Raconter l’histoire de la Chine pour ouvrir la porte de communication

[Source]    Quotidien du Peuple (édition d’outre-mer) [Time]    2018-07-05 10:14:21 
 

Le 5 juin, Teng Jing, directrice canadienne de l’Institut Confucius du Nouveau-Brunswick au Canada, a reçu le Prix de contribution exceptionnelle décerné par le vice-ministre de l’Education du Nouveau-Brunswick.

N’ayant que 14 élèves au début de son établissement en 2007, l’Institut Confucius du Nouveau-Brunswick dénombre aujourd’hui plus de 5 000 élèves. Teng Jing a témoigné du fait que ces élèves avaient appris le chinois sous son impulsion.

Selon les statistiques, à la fin de l’année 2017, 525 Instituts Confucius et 1 113 Classes Confucius ont été établis dans 146 pays et régions, avec 9,16 millions d’apprenants de toutes sortes. Dans le processus du développement rapide de l’Institut Confucius ancré dans la localité, les directeurs étrangers comme Teng Jing ont joué un rôle unique.

Que le monde puisse connaître une vraie Chine !

L’Institut Confucius du Nouveau-Brunswick a ouvert ses portes en 2007. A l’époque, il n’y avait que 9 élèves venant de l’Lycée Bowness et 5 élèves venant de l’Lycée Riverview. En se rappelant du passé, Teng Jing s’est clairement souvenue qu’au début de l’établissement de l’Institut Confucius, elle s’occupait à la fois de l’enseignement du chinois et de la gestion. « A l’époque, j’ai voulu discuter de la proposition des cours dans une autre école avec son directeur, néanmoins, on manquait d’enseignants. J’ai ressenti un stress considérable. » Mais elle « n’a jamais pensé à abandonner ».

Ce qui a ému Teng Jing, c’était qu’à la fin du premier semestre, les élèves lui avaient offert une boule de verre, spécialité de la région, pour exprimer leur attachement aux cours de chinois. Après quelques semestres, l’Institut Confucius a reçu une lettre écrite par un lycéen de la classe de chinois : « Le cours de chinois a changé mon point de vue sur la Chine. J’avais eu des malentendus et des préjugés contre la Chine dans le passé, mais après avoir suivi le cours de chinois de Mme Teng, je suis désireux à connaître la Chine sous différents aspects. »


Teng Jing (première à gauche) avec des élèves

« Espérer comprendre la Chine » était la raison pour laquelle la plupart des élèves ont choisi d’apprendre le chinois. « De plus en plus de gens veulent connaître la Chine, et l’Institut Confucius leur sert de pont pour se rapprocher de la Chine », s’est ainsi exprimé Teng Jing.

En 2013, le pianiste canadien Roger Lord s’est rendu à l’Institut Confucius du Nouveau-Brunswick pour s’inscrire aux cours de chinois du soir à l’intention des salariés. Le chinois lui a désormais ouvert la porte. « La langue et la culture se complètent. Si je veux comprendre davantage la connotation de la musique chinoise, je dois comprendre le chinois. Après avoir appris cette langue, j’étais fasciné par la culture chinoise. » Dès lors, Roger Lord n’a jamais oublié de faire de la publicité pour l’Institut Confucius partout où il donnait de la représentation. « Je suis un membre de l’Institut Confucius. Les professeurs à l’Institut Confucius, aussi bien chaleureux qu’amicaux, m’ont beaucoup aidé. »

Roger Lord n’est pas le seul à s’être épris du chinois. Un fonctionnaire du gouvernement d’Ottawa participe avec enthousiasme aux projets de chinois après avoir appris cette langue ; un juge de la Cour suprême du Nouveau-Brunswick, occupé par son travail, tient à suivre des cours de chinois du soir ; un patron de pêcherie du Nouveau-Brunswick a commencé à recruter des travailleurs chinois et à développer le commerce avec la Chine après avoir suivi des cours de chinois... En raison du nombre croissant d’élèves, Teng Jing devient de plus en plus célèbre dans la région.

Une fois, elle est allée chez un dentiste, celui-ci lui a soudainement demandé : « Êtes-vous Madame le professeur de chinois TJ ? » Alors, la fille du docteur était élève de la classe de chinois de l’Institut Confucius. Elle parlait souvent de l’acupuncture chinoise chez elle. Elle a même visité la Chine avec une délégation.

Développer les relations amicales entre la Chine et le reste du monde

Sur la voie de la multiplication des connaissances des peuples du monde sur la langue et la culture chinoises ainsi que du développement des relations amicales entre la Chine et les pays étrangers, Teng Jing n’est pas seule.

