La langue chinoise, une clé pour comprendre la Chine – Finale belge de la 17e édition du Concours « Passerelle vers le chinois » ouvert aux étudiants du monde

[Source]    Quotidien du Peuple [Time]    2018-05-10 09:51:56 
 

La finale de la compétition belge dans le cadre de la 17e édition du Concours « Passerelle vers le chinois » ouvert aux étudiants du monde s’est tenue récemment au Centre Culturel de Chine à Bruxelles. Ayant pour thème « Un monde, une famille », la compétition était divisée en trois parties, à savoir le discours thématique, la démonstration artistique et le quiz. Neuf candidats venant d’universités de différentes régions belges sont entrés en lice. Au bout d’une compétition acharnée en trois étapes, Sara Correia, étudiante du Département de traduction et interprétation (ISTI-Cooremans) de l’Université libre de Bruxelles (ULB), s’est finalement distinguée en remportant le titre de champion.


La présentation de l’œuvre calligraphique Tian Xia Yi Jia (Un monde, une famille) écrite par une candidate.

« J’aime la Chine, j’adore la langue chinoise. »

Lors du discours thématique, les candidats devaient exprimer en trois minutes leur compréhension sur le thème « Un monde, une famille ». Cette étape vise à examiner les connaissances des candidats vis-à-vis de la culture chinoise. Marie Kazemi, étudiante de l’ISTI-Cooremans à l’ULB, a donné un discours en première. Elle a appris le chinois depuis deux ans et demi. Ses parents venant de différents pays, Kazemi a raconté sa compréhension sur le thème « Un monde, une famille » en faisant référence à son environnement familial : « Les gens issus de différentes cultures peuvent s’entendre bien comme une famille, et la langue chinoise est juste une clé nous permettant de connaître la Chine. »

Tanika Patton, étudiante en master de l’Université catholique de Louvain (UCL), a déclaré avec une grande émotion : « Je suis allée en Chine après trois ans d’apprentissage du chinois. Je n’ai passé qu’un an à Guangzhou, certes, mon cœur ne le quittait jamais. Ce séjour d’un an en Chine était un moment joyeux permettant d’élargir mon horizon. » Elle brûle de retourner en Chine pour découvrir davantage ses beautés uniques.

Solo de piano de la mélodie chinoise célèbre intitulée La Romance de Liang Shanbo et Zhu Yingtai, récitation d’anciens poèmes et chant… Lors de la démonstration artistique, les candidats ont tous montré leurs atouts pour démontrer au jury et au public leur affection à la culture chinoise. Jasper Lotus, étudiant en 3e année du Département de sinologie de l’Université de Gand (UGent), a manifesté son amour pour la Chine par le biais du chant a cappella de L’Orient est rouge. Malgré son chant un peu faux, la chanson interprétée avec sincérité était toujours communicative.

La candidate Patton a écrit sur place quatre caractères chinois en grand format : Tian Xia Yi Jia (Un monde, une famille) dans un laps de temps d’une chanson. Correia et Kazemi ont mis en scène conjointement un extrait de la pièce théâtrale Ramasser le bracelet en jade qui s’est avéré très difficile. En plus du dialogue précis et clair, elles ont parfaitement interprété les caractéristiques des personnages. Leur représentation intelligente et humoristique a suscité des vagues d’applaudissements.

Marisa Mortier, étudiante en master du Département de sinologie de l’UCL, a un beau nom chinois, dit Moli (Jasmin). Dans son discours, elle a partagé son parcours de l’apprentissage du chinois : « Au collège et au lycée, nos cours se concentraient sur l’Europe. Mais actuellement, la Chine occupe une place si importante sur la scène internationale, donc, elle mérite plus d’être étudiée, n’est-ce pas ? » Marisa a commencé à apprendre le chinois il y a 5 ans pour étudier la Chine. Son expérience d’études en Chine en 2016 lui a laissé une impression profonde. Elle a dit que la Chine était un pays multiculturel et très amical envers tous les peuples du monde. « Les gens venant de différents pays et de différentes cultures doivent communiquer et se connaître davantage, et tous les pays deviendront une famille sous un même toit. Ça, c’est le rêve que je poursuis depuis toujours. Seule la coopération étroite peut créer un meilleur avenir », a-t-elle dit.

