L’affinité avec la Chine d’une famille arménienne en Ukraine (Reportage spécial)

[Source]    Institut Confucius à l’Université nationale linguistique de Kiev [Time]    2018-06-11 15:33:58 
 

A Kiev, capitale ukrainienne, il y a une famille heureuse de cinq membres : la mère Karina Gevorgyan, enseignante de chinois, que l’on appelle Mme Ka ; le père Ararat Terteryan, homme d’affaires ; et leurs deux belles filles et un beau garçon. Telle est une « famille star » dans l’Institut Confucius de l’Université nationale linguistique de Kiev (KNLU). Originaires de l’Arménie, ils vivent en Ukraine, mais maintiennent une affinité avec le chinois et la Chine.



La famille de Karina

Parlant de son histoire avec la Chine, Karina a dit qu’elle avait établi une affinité avec la Chine à la fin des années 1980. En février 1989, la mère de Karina a voyagé en Chine à l’occasion de la fête du Printemps chinois. Retournée dans son pays, sa mère lui a raconté les beaux paysages à Shanghai et à Suzhou, les mœurs et coutumes traditionnelles des Chinois pour célébrer la fête du Printemps, ainsi que l’accueil chaleureux des guides chinois. Dès lors, la Chine, un pays lointain mais familier, s’est gravée au cœur de Karina.


La mère de Karina (première à gauche du premier rang) visite Suzhou en 1989 dans un groupe de touristes.

Le frère aîné de Karina s’éprend également de la langue chinoise. Néanmoins, à cause des conditions défavorables de l’époque, il ne pouvait que l’apprendre par lui-même à travers des livres. Son frère a dit à Karina : « Tu dois certainement apprendre le chinois, car la Chine est le pays le plus prometteur, et le chinois deviendra la langue la plus populaire ! » De ce fait, Karina a choisi la spécialité de chinois à l’université, et s’est engagée à l’apprentissage de la langue chinoise. « Ce n’est pas seulement mon rêve, mais également celui de mon frère et de toute notre famille. »

Eprise du chinois et intéressée par la Chine, Karina a fait ses études en Chine pendant 8 ans. Entre temps, hormis l’apprentissage du chinois, elle a vécu une vie universitaire multicolore et découvert des mœurs variés et de beaux paysages, en créant sa propre famille heureuse.

En 2008, Karina a obtenu son diplôme de doctorat en philologie de langue chinoise de l’Université Fudan. Durant ses études, elle a activement participé aux activités organisées par son université, et a exécuté des numéros lors de galas de soirée à l’intention des étudiants étrangers.


Karina donne une représentation pendant ses études en Chine.

D’ailleurs, Karina a voyagé dans différentes régions chinoises. Deux voyages l’ont beaucoup impressionnée. L’un, c’était en 2000. Quand elle faisait ses études en Chine pour la première fois, elle est allée à Guangzhou avec ses camarades pendant les vacances d’hiver. Leur retour coïncidait avec la veille du Nouvel An chinois, et ils ont ainsi rencontré le « Chun Yun (la période de pic de voyages pendant la fête du Printemps) » en achetant du billet. « C’était la première fois que je voyais tant de personnes faire la queue, et j’étais toute stupéfaite ! » Finalement, avec l’aide sympathique de policiers, ils ont pu acheter leurs billets et passé une veille du Nouvel An chinois très originale. L’autre, c’était en 2006, le moment où sa mère est venue en Chine pour la voir. Pendant leur voyage à Shanghai, sa mère s’est exclamée des changements de la Chine aussi gigantesques que profonds : « Quand j’ai visité la Chine la dernière fois, il y avait partout des vélos. Je n’aurais pas pu imaginer qu’elle deviendrait tellement prospère ! Enfin, je comprends pourquoi tu voudrais aller en Chine. Je te soutiens ! »


Karina et sa mère en Chine en 2006

Parallèlement, Karina a conclu son amour en Chine. Après avoir connu la vie en Chine, son copain Ararat s’est envolé pour la Chine depuis le Royaume-Uni. En 2007, ils se sont mariés en Chine, et y ont vu la naissance de leur première fille. Ararat a aussi délocalisé une partie de son travail en Chine.