Lors de la 11e Conférence mondiale de l’Institut Confucius, le Professeur Pēteris Pildegovičs, fondateur de l’Institut Confucius de l’Université de Lettonie, s’est vu conférer le titre « Individu d’excellence de l’Institut Confucius ».

En 1949, M. Pildegovičs, un garçon de 11 ans, était désireux d’explorer le futur monde. « Le 1er octobre 1949, mon père m’a dit qu’un nouvel Etat était né. C’était la République populaire de Chine. Je n’aurais jamais pu imaginer que je nouerais un lien indissoluble avec la Chine, devenu mon seconde ‘pays natal’. »

Depuis les années 1960, il avait appris le chinois à l’Université de Moscou. Après être diplômé, il a enseigné le chinois dans une université. Plus tard, il avait travaillé au ministère letton des Affaires étrangères. Et après, il est venu en Chine… Pendant ces temps, M. Pildegovičs s’est consacré à la promotion de la langue chinoise et à l’amitié Chine-Lettonie, en formant des générations de talents spécialisés en études chinoises pour son pays.

En 2004, M. Pildegovičs est rentré à l’Université de Lettonie pour continuer l’enseignement de la langue chinoise. En tant que fondateur de l’enseignement du chinois en Lettonie, en développant l’enseignement du chinois dans l’Université de Lettonie voire dans tout le pays, il s’est démené activement pour l’établissement de l’Institut Confucius en Lettonie le plus tôt que possible. Grâce à ses efforts inlassables, l’Institut Confucius de l’Université de Lettonie, le seul du genre, a été établi en 2011. M. Pildegovičs a pris le poste de directeur letton à son âge de 70 ans. De la demande des locaux à l’organisation des événements, en passant par le recrutement des élèves, il s’est engagé dans les affaires de l’Institut, permettant d’élargir constamment l’envergure de l’enseignement de l’Institut Confucius.


Une Classe Confucius relevant de l’Institut Confucius de l’Université de Lettonie

« Je suis octogénaire, certes, je continuerai de contribuer à l’échange culturel sino-letton », a-t-il affirmé.

Construire un pont d’échange

Pour le directeur étranger de l’Institut Confucius, promouvoir l’échange amical entre la Chine et le pays d’accueil constitue ses responsabilités. Chimdi Maduagwu, directeur nigérian de l’Institut Confucius de l’Université de Lagos (Unilag), a comparé son travail à la construction d’un pont d’échange.

« J’ai la responsabilité d’assurer une communication sans obstacle entre le directeur chinois, les enseignants bénévoles de chinois et la communauté locale. Dans ce processus, la compréhension et l’inclusion sont très importantes », s’est ainsi exprimé M. Chimdi.

A la lumière de cet esprit, l’Institut Confucius de l’Unilag a connu un élan. Selon les statistiques, fin 2017, l’Institut Confucius de l’Unilag dénombre quelque 5 000 élèves, avec 18 antennes d’enseignement réparties dans des écoles primaires et secondaires ainsi que d’autres universités. « Nous espérons établir une autre antenne d’enseignement dans le plus grand quartier commercial à Lagos », a déclaré M. Chimdi.

De plus, selon lui, l’Institut Confucius de l’Unilag s’efforce de promouvoir la localisation de l’enseignement du chinois, en proposant une formation de chinois aux enseignants locaux. « Les apprenants peuvent enseigner le chinois à l’issue de leur formation, mais également travailler chez les entreprises locales à capitaux chinois. »

Hormis tout cela, l’Institut Confucius a activement organisé différents séminaires et des expositions concernées pour favoriser les échanges sino-nigérians, ainsi que des colonies de vacances d’été pour encourager la communication entre les adolescents nigérians et chinois.


Lors de la compétition au Nigeria du Concours « Passerelle vers le chinois » ouvert aux lycéens du monde

L’Institut Confucius de l’Unilag a été mis en service en 2009. Parlant de son établissement, M. Chimdi a confié qu’il n’avait pas compris intégralement l’Institut Confucius à l’époque. « Avec le temps qui passe, l’Institut Confucius de l’Unilag a joué un rôle important dans la diffusion du chinois ainsi que la promotion de l’échange culturel et la coopération scientifique et technologique entre la Chine et le Nigeria, en construisant un pont pour la compréhension mutuelle entre les peuples des deux pays. »

« Nous souhaitons établir un centre d’expérience de la culture chinoise à l’Unilag. » Voilà un vœu de M. Chimdi.

(Du Juan, enseignante bénévole de chinois de l’Institut Confucius au Nouveau-Brunswick au Canada, a contribué à la rédaction de cet article.)

Le Quotidien du Peuple (édition d’outre-mer), page 11 de l’édition du 2 juillet 2018

Journaliste : Zhao Xiaoxia

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