La langue permet de réduire la distance entre les peuples : fin de formation du chinois à court terme à l’intention des fonctionnaires du Lesotho

[Source]    Quotidien du Peuple [Time]    2018-06-25 16:38:30 
 

« Bonjour ! Montrez votre pièce d’identité, s’il vous plaît ! » Si vous entendez cette phrase dans la rue pékinoise, ce n’est pas du tout étonnant, vous avez peut-être commis une infraction au volant et êtes arrêté par un agent de police. Cependant, au Lesotho, le plus grand pays entièrement enclavé du monde, situé au sud de l’Afrique, vous pourrez aussi entendre un fonctionnaire local dire couramment cette phrase en chinois.

Récemment, la cérémonie de fin de la Classe de formation de la langue chinoise à court terme à l’intention des fonctionnaires du Lesotho a eu lieu dans sa capitale Maseru. Après avoir suivi une formation de chinois oral pendant plus d’un mois, des dizaines de fonctionnaires lesothans venant du service de l’immigration et de la police ont réussi à l’examen et obtenu un certificat de fin d’études. Lors de la cérémonie, après avoir reconnu nos journalistes chinois, un policier local a pris l’initiative de nous saluer en chinois. En plus des expressions quotidiennes comme « Ni Hao (Bonjour) », il a également répondu en chinois couramment à nos questions telles que « Depuis combien de temps avez-vous appris le chinois ? » et « Quel est votre niveau de chinois oral? ». « J’ai appris le chinois depuis un mois. » « Je parle chinois comme ci comme ça. » Avant la cérémonie, un autre policier, assis à côté de nous, tenait un téléphone portable de Huawei à la main en regardant une application mobile pour l’apprentissage du chinois. Il a dit qu’il n’avait pas participé à cette séance de formation et qu’il voulait commencer l’apprentissage lui-même afin de jeter une base pour les cours à suivre dans le futur.

Totalement enclavé au sein de l’Afrique du Sud, le Lesotho a une population de quelque 2,2 millions de personnes, avec une superficie de plus de 30 000 kilomètres carrés. Ayant une altitude supérieure à 1 000 mètres sur l’ensemble du territoire, le pays est ainsi surnommé « Royaume dans le ciel ». Actuellement, 3 000 ressortissants chinois et Lesothans d’origine chinoise vivent dans ce pays. En raison du sous-développement de l’économie et du grand écart entre les riches et les pauvres, le pays fait face à une situation de sécurité assez sévère, et des vols et des cambriolages contre les hommes d’affaire chinois se produisent souvent. En conséquence, le service de l’immigration et la police sont les organes gouvernementaux qui ont un lien plus étroit avec la communauté chinoise. En réponse à cette situation, les parties chinoise et lesothane avaient atteint un consensus, selon lequel, la Classe Confucius se charge de l’organisation de la première édition de la Classe de formation du chinois à courte durée à l’intention des fonctionnaires du Lesotho, avec 10 heures de cours. Etant donné que ces fonctionnaires ne pouvaient pas quitter leurs postes pour un apprentissage en immersion, deux séances de cours ont été proposées deux jours par semaine.

Yu Ji venant de la Classe Confucius de l’Ecole internationale du Collège Machabeng du Lesotho, est enseignant de cette classe. Il est également le seul enseignant de la Classe Confucius pour le moment. Originaire du Nord-Est de la Chine, optimiste et ouvert, il s’est bien adapté au travail et à la vie dans la localité. M. Yu nous a confié qu’il se souvenait toujours de la scène de la première séance de formation. Entré dans la salle de classe, il a ressenti une forte pression en voyant les apprenants en uniforme qui avaient l’air sérieux. Mais après des contacts, il a découvert que ces apprenants étaient actifs et sérieux. Il a pu ressentir leurs grands efforts lorsqu’ils faisaient des exercices.

Cette formation s’est axée sur le chinois oral pratique dans le travail quotidien. En 10 heures de cours, les apprenants ont pu maîtriser 15 expressions et une centaine de locutions en chinois concernant leur travail, tels que « Montrez votre passeport, permis de conduire, carte de travail, attestation de santé et titre de séjour » ou bien « Merci de votre collaboration ». Malgré leur travail acharné, les apprenants ont enregistré un taux de présence très élevé. 29 entre les 36 apprenants ont été complètement présents ou n’ont manqué qu’un seul cours. Ceux qui ont enregistré le taux d’absence le plus élevé n’ont manqué que 4 séances.

Macoso, une policière robuste, a gagné la première place dans l’examen de fin d’études. Elle nous a dit : « Quand j’étais petite, des Chinois faisaient du commerce dans mon village. J’en étais déjà curieuse à ce moment-là. Certes, je n’ai commencé à apprendre le chinois qu’il y a plus d’un mois, j’ai une grande confiance en mon chinois oral. Je crois que le chinois n’est pas aussi difficile que je l’imaginais », avant d’ajouter que l’apprentissage du chinois lui permettra de mieux communiquer avec les Chinois dans le travail quotidien et d’améliorer ainsi son efficacité.

Il est naturel que Macoso ait confiance en elle-même. A part sa première place dans l’examen de fin d’études, elle a interprété un sketch avec Yu Ji en simulant des scènes de travail lors de la cérémonie de fin d’études. Sa représentation a suscité des tonnerres d’applaudissements. Sun Xianghua, ambassadeur chinois au Lesotho, a qualifié cette formation d’un grand succès. Selon lui, les apprenants ont bien maîtrisé la prononciation et le vocabulaire, et cela est merveilleux. M. Sun a estimé que les habitants locaux possédaient une bonne capacité d’apprentissage. Yu Ji nous a dit que parmi les 36 apprenants, 8 avaient obtenu un certificat avec mention très bien, et 6 avec mention bien.

Matiairo, venant du service de l’immigration, a spécialement bouclé ses cheveux pour la cérémonie. Cette fonctionnaire, habillée en vêtement en couleurs vives et brillantes, a gagné la deuxième place dans cette classe. Elle est très occupée par son travail, qui consiste à aider les Etrangers à remplir des formalités de visa et de titre de séjour au sein du Bureau de l’immigration. Parlant de ses méthodes pour obtenir une si bonne note, elle a dit avec fierté qu’à part les cours de M. Yu, elle avait suivi des vidéos sur l’apprentissage du chinois sur Internet. Dans son travail, elle prend contact avec beaucoup de Chinois et aime parler avec eux. « Après avoir appris le chinois, les amis chinois me coopèrent davantage dans mon travail. »

Au cours de la cérémonie de fin d’études, nous avons entendu les apprenants dire à plusieurs reprises que « La durée est trop courte, nous voulons continuer d’apprendre le chinois ». Ils ont tous proposé de prolonger la durée de formation pour qu’elle devienne un cours de formation à long terme. Les bonnes relations interétatiques reposent sur l’amitié étroite entre leurs peuples, et celle-ci réside dans la compréhension mutuelle. La langue permet de réduire la distance entres les peuples. Comme ce que Mampho Mokhele, ministre lesothane de la Police et de la Sécurité publique, a déclaré lors de la cérémonie : « Bien que le vol entre le Lesotho et la Chine dure une dizaine d’heures, la Chine est l’un des amis les plus proches du Lesotho. »

(Le Quotidien du Peuple, page 3 de l’édition du 21 juin 2018, journaliste : Wan Yu)

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