Le chinois sert de pont d’échange et d’inspiration mutuelle : tenue de la compétition préliminaire de la France de la 17e édition du Concours « Passerelle vers le chinois »

[Source]    Quotidien du Peuple [Time]    2018-06-07 09:14:24 
 

Gao Yanyan (Anaïs Grenon), portant un costume des Han, parle le chinois classique ; An Sulan (Enselin Pottier) adore les pongistes chinois Ma Long et Zhang Jike ; Yang Kaimei (Kemi Yanga) utilise Wechat pour améliorer son niveau de chinois ; Meiluo (Mélodie Martin-Goby) fait des amis chinois sur l’application WeSing et Luo Dawei (David Low) aime la calligraphie de Wang Xizhi... Ces noms typiquement chinois sont choisis par des étudiants français ou des étrangers qui étudient en France pour eux-mêmes. Parler chinois et s’éprendre de la culture chinoise les rassemblent.

Récemment, la compétition préliminaire française dans le cadre de la 17e édition du Concours « Passerelle vers le chinois » ouvert aux étudiants du monde a eu lieu dans l’Université d’Aix-Marseille au Sud de la France. Ayant pour thème « Un monde, une famille », cette compétition préliminaire comprenait l’examen écrit, le discours thématique, le quiz de connaissances et la démonstration artistique, réunissant 28 candidats venant de 5 universités et de 12 Instituts Confucius en France.

« Toi et moi, cœur à cœur, nous vivons sur la même planète... » Du Haozhe (Alexis Duhamel), venant de l’Institut Confucius d’Artois, a chanté cette chanson dans son discours pour interpréter le concept « Un monde, une famille ». « Je suis un habitant mondial, et le monde est ma grande famille. » Neissan Bushrui, étudiant iranien qui fait ses études en France, sait parler cinq langues et a vécu dans de nombreux pays. « Le monde sous un même toit où l’on s’entend bien l’un l’autre» constitue son vœu sincère. Dans l’étape de discours, les candidats ont partagé leurs propres histoires pour interpréter leur compréhension sur « Un monde, une famille », en espérant établir un pont de communication entre la Chine et la France, voire le reste du monde.

Durant la démonstration artistique, les candidats ont exécuté une variété de programmes tels que la représentation d’arts martiaux, de la calligraphie, de la peinture et de l’éventail du Tai-chi ainsi que l’interprétation du guzheng, de pièces de théâtre, de talk-shows et de chansons chinoises, en suscitant des acclamations et des applaudissements sur place. Su Kening (Sully Marigliano) et Dashan (Nathan Potier), venant de l’Institut Confucius des Pays de la Loire d’Angers, ont joué un sketch, s’agissant d’une conversation en chinois entre un Russe et un Espagnol en Chine. Leur représentation humoristique a suscité des éclats de rire. Chenming (Nathanaël Gaye), venant de l’Institut Confucius de l’Université Paris Nanterre, a poussé l’atmosphère à son apogée avec une chanson intitulée « Ecoute ta maman ».


Li Gu’nan (Nicolas Levant), étudiant de l’Institut Confucius de La Rochelle, joue une mélodie baptisée « L’aventurier fier et souriant » avec guzheng.

Après une compétition acharnée, Luo Gaoting (Gaultier Crivello), étudiant du Département de chinois de l’Université d’Aix-Marseille, a remporté le premier prix. Dans l’étape de discours, il a remarqué : « Il faut respecter la diversité culturelle et linguistique ». Durant la démonstration artistique, il a donné un talk-show intitulé « La vie des étrangers en Chine » basé sur son expérience en Chine. Dans lequel Luo a raconté qu’il s’était donné en spectacle en raison de la mauvaise prononciation au début de l’apprentissage du chinois. Il a aussi imité l’annonce des arrêts de bus. Bref, sa représentation humoristique a témoigné de son très haut niveau de chinois, en suscitant des acclamations de tous les spectateurs. Finalement, Luo a déclaré : « Je voudrais surtout conseiller à mes compatriotes de voyager en Chine pour connaître une Chine différente. »

« Les candidats de cette année donnent une représentation artistique plus variée avec un niveau assez élevé. » Xiaomin Giafferri-Huang, directrice française de l’Institut Confucius Côte d’Azur (ICCA) et membre du jury de la compétition préliminaire française pendant deux années consécutives, a indiqué dans une interview que le Concours « Passerelle vers le chinois » constituait non seulement une compétition linguistique, mais également une plate-forme pour la démonstration des talents artistiques dans divers aspects dont la culture chinoise, permettant de promouvoir la culture chinoise. Mme Giafferri-Huang a poursuivi que les étudiants français s’intéressaient depuis toujours à la Chine, et qu’avec l’augmentation de l’influence de la Chine, leur intérêt pour l’apprentissage du chinois devenait de plus en plus fort.

Selon des sources, plus de 110 mille personnes apprennent le chinois en France pour le moment. « Les bonnes relations interétatiques reposent sur l’amitié étroite entre leurs peuples, et celle-ci réside dans la compréhension mutuelle, qui nécessite la communication linguistique. » Yang Jin, ministre conseiller du service de l’éducation de l’ambassade de Chine en France, a déclaré dans son discours prononcé à la fin de la compétition que cette édition du concours était placé sous le thème « Un monde, une famille », et que les Chinois privilégiaient depuis l’antiquité la philosophie dite « Tout le monde s’entend comme une famille dans le monde de la Grande Concorde ». Selon M. Yang, cette conception de l’univers porte l’espoir commun des peuples du monde entier pour un monde idéal, dont la réalisation complète dépend de l’échange linguistique et de l’inspiration mutuelle entre différentes civilisations.

(Le Quotidien du Peuple, page 22 de l’édition du 4 juin 2018, journaliste et photographe : Gong Ming)

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