Mme Ka et son mari déclarent le mariage au Bureau des affaires civiles de Shanghai.

Après avoir obtenu son diplôme de doctorat, Karina est allée à la KNLU pour enseigner le chinois. En même temps, elle sert de superviseure enseignante au sein de l’Association amicale des apprenants de l’Institut Confucius de la KNLU. Elle soutenait énergiquement les différentes activités de l’Institut Confucius, en y participant activement, parfois avec ses enfants. On l’a vue souvent pendant les célébrations de la fête du Printemps, de celle de Lanternes, de celle des bateaux-dragons et de celle de la Mi-Automne, entre autres.

En mai 2017, Karina et sa fille aînée ont participé aux activités de la fête des bateaux-dragons organisées par l’Institut Confucius ayant pour thème « Zongzi et poèmes sur la Route de la Soie ». Elles ont confectionné des zongzi (gâteau de riz glutineux) et goûté des plats délicieux avec les enseignants de l’Institut Confucius pour ressentir la culture de cette fête. En février dernier, lors de la soirée célébrant le Nouvel An chinois 2018 placée sous le thème « La chaleur culturelle », organisée par l’Institut Confucius en collaboration avec la Maison de retraite de Kiev, Karina et l’enseignante chinoise Dong Xuesong ont chanté une chanson classique baptisée « L’épanouissement des fleurs de viorne » en bilingue chinois-russe, pour manifester leurs vœux du Nouvel An chinois aux personnes âgées. En mars dernier, Karina a mobilisé des élèves pour fabriquer des lanternes pour célébrer la fête des Lanternes, afin de les conduire à découvrir les intérêts de la culture folklorique de cette fête chinoise.


Karina confectionne des zongzi avec sa fille lors de la fête des bateaux-dragons.


Karina et Dong Xuesong chantent la chanson intitulée « L’épanouissement des fleurs de viorne ».


Des lanternes fabriquées par des élèves sous la direction de Karina pour célébrer la fête des Lanternes

Il est à noter que Karina participe activement depuis toujours aux programmes de coopération internationale, en entretenant son lien avec la Chine sans interruption. En juillet dernier, elle est retournée en Chine pour participer à l’atelier de formation avancée « la Ceinture et la Route » de l’Université de Shanghai.


Karina participe à l’atelier de formation avancée « la Ceinture et la Route » à Shanghai.

A l’heure actuelle, ses enfants ont respectivement 8 ans, 6 ans et 3 ans. Les enseignants de l’Institut Confucius ont nommé ces trois enfants en chinois Dai Geqiao (Mariam Terteryan), Dai Gefei (Lusine Terteryan) et Dai Gejun (Yeghishe Terteryan), dont le patronyme signifiant la génération, en espérant qu’ils transmettront l’excellente culture de génération en génération, tout comme les chevaux habiles au galop. Tous les jours, ces trois enfants lisent beaucoup de livres en chinois et admirent de nombreuses peintures chinoises chez eux, et écoutent leur mère raconter des histoires chinoises. Par conséquent, ils s’intéressent de plus en plus à la Chine. Leur père les encourage grandement à apprendre le chinois. Chaque week-end, il amène ses deux filles à la classe de chinois pour enfants à l’Institut Confucius. Les enfants aiment beaucoup les cours de chinois et les activités proposés ici.


Mariam Terteryan apprend le papier découpé.


Lusine Terteryan (première à droite du premier rang) joue un jeu avec des enfants dans la classe.

Karina a évoqué les paroles d’une chanson chinoise intitulée « La grande Chine » qu’elle avait chantée pour exprimer son attachement à la Chine. Depuis la fête du Printemps de l’année 1989 à la fête des Lanternes de l’année 2018, en passant par la veille du Nouvel An chinois de 2000 et la fête des bateaux-dragons de 2017 ; de sa mère très âgée à ses enfants tout petits, sans oublier son frère et son mari d’âge mûr, l’affinité de la famille de Karina avec la Chine se transmet de génération en génération, tout comme le nom en chinois donné à ses enfants.

Article : Wang Yaru ;

photos fournies par Jia Yaocheng, Wang Yaru et Karina Gevorgyan

 
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