« A l’avenir, il sera très normal que les législateurs thaïlandais savent parler chinois »

[Source]    Quotidien du Peuple (édition d’outre-mer) [Time]    2018-08-01 09:29:31 
 


L’enseignante Gao Huimin donne un cours aux apprenants dans le cadre de la « Classe de formation du chinois à l’intention des législateurs thaïlandais ».

« Bonjour à tous ! Je suis Chana, général de l’Armée de l’air. C’est ma première visite à Xiamen. Enchanté… », s’est ainsi présenté en chinois M. Chana, qui n’avait appris cette langue qu’en moins de six mois, lors de la rencontre entre Xu Xipeng, président de l’Université Huaqiao de Chine, et la délégation en Chine dans le cadre du projet de développement des compétences en chinois des membres de l’Assemblée nationale législative (ANL) de Thaïlande.

Le général Chana, âgé de 64 ans, est apprenant de la Classe de formation du chinois à l’intention des législateurs thaïlandais, et également membre de ladite délégation. Du 1er au 5 juillet, sous la direction de Surachai Liengboonlertchai, premier vice-président de l’ANL, les membres de cette délégation ont visité des villes chinoises, telles que Xiamen et Quanzhou, pour mener une enquête culturelle et une pratique linguistique.

En plus de MM. Surachai et Chana, la délégation comprend sept autres apprenants, à savoir deux généraux de l’Armée de terre, deux généraux de l’Armée de l’air et trois dirigeants universitaires, ayant tous plus de 60 ans.

La Classe de formation du chinois à l’intention des législateurs thaïlandais a été mise en place conjointement par le Secrétariat du Sénat de Thaïlande et l’Institut Confucius de l’Université Kasetsart en Thaïlande. Ce projet, qui propose des cours de chinois sur mesure aux législateurs thaïlandais, vise à les aider à maîtriser des expressions orales en chinois sur les salutations et les entretiens utilisées dans le cadre des visites de haut niveau, impliquant les us et coutumes, la politique et l’économie, entre autres. Des visites en Chine sont organisées pour les législateurs dans le cadre de ce projet, dans le but d’améliorer leur niveau de chinois et de promouvoir davantage la coopération sino-thaïlandaise.

Sous l’égide du Siège de l’Institut Confucius (Hanban), la 1ère édition de la Classe de formation du chinois pour les législateurs thaïlandais s’est ouverte en janvier dernier, avec 20 législateurs inscrits. Au cours de l’enseignement durant 20 semaines, les cours de formation se sont concentrés sur l’application des expressions orales par les apprenants dans des contextes linguistiques simulés. En classe, les législateurs ont pris des notes sérieusement, mais aussi utilisé activement les expressions chinoises qu’ils avaient apprises pour s’exprimer.

« Les législateurs sont très sérieux dans l’apprentissage », a noté Gao Huimin, directrice chinoise de l’Institut Confucius de l’Université Kasetsart et professeur associé à l’Université Huaqiao. Ayant une dizaine d’années d’expérience dans l’enseignement du chinois langue étrangère, elle est enseignante principale de cette classe. Mme Gao a déclaré : « La classe de formation propose deux séances de cours par semaine et chaque cours dure deux heures. »

Parmi les membres de la délégation qui ont visité l’Université Huaqiao et la ville de Xiamen ainsi que mené des exercices linguistiques et l’enquête sur la culture chinoise, neuf législateurs étaient apprenants de la première édition de cette classe de formation.

Avant d’aller en Chine, les législateurs viennent de suivre un cours de chinois dont le sujet était « Faire des courses ». Au cours de la visite à Xiamen, la délégation a organisé une activité originale pour pratiquer le chinois. M. Surachai a assigné des tâches de pratique linguistique à tous les membres de la délégation. Il leur a demandé de faire des courses indépendamment dans la rue Zhongshan à Xiamen, en communiquant avec les marchands en chinois.

« Je suis capable de me présenter en chinois lors des rencontres officielles. Voilà mon plus grand acquis durant cette visite en Chine. » M. Chana a dit qu’après l’arrivée en Chine, dans cet environnement linguistique, des vocabulaires chinois lui venaient à l’esprit spontanément. Il a pris l’exemple des achats dans la rue Zhongshan à Xiamen, où il était très facile de dire des expressions comme « Ça coûte combien ? » et « Moins cher ! ».

En tant que législateur et général de l’Armée de l’air, pourquoi apprendre le chinois ? M. Chana a répondu : « Etudier est sans fin ! En outre, la Chine se développe rapidement avec une influence croissante sur la scène mondiale, et les échanges entre la Thaïlande et la Chine ne cessent de s’intensifier. Si je savais parler chinois, cela faciliterait la communication entre les dirigeants chinois et moi durant les visites, et nos liens seraient également plus étroits. » Il a déclaré qu’après cet échange en Chine, il avait plus de motivation et de confiance dans l’apprentissage du chinois. Le général Chana a également affirmé qu’après son retour en Thaïlande, il discuterait davantage avec les enseignants sur le programme des cours et encouragerait plus de législateurs à apprendre le chinois.

Le 11 juillet, la cérémonie de fin d’études de la 1ère édition de la Classe de formation du chinois à l’intention des législateurs thaïlandais s’est tenue dans le Bâtiment de l’ANL. Alors que la 2e édition de cette classe sera ouverte le 14 août.

« A l’avenir, il sera très normal que les législateurs thaïlandais savent parler chinois. » M. Surachai soutient beaucoup l’apprentissage du chinois des législateurs thaïlandais. Il a affirmé que ce programme serait un projet à long terme, afin d’aider les législateurs thaïlandais à améliorer constamment leur niveau de chinois, de favoriser les visites et les échanges de haut niveau entre les deux pays ainsi que d’approfondir davantage les relations amicales bilatérales pour que la Thaïlande et la Chine s’entendent comme une famille.

« Dans le contexte de l’initiative ‘la Ceinture et la Route’ proposée par la Chine, les échanges de haut niveau entre les deux pays jouent un rôle de plus en plus important dans l’articulation des politiques. L’utilisation du chinois par les législateurs thaïlandais dans les visites et les échanges produira des effets extraordinaires en termes de promotion des connaissances, d’approfondissement de l’amitié et d’intensification de la communication », s’est ainsi exprimé autrefois Lü Jian, ambassadeur de Chine en Thaïlande.

Le Quotidien du Peuple (édition d’outre-mer), page 9 de l’édition du 27 juillet 2018 Journalistes : Wu Jianghui et Tian Zhongqi

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