La localisation contribue au développement rapide des Instituts Confucius en Afrique

[Source]    cri.cn [Time]    2018-05-22 13:35:16 
 


Ma Jianfei

A la fin de l’année 2005, l’Université de Nairobi du Kenya a établi le premier Institut Confucius sur le continent africain. Dès lors, l’Institut Confucius a connu un développement vigoureux en Afrique. La conférence conjointe 2018 des Instituts Confucius en Afrique s’est tenue les 14 et 15 mai à Maputo, capitale mozambicaine. A cette occasion, Ma Jianfei, directeur exécutif adjoint du Siège de l’Institut Confucius et directeur général exécutif adjoint du Hanban, a accordé une interview exclusive à Radio Chine internationale (RCI).

Jusqu’à présent, 54 Instituts Confucius et 30 Classes Confucius sont présents dans 41 pays africains, ayant formé plus de 1,4 million d’apprenants de toutes sortes. Bien que l’Afrique ne soit pas le continent le plus important en termes de nombre d’Instituts Confucius, elle est considérée comme la région avec les meilleurs résultats pédagogiques parmi tous les Instituts Confucius du monde entier. M. Ma Jianfei a indiqué que l’enseignement proposé par les Instituts Confucius en Afrique présentait trois caractéristiques remarquables. Premièrement, c’est la grande quantité de ses apprenants et son influence considérable. « En 2017, le nombre d’apprenants inscrits a atteint 150 000 personnes en Afrique, et quelque 2 500 séances d’activités culturelles et académiques ont été organisées, en attirant plus de 840 000 participants. Ce chiffre important des participants incarne une influence énorme des activités organisées par l’Institut Confucius dans la localité. D’ailleurs, la moyenne des apprenants inscrits à ces 54 Instituts Confucius a dépassé 3 000 personnes. Surtout, il y a trois Instituts qui dénombre chacun plus de 10 000 apprenants inscrits », a noté M. Ma.

La deuxième caractéristique constitue le haut degré d’intégration. Avec le soutien des Instituts Confucius en Afrique, 14 pays africains ont intégré le chinois dans leurs systèmes d’éducation nationale ; parmi ces 54 Instituts Confucius, 36 ont proposé des cours de crédit de chinois, et 21 universités d’accueil ont créé une spécialité de chinois, l’enseignement du chinois s’est ainsi intégré au système d’enseignement supérieur local. En plus, les Instituts Confucius en Afrique ont coopéré avec des organes gouvernementaux et secteurs du service social, en leur proposant des cours de chinois.

La troisième caractéristique est la plus remarquable. Elle réside dans les cours combinant l’enseignement de la langue et de la culture chinoises ainsi que la formation des compétences professionnelles. Ce genre de cours proposé par les Instituts Confucius en Afrique s’adaptent bien aux besoins du développement de la société locale. M. le directeur exécutif adjoint Ma a expliqué : « Ces formations concernent différents domaines, tels que la finance, la comptabilité, l’informatique, l’agriculture et l’électromécanique. Par exemple, l’Institut Confucius de l’Institut d’Education professionnelle et de Formation technique en Ethiopie a proposé des formations sur la mécatronique, les matériaux et les techniques de la carrosserie ainsi que les techniques des véhicules lourds. Tandis que l’Université du Liberia a établi une formation professionnelle en tressage du bambou. »

Selon les statistiques, depuis 2012, la croissance annuelle du nombre d’élèves des Instituts Confucius en Afrique s’est élevée à quelque 36%, les apprenants inscrits ayant atteint 150 000 en 2017 ; la hausse annuelle en moyenne du nombre de cours de chinois était de 40,3%, tandis que celle de la superficie du lieu exclusivement réservé à l’enseignement a frôlé 34%.

En réponse à la question à l’égard des raisons du développement rapide des Instituts Confucius en Afrique, M. Ma s’est ainsi exprimé : « Les Instituts Confucius en Afrique ont attaché une grande importance à la localisation dès le début. Cela se présente dans deux aspects. D’un côté, la localisation des enseignants. Nous avons activement soutenu la formation des talents locaux par tous les Instituts Confucius en Afrique. Par exemple, en 2017, ces derniers ont cultivé pour la localité plus de 1 500 enseignants, et recruté une centaine d’enseignants locaux, en jetant une base solide pour la localisation et le développement durable des Instituts Confucius ; de l’autre côté, l’adaptation étroite aux besoins réels de la localité. Pour satisfaire la demande croissante des talents locaux des entreprises à capitaux chinois, les Instituts Confucius en Afrique ont offert aux entreprises des services sur mesure, pour que la formation des talents locaux puisse répondre aux besoins directs des entreprises. »

M. Ma a estimé qu’au fur et à mesure de l’intégration de l’enseignement du chinois dans le système d’éducation nationale de différents pays africains, les apprenants de chinois étaient de plus en plus jeunes. Il a affirmé que les Instituts Confucius en Afrique proposeraient davantage des solutions plus ciblées tout en tenant compte de la situation du système d’éducation nationale de différents pays. Parallèlement, selon M. Ma, les Instituts Confucius continueront de renforcer la localisation des enseignants et de former plus d’enseignants locaux, en vue d’un développement durable de l’enseignement du chinois ; ainsi que de réaliser la professionnalisation du personnel chinois. En outre, M. Ma a fait savoir que la construction numérique de l’Instituts Confucius serait l’une des priorités du travail de l’Institut Confucius.

(Par cri.cn, journaliste de Radio Chine internationale : Zhu Wanling)

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