Francisco Silva, champion de la compétition du Portugal de la 11e édition du Concours « Passerelle vers le chinois » ouvert aux lycéens du monde

[Source]    Institut Confucius de l’Université d’Aveiro au Portugal [Time]    2018-07-10 09:24:58 
 

Dans l’Encouragement à l’apprentissage, Xun Zi a dit : « Les lombrics, sans les griffes et les dents acérés, ni les muscles forts ni les os solides, peuvent survivre en mangeant du sol et en buvant de l’eau. Cela est dû à leur persévérance. » D’où on peut voir l’importance de la persévérance. Si on poursuit inlassablement une chose, on obtiendra une capacité extraordinaire et réussira à surmonter toutes les difficultés inimaginables. Tu seras toi-même surpris des résultats obtenus après avoir fait tous tes efforts et y concentré toute ton attention. L’apprentissage du chinois n’est pas une chose facile, sans parler de s’y attacher avec persévérance. Francisco Silva (dont le nom chinois est Xiao Haisi), lycéen venant de Porto au Portugal, est un jeune de ce genre. Après avoir appris le chinois pendant seulement 4 mois, il a réussi à gagner le titre de champion lors de la compétition qualificative du Portugal dans le cadre du Concours « Passerelle vers le chinois » ouvert aux lycéens du monde.


Francisco Silva au Concours « Passerelle vers le chinois »

L’intérêt est le meilleur professeur.

En juin, la finale de la compétition qualificative du Portugal dans le cadre de la 11e édition du Concours « Passerelle vers le chinois » ouvert aux lycéens du monde s’est tenue dans la ville aquatique d’Aveiro. Francisco Silva, un lycéen de Porto qui n’avait appris le chinois que depuis 4 mois a impressionné tous les assistants. Avec une prononciation précise et une expression exacte en mandarin, il a pu répondre couramment à toutes les questions posées par le jury sans précipitation. Francisco est la plus grande surprise de cette compétition. Finalement, il a gagné la première place. Francisco est désormais apparu sur plusieurs médias dont l’Agence de Presse Xinhua et le Puhuanews. Beaucoup de gens étaient curieux de la façon dont ce jeune garçon de 17 ans avait maîtrisé le chinois en si peu de temps, ainsi que de son secret pour un tel progrès. « Il me parle en chinois. Nous avons eu une conversation agréable et fluide, qui était à toute ma surprise. Je n’aurais pas pu imaginer qu’un élève, qui n’avait appris le chinois que depuis quatre mois, pourrait atteindre un tel niveau. » Une bénévole chinoise s’est ainsi exprimée, en nous parlant de son impression sur ce garçon talentueux.


Francisco paru à la Une du Quotidien du Peuple (édition d’outre-mer)

Pour l’apprentissage d’une langue, le don naturel est très important, alors que l’intérêt compte beaucoup également. Le père de Francisco Silva est un professeur à une université d’ingénierie. Peut-être influencé par son père, il a choisi d’apprendre les sciences au lycée. Ce qui est intéressant, c’est que cet élève en sciences, hormis l’apprentissage des mathématiques, de la physique et de la chimie, s’est épris d’éléments chinois, y compris la calligraphie, la musique et le poème antique.

« Un jour, j’ai lu un livre historique sur la Chine, et je le trouvais très intéressant. » Chaque fois parlant de la raison pour laquelle il a appris le chinois, Francisco ne cesse de présenter avec enthousiasme. Il a ajouté : « Et après, je suis spécialement allé assister à un spectacle de l’Opéra de Beijing. Bien que je n’aie pas pu bien comprendre les paroles, j’ai regardé toute la représentation avec gaieté, sans jamais penser à quitter en avance. Je me sentais mieux que des concerts, car les acteurs ont exprimé leurs sentiments à travers l’expression et l’action, me permettant de suivre l’intrigue. De plus, leurs costumes et maquillage sont très caractéristiques, et faciles à comprendre. Dès lors, je me suis épris de la culture chinoise, et je voudrais apprendre le chinois, car c’est le meilleur moyen pour comprendre la culture chinoise cinq fois millénaire. »

Apprendre l’histoire chinoise par soi-même

La Chine est la seule civilisation dont la culture ne s’est pas interrompue. Pourquoi la Chine peut-elle avoir la civilisation la plus ancienne qui continue tout au long ? Les Européens, très éloignés de la Chine, en doutent beaucoup, et Francisco en fait partie. Il s’est épris de l’histoire chinoise, ce qui constitue une force motrice importante pour son apprentissage du chinois.

