« Nous aimons la Chine » : visite à l’Institut Confucius de l’Université de Johannesburg

[Source]    Quotidien du Peuple [Time]    2018-07-19 09:22:59 
 

Aux environs du Parc d’Auckland à Johannesburg en Afrique du Sud, se trouve une villa entourée d’arbres verdoyants. Entrés dans la cour à travers la porte rouge en fer, nous avons vu un bâtiment au toit rouge avec deux grandes lanternes rouges suspendues à l’entrée. Voilà l’Institut Confucius de l’Université de Johannesburg.

« Bonjour ! » Une fille nous a salués en agitant sa main. « Comment tu t’appelles ? » Nous lui a demandé. « Je m’appelle Weizhen. En chinois Wei signifie unique, et Zhen la réalité. » Cette fille, originaire du Zimbabwe, est actuellement étudiante du Département de biochimie de l’Université de Johannesburg.

Weizhen a dit qu’elle avait commencé à apprendre le chinois il y a six mois, et elle avait une grande passion pour cette langue. Elle a ajouté qu’elle l’apprenait indépendamment tant qu’elle soit libre. Cette année, Weizhen a remporté le troisième prix dans la finale de l’Afrique du Sud du Concours « Passerelle vers le chinois » ouvert aux étudiants du monde tenue en mai dernier.

Non loin de là, quelques étudiants locaux, bien alignés, faisaient des exercices d’arts martiaux sous la direction d’un enseignant chinois. Il bruinait à ce moment-là, et les étudiants pratiquaient le kung-fu chinois sous la pluie. Ils n’ont épargné aucun effort pour faire les mouvements.

Fondé conjointement par l’Université de Johannesburg et l’Université de Technologie de Nanjing (NJTech) de la Chine, cet Institut Confucius est le premier du genre à Johannesburg. Ayant commencé le recrutement des élèves en 2015, l’Institut Confucius possède actuellement un millier d’apprenants inscrits.

David Monyae, directeur sud-africain de l’Institut Confucius de l’Université de Johannesburg, a indiqué que la création de l’Institut Confucius avait pour but d’améliorer le niveau de chinois des étudiants sud-africains, mais aussi d’approfondir la compréhension du public local vis-à-vis de la culture chinoise. Hormis l’enseignement du chinois, l’Institut propose également des cours sur la culture traditionnelle chinoise tels que l’art du thé, la calligraphie et le Tai-chi. Il a ajouté : « Avec le développement des relations entre l’Afrique du Sud et la Chine et l’intensification croissante de la coopération économique et commerciale entre les deux pays, nous avons également proposé le cours de chinois d’usage courant, celui des affaires et celui du tourisme, entre autres. » Selon des sources, l’Institut Confucius a proposé 30 classes de chinois pratique pendant ce semestre, soit deux fois plus que le nombre des classes de chinois dans la même période de l’année précédente. En plus d’habitants locaux, de nombreux Sud-Africains d’origine chinoise qui ne maîtrisaient pas le chinois, s’y sont également inscrits avec enthousiasme.

« L’augmentation croissante de la puissance globale de la Chine et l’élargissement de son ouverture vers l’extérieur fournissent des opportunités d’emploi aux étudiants sud-africains qui apprennent le chinois. C’est aussi une raison importante pour laquelle de plus en plus d’étudiants sud-africains choisissent d’apprendre le chinois », a conclu M. Monyae.

Apprendre le chinois devient de plus en plus à la mode en Afrique du Sud. A part l’Institut Confucius de Johannesburg, des Instituts Confucius ont été créés à l’Université de Stellenbosch, à l’Université du Cap, à l’Université Rhodes et à l’Université de Technologie de Durban, tandis que des Classes Confucius ont été établies à l’Académie des Mathématiques et des Sciences et Technologies du Cap, au Lycée Westerford ainsi qu’au Centre de culture chinoise et d’échange international de l’éducation. En outre, le ministère sud-africain de l’Education de base a publié un programme d’enseignement intégrant le chinois comme deuxième langue vivante dans les écoles sud-africaines. Ainsi, les écoles primaires et secondaires locales ont commencé l’une après l’autre à proposer des cours de chinois à partir de 2016.

Les bonnes relations interétatiques reposent sur l’amitié étroite entre leurs peuples, et celle-ci réside dans la compréhension mutuelle. La langue sert de pont important pour favoriser la communication des peuples. Weizhen s’est dite tout à fait favorable à une expression dans le manuel de chinois de l’Institut Confucius : « Le peuple chinois est notre bon ami et nous aimons la Chine. »

(Le Quotidien du Peuple, page 5 de l’édition du 14 juillet 2018

Journalistes : Guan Kejiang et Li Yingyan)

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