Royaume-Uni : pionnier de l’enseignement du chinois

[Source]    people.cn [Time]    2018-07-02 10:32:35 
 

« J’aime bien la gastronomie, et je sais parler des vire-langues en chinois concernant l’alimentation : Prendre des raisins sans peler les raisins, peler les raisins sans prendre de raisin. » Voilà une présentation d’Arun Pillai, élève en 8e année, qui a provoqué des éclats de rire sur place. Il s’agissait d’un discours prononcé par un apprenant de chinois lors de la 15e Conférence annuelle de l’enseignement du chinois au Royaume-Uni. Cette année, la conférence a réuni quelque trois cents enseignants venant des écoles principales du Royaume-Uni, d’Irlande et d’autres pays européens. Les participants ont partagé les expériences en matière d’enseignement du chinois et discuté de son futur développement.

La conférence de cette année a pour thème « Réfléchir globalement et agir localement (Thinking globally, acting locally) ». « Nous devons nous renseigner de l’enseignement du chinois dans d’autres pays avec un esprit ouvert et un désir de savoir. Parallèlement, en ce qui concerne l’enseignement du chinois dans la localité, il nous faut prendre en compte les caractéristiques des écoles, des élèves et des enseignants locaux. » Katharine Carruthers, directrice de l’Institut Confucius de la Faculté de l’Education de l’Université College de Londres (UCL), a ainsi expliqué le thème de cette année, ajoutant que « l’enthousiasme des élèves pour l’apprentissage du chinois constitue la clé pour assurer un apprentissage constant, alors que cet enthousiasme provient de leurs résultats d’apprentissage. »

Abritant le plus d’Instituts Confucius en Europe, le Royaume-Uni figure parmi les pays disposant du meilleur niveau d’enseignement du chinois. Parmi tous les candidats à l’examen de chinois dans le cadre du Certificat général de l’éducation secondaire (GCSE), 69% ont obtenu une bonne note : A* ou A. En 2016, le ministère britannique de l’Education a lancé le Programme Mandarin Excellence, œuvrant pour former, à l’horizon de 2020, 5 000 élèves qui maîtrisent le chinois. Actuellement, dans l’ensemble du Royaume-Uni, quelque 1 400 élèves font leurs études dans le cadre de ce programme. Dans l’année scolaire 2017-2018, 37 écoles britanniques y ont participé. Pour l’année scolaire 2018-2019, ce chiffre s’est élevé à 60. Selon l’Institut Confucius de la Faculté de l’Education de l’UCL, de nombreuses écoles s’intéressent à ce programme en ce moment et souhaitent y participer, pour que plus d’élèves puissent accéder à un enseignement du chinois systématique et de qualité.

Selon les statistiques fournies par le Service d’éducation de l’Ambassade de Chine au Royaume-Uni, jusqu’en octobre 2017, 29 Instituts Confucius et 148 Classes Confucius sont présents au Royaume-Uni, et des institutions d’enseignement du chinois et des enseignants sont installés dans les dépendances de la Couronne (Île de Man, baillages de Jersey et Guernesey). Aujourd’hui, le Royaume-Uni a inclus le chinois dans le système d’éducation nationale, et 45% des écoles privées ont proposé des classes de chinois. Par ailleurs, d’après le tableau offert par l’Institut Confucius de la Faculté de l’Education de l’UCL, les Instituts et Classes Confucius se sont dispersés désormais à travers le Royaume-Uni au lieu de se concentrer à Londres.

Le Royaume-Uni a bien accueilli le chinois et a montré un enthousiasme pour son apprentissage. Cela correspond merveilleusement avec l’intensification des échanges économiques, commerciaux, culturels et humains entre les deux pays, surtout étant dû au développement approfondi de leur coopération éducative ces dernières années. Xia Jianhui, conseiller du Service d’éducation de l’Ambassade de Chine au Royaume-Uni, a indiqué : « Les gouvernements chinois et britannique ont accordé une grande attention à l’internationalisation de l’éducation et aux échanges éducatifs dans l’enseignement linguistique. Actuellement, les deux parties ont établi un mécanisme complet des échanges mutuels et un mécanisme de coopération globale couvrant les écoles primaires et secondaires, les universités ainsi que les études scientifiques et l’innovation. » Il a poursuivi que les échanges linguistiques et culturels contribuaient au respect et à la connaissance mutuels, en jouant un rôle important dans la promotion de coopération.

Hormis la promotion des gouvernements des deux pays, la profondeur et l’étendue de la culture chinoise attirent également les Britanniques qui privilégient la tradition historique et culturelle. Pour beaucoup d’élèves, s’ils ont commencé à apprendre le chinois, c’était parce qu’ils étaient curieux de la culture chinoise au début. De plus, bien que la langue officielle du Royaume-Uni soit l’anglais, dans ce pays d’immigration, on entend souvent des langues étrangères dans la vie quotidienne. Beaucoup de Britanniques savent parler deux ou trois langues. En même temps, l’environnement plurilinguistique de la société britannique a créé des conditions favorables au rayonnement de l’enseignement du chinois dans la localité. Dans le futur, il y aura de plus en plus de Britanniques qui savent dire couramment les vire-langues en chinois comme Arun.

(People.cn, depuis Londres, le 25 juin, journaliste : Qiang Wei)

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