« L’ancienne Chine est aussi bien complexe qu’intéressante. Nous connaissons tous les beaux palais en Chine et ses empereurs habillés en jaune. D’après moi, la dynastie la plus intéressante de la Chine doit être celle des Tang, où la culture chinoise a atteint son meilleur niveau. C’était l’âge d’or de la Chine. Mes poèmes favoris sont tous de cette dynastie. 49 000 poèmes ont été créés sous la dynastie des Tang. » Chaque fois, quand il parle de la Chine, Francisco évoque toujours l’histoire chinoise qu’il a connue.

« Il est rapporté que la Chine a commencé son lien avec les pays occidentaux à travers la Route de la Soie. A l’époque, on se sentait très proche. » A part l’ancienne Route de la Soie, le symbole chinois qui a impressionné le plus Francisco est la Grande Muraille, figurant parmi les sept merveilles du monde. « La Grande Muraille est une réalisation unique dans l’histoire humaine. La Chine est déjà une superpuissance à l’échelle mondiale. Je suis convaincu que le chinois deviendrait une langue universelle du monde. Au cours de l’apprentissage du chinois, j’aime le plus l’écriture des caractères chinois, parce que pour moi, un nouveau caractère chinois est comme une nouvelle pierre, je vais les accumuler pour construire ma propre ‘Grande Muraille’. »

Nouer des liens avec l’Institut Confucius

Lycéen en première, Francisco est en train de préparer son bac. Malgré un agenda bien chargé, il continue d’apprendre le chinois, de réciter des poèmes antiques et de lire des livres sur l’histoire chinoise. Quand il est allé participer à l’examen HSK (Test d’évaluation de chinois) niveau 1 à l’Institut Confucius de l’Université d’Aveiro, il a fait connaissance avec Guo Zhiyan, directrice chinoise de l’Institut. Mme Guo a découvert que, très doué en langue, Francisco s’attachait beaucoup à l’apprentissage du chinois. Donc, elle l’a chaleureusement invité à poursuivre ses études à l’Institut Confucius pour se préparer au Concours « Passerelle vers le chinois ». L’Institut Confucius de l’Université d’Aveiro dispose de 12 enseignants chinois de cette langue, et 220 étudiants de l’université d’accueil y apprennent le chinois. Les riches événements culturels organisés par l’Institut Confucius, tels que la célébration du Nouvel An chinois, les festivités de la Fête des lanternes et le festival de la culture chinoise, permettent à Francisco de mieux découvrir la culture chinoise.


Bénévoles pour l’activité de la fête des Bateaux-Dragons organisée par l’Institut Confucius


Assistance à une conférence de chinois


Lecture dans la bibliothèque de l’Institut Confucius

A travers ses études à l’Institut Confucius, Francisco a connu l’histoire de Confucius, grand éducateur chinois. « Récemment, mon prof m’a appris les Entretiens de Confucius. Ce livre est très intéressant. Les paroles de Confucius sont toutes très raisonnables. Il est assez difficile pour moi de comprendre bien tout ça, mais je vais l’étudier dans le futur. » Ainsi, Francisco s’adonne de plus en plus à l’apprentissage du chinois. En l’espace de quelque cent jours, hormis les Entretiens de Confucius, il s’est épris de Le Rêve dans le pavillon rouge de Cao Xueqin. « Je suis bien fasciné par les histoires sous la dynastie Qing. L’intérêt est le meilleur prof. Apprendre le chinois n’est pas difficile. Je suis profondément passionné pour le chinois et la Chine. »

Préparer le Concours « Passerelle vers le chinois »

L’Institut Confucius de l’Université d’Aveiro a une distance de 77 km de chez Francisco. Il doit prendre le bus puis le train avant de marcher pour arriver à l’Institut, un trajet coûtant deux heures et demie. Malgré une longue distance, il arrive toujours à l’heure pour suivre des cours de chinois avec attention pendant trois heures et demie. Son esprit d’apprentissage a touché tous les enseignants, dont certains l’ont aidé à améliorer le niveau de chinois via WeChat.

Pendant sa préparation à la finale du Concours « Passerelle vers le chinois », Francisco récitait chaque jour à de nombreuses reprises son discours. Il pouvait retenir toutes les questions dans le quiz de connaissances. Tous les jours, il se posait de nombreuses questions en chinois et y répondait lui-même. Hormis tout cela, il était avide de lire des livres sur l’histoire chinoise et a vu les vidéos de la grande finale des précédentes éditions du concours pour s’inspirer.

