Quand le fleuve Jaune converge vers l’Amazone : la tournée mondiale « L’écoulement du fleuve Jaune de nos jours » au Brésil

[Source]    Institut Confucius de l’Université d’Etat de São Paulo au Brésil [Time]    2018-03-09 18:02:10 
 

Le gala de la fête des Lanternes, un événement annuel, est considéré comme le « Carnaval de la Chine » à São Paulo, capitale du Brésil. Dans l’immense Parc d’Ibirapuera, des dizaines de milliers de Brésiliens ont découvert, avec enthousiasme, le charme de la culture chinoise. Organisé par l’Institut Confucius de l’Université d’Etat de São Paulo (UNESP), le gala de la fête des Lanternes de l’année du Chien 2018 a enflammé la passion des spectateurs sur place. En tant qu’apothéose, le rock venant de la région du nord-ouest de la Chine s’est présenté !

Su Yang, célèbre chanteur de rock traditionnel contemporain chinois venant de Yinchuan du Ningxia, est monté sur la scène avec ses numéros ayant pour thème « L’écoulement du fleuve jaune de nos jours ». Une fois que la chanson d’ouverture intitulée « Le rideau de perles » a commencé, les spectateurs se sont mis à s’exclamer avec frénésie. Le grand fond de scène reflétant le dieu du Soleil, peinture pariétales mystérieuse des Monts Helan, la magnifique guitare en bois, le grand tambour solide du nord-ouest chinois, la guitare électrique rythmique avec effet de distorsion, la batterie vigoureuse et quelques cris de chant dotés de caractéristiques musicales de la région du nord-ouest chinois… « Le fleuve s’écoule vers le sud » et « Le mulet noir » ainsi que d’autres chansons, sont tous provenus de la tradition et du folklore. Des chansons folkloriques naturelles, dérivées des Monts Helan et au bord du fleuve Jaune, ont été chantées avec un ton du dialecte du Ningxia. Il a fait l’éloge de la terre sous nos pieds, en exprimant ses sentiments les plus spéciaux pour la vie ordinaire dans son pays natal. Des formes du quyi (les arts de narration et de contes chantées chinois), tels que la musique populaire du nord-ouest dont le qinqiang et le hua’er, ont été associées à la musique contemporaine. Avec le rythme du rock, ainsi que la parole et la mélodie de la musique folklorique, un nouveau langage musical a été créé. Non seulement les thèmes et les paroles, mais aussi l’arrangement et la mélodie, tous ces éléments avaient un fort style chinois, dans lequel se trouvaient le souvenir de l’histoire et l’écho d’aujourd’hui.


Coup d’envoi de la tournée « L’écoulement du fleuve Jaune de nos jours » au Brésil


Su Yang

On pourrait dire que le peuple brésilien épris par nature de chant et de danse n’est pas facile à « tromper ». Les éléments du rock que Su Yang avait intégrés dans la musique traditionnelle chinoise, et les effets multimédia scéniques avec de forts impacts visuels, ont provoqué une résonnance émotionnelle entre le fleuve Jaune lointain et les Brésiliens contemporains. Les spectateurs ont levé leurs mains vers le haut, et les ont balancées au rythme de la musique de « L’écoulement du fleuve Jaune de nos jours », qui a duré plus d’une heure. A travers le chant de Su Yang, il semblait qu’on puisse voir les gens du nord-ouest chinois au loin, et on les voyait travailler, vivre et poursuivre l’amour. De plus, par l’intermédiaire de ces chansons, on ressentait également l’affection profonde des gens, éloignés de leur pays natal, pour le paysage et la terre de leur pays natal.


Le Directeur du Département de la culture de l’Etat de São Paulo admire la représentation de Su Yang.


Sur le lieu du spectacle

Un spectateur frénétique sur place a dit que la représentation de Su Yang avait changé son impression. Il avait estimé que les Chinois étaient très fermés. Maintenant, il a commencé à s’éprendre de ce style de rock folklorique venant de la Chine, et espérait écouter davantage de musique chinoise dans l’avenir.

Plusieurs médias brésiliens ont relaté cet événement. Pour la chaîne brésilienne de la culture et de l’actualité, Jornalismo TV Cultura, la Chine est un pays prospère, et le peuple brésilien est toujours curieux de la culture chinoise et respecte sa diffusion au Brésil. L’organisation de ce spectacle a été sans aucun doute bien réussie, en renforçant les échanges culturels et artistiques entre la Chine et le Brésil.

En regardant les spectateurs devant la scène plongés dans l’ambiance de sa représentation, Su Yang était très ému. Il a confié : « Ce que j’entends toujours poursuivre, c’est que la musique est en mesure de franchir la frontière des nationalités et des régions, et d’inciter des résonnances dans tous les coins de la Terre. Il ne s’agit pas seulement d’une résonnance au sens de la nation, mais d’une résonnance au sens de l’humanité commune. La scène est un lieu où on montre sa sincérité, laquelle peut toucher les spectateurs. Ils ont ressenti ma sincérité, donc, ils se sont épris de ma musique. »

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Su Yang et son groupe

Le Pr. Luís Antonio Paulino, directeur brésilien de l’Institut Confucius, a indiqué qu’il avait été ému par la poétique dans les paroles des chansons folkloriques de Su Yang, avant de décider d’accueillir la tournée « L’écoulement du fleuve Jaune de nos jours ». Selon lui, le sentiment profond du « fils de la terre » enraciné dans les régions traversées par le fleuve Jaune s’est écoulé dans les paroles et la musique innovantes créées par cet artiste. Le professeur s’est dit convaincu que cela pourrait toucher tous les gens du monde entier. Les programmes culturels de qualité lancés par l’Institut Confucius ces dernières années, tels que les festivals du film et les concerts, étaient toujours consacrés à l’inclusion culturelle et à l’inspiration mutuelle des civilisations traditionnelles et contemporaines.


Su Yang se fait prendre en photo avec le personnel de l’Institut Confucius.

Après ce concert, l’Institut Confucius envisageait d’introduire les paroles de chansons folkloriques dans l’apprentissage du chinois en classe. Les cours de chinois oral avancé proposés par l’Institut Confucius, concernant plusieurs domaines et des contenus variés, tels que la philosophie, les ethnies, la société et l’histoire de la Chine, sont assez populaires parmi les étudiants.

Cette fois-ci, la tournée mondiale 2018 de « L’écoulement du fleuve Jaune de nos jours » a commencé depuis le Brésil. L’eau du fleuve Jaune s’est écoulée vers l’Amérique du Sud. Les gens sont nourris par la région où ils vivent. A cet égard, le fleuve Jaune pour les Chinois est juste comme l’Amazone pour les Brésiliens. Cette communication émotionnelle permettra à la musique traditionnelle et populaire chinoise de susciter plus de résonnances au Brésil. La musique transcende les frontières. Elle, portant l’aspiration de bons hommes à une meilleure vie, s’écoule librement et vigoureusement vers un territoire plus étendu. Les morceaux lumineux de cette représentation seront entregistrés dans le « Chant du grand fleuve », premier film documentaire musical en Chine. Organisé par l’Institut Confucius de l’Université fédérale de Pernambuco et celui de l’Université fédérale du Rio Grande do Sul au Brésil, le concert « L’écoulement du fleuve Jaune de nos jours » est en cours, le rythme du fleuve Jaune battant toujours.

(Par Huang Muxizi, l’Institut Confucius de l’UNESP)

 
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