La championne Correia, très émue, nous a affirmé dans l’interview que le titre de champion lui avait apporté un grand sentiment d’accomplissement. En 2016, elle est allée à Shanghai en Chine pour participer à une colonie de vacances d’été, où elle a appris le théâtre sous la direction d’enseignants chinois. Elle a déclaré : « La culture chinoise me fascine. J’aime la Chine, j’adore la langue chinoise ! »

Un pont qui renforce l’amitié

Organisé par le Siège de l’Institut Confucius (Hanban), le Concours « Passerelle vers le chinois » ouvert aux étudiants du monde est la compétition du chinois la plus grande et la plus importante du monde entier, appelé ainsi « Les Olympiades de la langue chinoise ». A partir de l’année 2002, on a vu se tenir 16 éditions de concours, en regroupant des dizaines de milliers d’étudiants venant d’une centaine de pays et régions du monde, parmi lesquels plus de 3 000 sont allés en Chine pour la demi-finale et la finale.

Zhang Chi, chargé d’affaires par intérim de l’Ambassade de Chine en Belgique, a assisté sur invitation au concours. Il a prononcé un discours, dans lequel, il a dit : « Le thème de cette année, Un monde, une famille, a incarné la culture traditionnelle de la nation chinoise privilégiant l’entente, la paix et l’harmonie, fait écho aux exigences de l’idée de la construction d’une communauté de destin pour l’humanité, et interprété l’aspiration commune à un monde où les différents pays apprennent l’un l’autre et s’inspirent. » M. Zhang a émis le souhait que les candidats utilisent non seulement leurs compétences pour disputer le match, mais aussi comprennent de façon approfondie la riche connotation d’Un monde, une famille, et s’efforcent de devenir messagers amicaux pour promouvoir les échanges et la coopération entre les Chinois et les Belges.

Cette compétition a été organisée par l’Ambassade de Chine en Belgique, avec le concours du Yellow Vitamines asbl de la Belgique. Dans les éditions précédentes, les candidats belges ont obtenu des résultats remarquables, notamment dans la 8e édition, le titre de champion mondial a été remporté par un candidat belge.

Ces dernières années, l’enseignement du chinois s’est développé vigoureusement en Belgique. Actuellement, hormis les départements de sinologie et la spécialité d’interprétation-traduction en chinois dans quelques universités, il existe six Instituts Confucius en Belgique, sans compter quelque 50 écoles primaires et secondaires et 40 centres d’éducation pour adultes proposant des cours de la langue et de la culture chinoises. Les institutions qui offrent l’enseignement du chinois couvrent quasiment l’ensemble du pays, ce qui a largement facilité l’apprentissage de la langue et de la culture chinoises par les élèves et le public belges.

Philip Vanhaelemeersch, directeur belge de l’Institut Confucius de l’Université Collège Flandre-Occidentale et membre du jury, nous a affirmé que les candidats de cette édition étaient généralement de haut niveau, qui parlaient couramment le chinois, mais également possédaient des connaissances sur la culture chinoise.

M. Vanhaelemeersch a conclu : « Au fur et à mesure du développement rapide de l’économie chinoise et de l’amélioration constante de sa place à l’échelle mondiale, les élèves belges portent davantage d’intérêts pour étudier la Chine, et de plus en plus de personnes apprennent la langue chinoise. Le Concours Passerelle vers le chinois est devenu un pont pour renforcer l’amitié entre la Belgique et la Chine. »

(Le Quotidien du Peuple, page 21 de l’édition 4 mai 2018

Journaliste et photographe : Ren Yan)

 
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