« Une minute sur scène, dix ans d’efforts dans les coulisses. » Un ami chinois de Francisco nous a dit qu’il avait fait beaucoup d’efforts pour maîtriser le chinois. « Chaque jours, il tient à lire des livres en chinois et à retenir des mots. Il apprend le chinois tant qu’il est disponible. Il écoute des enregistrements audio en chinois et lit des phrases même en marchant. Francisco a un fort désir de savoir. Il est toujours disposé à apprendre quelque chose de nouveau avec ses amis chinois. Nous lui recommandons des films et de la musique chinois. Il sait retenir les expressions là-dedans après les avoir vus et écoutés, et même les utilise pour communiquer avec nous. »


Un cahier pour l’apprentissage du chinois


Francisco et son cahier

Grâce aux aides des enseignants et des amis chinois, Francisco a fait des progrès prodigieux rapidement en termes d’apprentissage du chinois. Ce qui l’excite le plus, c’est d’avoir un nom chinois, Xiao Haisi. « L’apprentissage du chinois a changé mon destin et élargi mon horizon. Le chinois m’a permis de connaître beaucoup de nouveaux enseignants et amis, de ressentir pleinement la culture chinoise et de connaître la Chine. A mes yeux, la Chine est le plus beau pays et un lieu de mon rêve. Quoique je n’y sois pas encore allé, je sais déjà que je l’admirerai beaucoup. »

La prochaine destination : la Chine

Le Concours « Passerelle vers le chinois » est un programme de marque du Siège de l’Institut Confucius (Hanban). La tenue de cet événement a favorisé les échanges culturels entre les Chinois et les Portugais. Après avoir gagné le titre de champion du groupe lycéen, Francisco a plein de sentiments de satisfaction, qui ne sont pas faciles à décrire. Bien qu’il parle chinois de mieux en mieux, il n’a pas d’opportunité d’aller en Chine. Tel est son plus grand regret pour le moment. « Je vais remporter le titre de champion pour le groupe étudiant dans le futur afin d’aller en Chine. Si j’ai de l’occasion, j’aimerais aller à plusieurs endroits. Je voudrais visiter la Grande Muraille, la Cité interdite et le Palais d’Été. Et j’espère aller à Shanghai, à Xi’an et à Chengdu également. De plus, je compte découvrir la cuisine du Sichuan, le paysage grandiose du Yunnan et le patrimoine culturel du Henan. »

Francisco a dit qu’avant l’apprentissage du chinois, il trouvait que la Chine était un pays étrange, car les Chinois et les Européens étaient tout à fait différents, qu’il s’agisse de l’apparence, de l’idée ou de la culture. Actuellement, il a de nouveaux sentiments. « En fait, la Chine n’est pas étrange du tout ! Elle a beaucoup de beaux paysages et possède une belle culture ! »

L’année 2019 marquera le 40e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Portugal. En ce qui concerne les échanges historiques sino-portugais, Francisco en a parlé avec beaucoup de verve. « Macao a été colonisé et administré pour quelque 400 ans et n’a été rétrocédé à la Chine qu’en 1999. Mon ami de Macao m’a envoyé une photo, qui me donne un sentiment intime. Maintenant, les relations entre nos deux pays sont de meilleures en meilleures, et davantage de Portugais comme moi voudraient connaître la Chine et sa culture. »

Avant sa participation au Concours « Passerelle vers le chinois », Francisco connaissait peu la construction de la Ceinture économique de la nouvelle Route de la Soie et de la Route de la Soie maritime du XXIe siècle, l’initiative de coopération proposée par la Chine, connue sous le nom « la Ceinture et la Route ». Cependant, durant le concours, il a obtenu beaucoup de connaissances sur « la Ceinture et la Route ». « Maintenant, je sait qu’il s’agit d’un programme des échanges commerciaux et culturels entre la Chine et d’autres pays. Je le trouve très bien. »

Francisco garde depuis toujours un grand enthousiasme pour l’apprentissage du chinois. Après avoir remporté le titre de champion par ses capacités brillantes, il a confié aux enseignants de l’Institut Confucius qu’il avait désormais un plus grand rêve, qu’il voulait poursuivre ses études en Chine. Il a affirmé qu’il maîtriserait le mandarin pour voyager partout dans le monde. De plus, Francisco compte faire un stage à l’Institut Confucius dans les vacances d’été afin de payer de retour l’Institut Confucius pour sa formation, tout en se préparant au concours prévu en octobre en Chine.

A l’égard de son plan dans le futur, Francisco a déclaré : « L’intérêt pour la culture chinoise est la force motrice de mon apprentissage. Si j’ai de l’occasion, j’aimerais le plus poursuivre mes études en Chine. Quand je serai à l’université, hormis mes études, je voudrais voyager en Chine et dans d’autres pays, afin de découvrir les différentes cultures de manière plus approfondie. »

Article : Qi Xiaodong

 
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