Découvrir la culture chinoise dans la « Longue nuit de la science » à Berlin (Reportage)

[Source]    xinhuanet.com [Time]    2018-06-14 09:45:52 
 

Dans une salle de classe de l’Institut Confucius de l’Université libre de Berlin (FU), 8 à 9 Allemands, tenant chacun un pinceau à la main, suivaient leur enseignant, trait par trait, pour apprendre à dessiner le bambou d’hiver. Dans une autre salle, une dizaine d’Allemands apprenaient l’art du thé chinois autour d’une longue table. En plus, un défilé du Hanfu (costume des Han) a permis aux spectateurs allemands de voyager dans différentes dynasties chinoises (Qin, Han, Tang, Song, Ming et Qing), en leur montrant l’évolution des costumes traditionnels chinois...

Voilà des scènes de la « Longue nuit de la science » à Berlin. Le soir du 9 juin, Berlin a accueilli l’événement annuel intitulé « Longue nuit de la science ». Plus de 70 institutions de recherche scientifique et entreprises étaient ouvertes au public, parmi lesquels figuraient non seulement des instituts des sciences naturelles en charge de la vulgarisation scientifique, mais aussi des institutions des sciences humaines et sociales, dont l’Institut Confucius de la FU.

Avec quatre ou cinq nœuds et quelques feuilles de bambou, la peinture au lavis semble simple, mais il est difficile de le faire à la perfection. Certains participants allemands dessinaient très sérieusement sur place. Après avoir fait des exercices sur des papiers de journal, ils ont finalement dessiné sur le papier de riz.

Jonathan, directeur d’une société de logiciels musicaux à Berlin, avait autrefois suivi une séance de cours de peinture au lavis. Il s’y est intéressé dès lors. A l’occasion de l’événement de la « Longue nuit de la science », Jonathan a conduit ses amis et son père, qui lui rendait visite à Berlin, à découvrir ensemble la peinture au lavis et d’autres programmes culturels chinois. Il nous a dit : « La peinture au lavis est très intéressante, tandis que le pinceau est difficile à manipuler. Je dois faire plus d’exercices. »

A 8 heures du soir, après les cours d’expérience de calligraphie, de peinture et d’art du thé, les visiteurs ont assisté au défilé du Hanfu. Avec l’accompagnement de la musique classique ainsi que des images de la Grande Muraille et des Guerriers en terre cuite projetées sur le fond, deux étudiants chinois, vêtus en habits de l’empereur et de l’impératrice sous les dynasties Qin et Han, sont montés doucement sur scène. Par la suite, des mannequins bénévoles, portant des costumes royaux sous la dynastie Tang, des habits du lettré sous la dynastie Song et des vêtements de mariage sous la dynastie Ming, sont montés sur scène l’un après l’autre. Avec l’accompagnement de la musique traditionnelle chinoise correspondante, des images représentant les différentes dynasties ont été projetées sur le fond, y compris la Cité interdite et la peinture Jour de Qingming au bord de la rivière. Les spectateurs ont tous pris des photos.

Après le défilé de mannequins, l’animateur a présenté aux spectateurs les contextes historiques, des anecdotes des personnalités et les caractéristiques des costumes de la Chine selon la chronologie des dynasties.

Johanna, étudiante de master à l’Université technique de Berlin, nous a dit : « Pour moi, ce défilé du Hanfu est très exotique. La démonstration de mannequins est aussi très élégante. Chaque mannequin porte différentes coiffures et coiffes. Celles-ci de différentes dynasties m’intéressent beaucoup. » Johanna a ajouté qu’elle apprenait le chinois pour le moment et qu’elle avait un grand intérêt pour la culture chinoise. En nous parlant, elle nous a montré une œuvre calligraphique avec deux caractères chinois Tian Xia (univers), qu’elle venait d’écrire dans un cours de calligraphie. Elle nous a confié : « C’est ma première œuvre calligraphique avec un pinceau. »

De plus, lors de la « Longue nuit de la science », l’Institut Confucius de la FU a organisé une exposition de photos. Une centaine de photos exposées avaient toutes été prises par Mechthild Leutner, directrice allemande de l’Institut Confucius de la FU, lorsqu’elle faisait ses études en Chine dans les années 1970.

(L’Agence de Presse Xinhua depuis Berlin, le 10 juin, journaliste : Tian Ying)

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