L’enseignement du chinois au Cambodge compte désormais sur les enseignants de chinois cambodgiens (Synthèse)

[Source]    xinhuanet.com [Time]    2018-06-07 09:09:43 
 

Face d’une part à l’augmentation rapide de la demande des talents maîtrisant le chinois pendant des années consécutives, d’autre part au grand manque de personnel enseignant de chinois local, comment faire développer l’enseignement du chinois au Cambodge de manière saine et durable ? De l’établissement des classes de formation linguistique à la création des écoles normales de chinois, les enseignants chinois et leurs collègues cambodgiens ont promu l’enseignement du chinois au Cambodge en formant des enseignants de chinois cambodgiens.

Fang Qiaosheng, président de l’Association des Khmers-Chinois au Cambodge, a déclaré que depuis sa fondation en 1990, son association avait toujours pris comme mission principale le développement de l’enseignement du chinois et la promotion de la culture chinoise. Selon lui, l’enseignement du chinois a permis de former pour le Cambodge beaucoup de talents maîtrisant à la fois le chinois et le cambodgien, qui sont devenus un trait d’union pour les entreprises à capitaux chinois pour mener des échanges et coopérations dans différents secteurs cambodgiens, tout en contribuant à l’amitié et à la collaboration entre le Cambodge et la Chine.

Selon des sources, les écoles de chinois au Cambodge dénombrent actuellement 50 000 élèves inscrits, pourtant, il n’y a que quelque 500 enseignants de chinois locaux, surtout pour les écoles de chinois dans des régions reculées, la pénurie d’enseignants est plus importante. Zheng Mianfa, vice-président permanent et directeur du Service culturel et éducatif de l’Association des Khmers-Chinois au Cambodge, a estimé que l’enthousiasme pour le chinois avait contribué au développement des écoles de chinois au Cambodge, néanmoins, l’augmentation continue du nombre des élèves dans les écoles de différentes régions a aggravé la pénurie d’enseignants de chinois.

Avec une dizaine de milliers d’élèves, l’Ecole Duanhua est la plus grande école de chinois au Cambodge. « Etant donné le nombre de nos élèves, nous avons besoin au moins de 300 enseignants. Mais pour le moment, nous n’en avons que 230, y compris plus de 70 soixantaines. La plupart de nouveaux enseignants ont été recrutés juste après être diplômés de notre école », a dit le directeur Yang Jinyi, avant d’ajouter que « la structure déraisonnable de la tranche d’âge du corps enseignant et le manque de formation professionnelle de jeunes enseignants constituent les plus grands problèmes pour l’instant. »

M. Yang a souligné que pour améliorer la compétence pédagogique des enseignants, la formation était indispensable. « Nous avons envoyé pendant de nombreuses années consécutives des enseignants pour participer aux formations organisées par l’Institut Confucius. Beaucoup de jeunes enseignants ont appris des méthodes pour améliorer leurs compétences élémentaires et des techniques pédagogiques pratiques. »

L’Institut Confucius est déjà devenu une marque reconnue de l’enseignement du chinois au Cambodge. L’Institut Confucius de l’Académie royale du Cambodge, intégré dans le projet de construction des « Instituts Confucius modèles du monde », a formé au total 53 mille apprenants de toutes sortes, et a installé 27 antennes d’enseignement, dont 3 Classes Confucius, dans 12 provinces et villes du Cambodge.

Selon la présentation de Xia Xiulong, directeur chinois de l’Institut Confucius de l’Académie royale du Cambodge, depuis 2011, l’Institut Confucius a organisé 7 ateliers de formation d’été à l’intention des enseignants locaux, en cultivant un millier d’enseignants, ce qui a permis d’améliorer efficacement la compétence pédagogique des enseignants de chinois locaux.

Sun Hairui, responsable du Département de chinois établi par l’Institut Confucius de l’Académie royale du Cambodge en collaboration avec l’Université Asie-Europe, a participé deux fois à la formation en qualité de formateur. « Ces enseignants de chinois cambodgiens sont très sympathiques. Ils viennent avec des questions, et partent avec des méthodes correspondantes. La formation a eu de bons effets. »

Le directeur Yang nous a dit que les formations régulières de l’Institut Confucius, l’enseignement et la formation permanents effectués par les professeurs du Bureau des Affaires des Ressortissants chinois du Conseil des Affaires d’Etat de Chine ainsi que les programmes de formation à court terme en Chine, ont tous permis d’améliorer de manière significative les compétences pédagogiques des enseignants de chinois locaux, et de rappeler aux écoles l’importance de la formation du personnel enseignant.

D’après Zheng Mianfa, il ne suffit pas de dépendre entièrement des enseignants accrédités par la Chine, et il faut former et enrichir le corps des enseignants locaux, afin d’assurer le développement stable des écoles de chinois au Cambodge à long terme.

Pour résoudre le manque d’enseignants de chinois au Cambodge, sous l’égide de l’Association des Khmers-Chinois au Cambodge, et avec le soutien du Bureau des Affaires des Ressortissants chinois du Conseil des Affaires d’Etat de Chine et de l’ambassade de Chine au Cambodge, le Centre cambodgien de formation des enseignants de chinois a été officiellement créé pour proposer des cours en mai dernier. Il s’agissait du premier établissement de formation d’enseignants de chinois au Cambodge.

Selon le président de l’Association des Khmers-Chinois au Cambodge Fang Qiaosheng, du fait du salaire médiocre, du travail ennuyeux, et des longues heures de travail, entre autres, l’« enseignant » n’est pas une profession attrayante au Cambodge. M. Fang a affirmé que son association résoudrait progressivement le problème du traitement des enseignants, et améliorait leurs conditions de vie, pour qu’ils soient plus fiers de leur profession.

Selon la présentation, l’objectif du Centre cambodgien de formation des enseignants de chinois est de recruter 100 élèves pour la première promotion, en fournissant le logement gratuit aux élèves provinciaux qui touchent chacun, par ailleurs, une allocation mensuelle de 150 dollars ; les apprenants de Phnom Penh bénéficient chacun d’une subvention de 120 dollars par mois. Actuellement, le Centre dénombre 63 élèves, dont les compétences pédagogiques s’améliorent intégralement par l’intermédiaire des cours élémentaires de phonétique, de caractères et de lexique du chinois, des cours d’exercices oraux et de lecture, ainsi que de la psychologie pédagogique et de la didactique, donnés par 6 enseignants envoyés par le Bureau des Affaires des Ressortissants chinois du Conseil des Affaires d’Etat de Chine et des enseignants bénévoles accrédités par le Hanban.

Xie Suling fait partie de la première promotion du Centre cambodgien de formation des enseignants de chinois. Elle nous a confié qu’elle avait commencé à apprendre le chinois à l’Ecole Duanhua à l’âge de 6 ans, et rêvait de parler couramment le chinois comme ses enseignants chinois. « J’espère devenir également une excellente enseignante de chinois un jour. »

(Agence de Presse Xinhua depuis Phnom Penh, le 2 juin, journaliste : Mao Pengfei)

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