qui est cohérent avec la philosophie de la MTC préconisant l’harmonie entre l’homme et la nature », a indiqué M. Zhong. Il a poursuivi qu’en 2001, le gouvernement sud-africain avait adopté la Loi conjointe sur la Santé pour légaliser la MTC.

Tout en explorant activement le marché sud-africain, les sociétés chinoises de MTC sont entrées dans des quartiers locaux pour donner des consultations gratuites, ont coopéré avec des universités locales pour proposer des cours d’acupuncture et de MTC, ainsi que créé un musée de MTC pour que le public puisse comprendre l’histoire de la MTC et la culture chinoise liée à la MTC. Avec la MTC, les Sud-Africains ont un nouveau choix pour l’amélioration de la santé, et les peuples chinois et sud-africain sont plus intimes avec une connexion plus intense.

« Ferons tout ce qui peut améliorer les relations sino-sud-africaines »

En juin, une nouvelle a suscité une grande attention dans la société sud-africaine : la tenue du Forum 2018 Chine-Afrique sur la protection de la faune et la flore à Johannesburg. Avec le soutien des communautés chinoises et des entreprises à capitaux chinois en Afrique, le forum a publié la Lettre d’initiative du Forum 2018 Chine-Afrique sur la protection de la faune et la flore, tout en faisant un don des équipements de localisation et de suivi GPS au African Pangolin Working Group, la plus influente organisation non gouvernementale en matière de protection des pangolins en Afrique.

Cette démarche a été saluée par le ministère sud-africain des Affaires environnementales, Humane Society international (HSI) et African Pangolin Working Group, entre autres.

« Au cours des préparatifs au forum, près de 200 communautés chinoises en Afrique du Sud l’ont soutenu. C’est très difficile mais significatif », Nan Gengxu s’est ainsi exprimé avec émotion, en parlant de ce forum. M. Nan est président de Global Max Media Groupe (GMMG), un des organisateurs et initiateurs de l’événement.

En répondant à la question sur la raison pour laquelle il a bifurqué vers la protection de la faune après s’être engagé dans les médias en Afrique du Sud pendant de nombreuses années, Nan Gengxu nous a confié qu’il avait conçu cette idée depuis longtemps. « Avant cela, certains Africains pensaient que la Chine était l’un des principaux pays consommant les animaux sauvages. J’espère que ces actions spécifiques permettront de changer leurs clichés vis-à-vis des ressortissants chinois et des Africains d’origine chinoise ainsi que de la Chine en ce qui concerne la protection de la faune, un sujet au cœur des préoccupations des populations africaines. »

Ainsi, le forum est né au moment approprié. Dans le futur, les communautés chinoises et les entreprises à capitaux chinois dans la localité continueront à faire des dons pour aider les organisations locales de protection de la faune à mieux mener leurs activités. M. Nan Gengxu projette d’organiser annuellement ce forum pour sensibiliser continuellement les populations. « Dans les actions de protection de la faune locale, il y a des ressortissants chinois et des Africains d’origine chinoise, ainsi que le soutien venant des entreprises à capitaux chinois. Cela compte le plus. »

L’attention et l’appréciation de la société locale sont la plus grande récompense. « Tout ce qui peut améliorer les relations sino-sud-africaines voire sino-africaines, et tout ce qui peut améliorer l’image de la Chine parmi les populations locales, nous sommes tous disposés à le faire », a conclu Nan Gengxu.

Le Quotidien du Peuple (édition d’outre-mer), page 2 de l’édition du 26 juillet 2018 Journaliste : Yan Yu (article/photos)

Lien de l’article

 
mot clé:

Nouvelles concernées