Quand la culture polonaise rencontre la culture chinoise

[Source]    cnr.cn [Time]    2018-02-07 14:55:47 
 

Ayant toutes deux une longue histoire, et ayant subi des douleurs durant la Seconde Guerre mondiale, la Chine et la Pologne ont beaucoup de similarités sur le plan culturel. Avec l’intensification des échanges économiques et commerciaux, les 7 000 km de distance à vol d’oiseau entre les deux pays ne constituent plus un obstacle incontournable, et l’éloignement spirituel créé par la position géographique se disparaît petit à petit. Un grand nombre de Polonais connaissent non seulement Beijing, mais aussi « Ni Hao (Bonjour) ». Ils maîtrisent des expressions quotidiennes comme « Xie Xie (Merci) », mais également des citations de Confucius, comme « N’est-ce pas un bonheur d’avoir des amis qui viennent de loin ». Voilà un reportage diffusé dans le bulletin d’informations de FM106.1 (Voix de la Chine) de CNR, radio d’Etat chinoise.

« Quand la culture polonaise rencontre la culture chinoise » s’inscrit dans la série de reportages intitulée « Avancer solidement sur un nouveau parcours », conçue par CNR dans le cadre du 5e anniversaire de la proposition de l’initiative « la Ceinture et la Route ».

Dans l’Université Jagellonne à Cracovie en Pologne, une des plus anciennes universités du monde qui fut construite en 1364, l’histoire qu’Andrzej Kapiszewski, professeur de sociologie, a consacré sa « dernière période de vie » à l’Institut Confucius, s’est fait entendue partout. Selon son épouse Maria Kapiszewski, en septembre 2006, après avoir diagnostiqué le cancer des os en phase terminale chez M. Kapiszewski, son docteur lui a donné deux choix : prendre du repos ou réaliser une affaire qu’il croit la plus significative. M. Kapiszewski, ancien ambassadeur de Pologne en Iran, au Qatar et aux Emirats arabes unis, a choisi sans aucune hésitation d’établir le premier Institut Confucius en Pologne, celui de Cracovie.

Maria Kapiszewski a dit : « Mon mari a dit que la Chine serait, ou bien, était le plus grand pays du monde, et que l’on devait la connaître, et l’on avait la volonté de la connaître. Donc, il leur faut se rassembler pour cette affaire importante. »

Le 26 septembre 2006, cette « affaire importante » a enfin été réalisée. En présence de deux centaines de témoins, l’Institut Confucius de Cracovie a été inauguré. Aujourd’hui, la voix de lecture se fait entendre partout.

Han Xinzhong a vécu en Pologne en tant que correspondant. Il est aujourd’hui directeur chinois de l’Institut Confucius de Cracovie. Durant ses séjours pendant de nombreuses années en Pologne, il a bien connue la forte curiosité des Polonais de la Chine, mais également leurs faibles connaissances en la matière. « En Pologne, une fois, un chauffeur m’a demandé si Beijing avait des boulevards aussi larges que les boulevards à Varsovie. Je lui ai répondu que Beijing avait beaucoup de boulevards plus larges. Ils ne le savent vraiment pas », M. Han s’est ainsi exprimé.

Chen Wei, un de très peu de guides chinois reconnus officiellement par la Pologne, s’est installé à Varsovie depuis 24 ans. A ses yeux, la curiosité et la contradiction constituent les mots-clés de l’impression que les Polonais ont sur la Chine. Au fur et à mesure que les médias polonais relatent de plus en plus ce qui se passe en Chine, beaucoup de Polonais savent que la Chine se développe très rapidement, mais ils n’auraient jamais pu imaginer que la Chine se développe à une vitesse si rapide, comme si tout ce qui se passait en une seule nuit. En Pologne, selon M. Chen, les hommes d’affaires qui font du gros business avec la Chine font apprendre le chinois à leurs enfants.

Voici une classe dans l’Ecole secondaire N°5 de Cracovie. Dans la voix d’apprentissage, on entend la réponse de Han Xinzhong. Il faut se rapprocher de la localité pour que le chinois puisse être utilisé par plus de Polonais. M. Han a déclaré que l’enseignement du chinois proposé par l’Institut Confucius devait sortir de sa petite classe pour s’introduire dans les écoles primaires et secondaires locales. Pour ce faire, il a spécialement envoyé des enseignants de chinois de l’Institut Confucius pour donner des cours en dehors du campus. Son point de vue est partagé par Mou Jun, vice-président exécutif de l’Association polonaise pour la promotion de la réunification pacifique de la Chine. Ce gendre d’une famille polonaise dit souvent que « Les bonnes relations interétatiques reposent sur l’amitié étroite entre leurs peuples ». L’école maternelle qu’il a établie il y a quatre ans, est loin d’être rentable, mais son engagement initial pour « la promotion de la Chine » n’a jamais changé.

Selon Mou Jun, l’été 2017, grâce à son organisation, un club de football polonais est allé à l’Ecole de football Evergrande de Guangzhou pour participer à une compétition internationale. Les participants sont tous des enfants de 14 à 15 ans. M. Mou s’est dit convaincu qu’ils auraient une bonne impression sur la Chine dans le futur.

Pour ceux qui vivent dans la localité, ils ressentent en avance la tendance. Dans la ville de Varsovie, quelque 300 km de Cracovie, Chai Hongyun, président de l’Association économique et culturelle sino-polonaise, qui s’engage également dans les affaires de l’enseignement du chinois, s’est promptement aperçu de l’intérêt vif des Polonais pour la Chine. Selon lui, la classe enfantine qu’il propose recrute des enfants de 5 à 8 ans et de 9 ans à 13 ans. Certains d’entre eux y ont poursuivi leur apprentissage pour 3 à 4 ans.


Yao Dongye, chargé d’affaires par intérim de l’Ambassade de Chine en Pologne, accorde une interview à notre journaliste.

Selon Yao Dongye, chargé d’affaires par intérim de l’Ambassade de Chine en Pologne, à part les activités énergiques dans les domaines créatif et artistique, pour l’instant, l’enseignement du chinois en Pologne connaît un élan au niveau de l’enseignement supérieur, de l’enseignement pour adulte et de l’enseignement élémentaire. L’intérêt vif pour la Chine comprend la vogue du chinois. Toujours selon M. Yao, plusieurs universités ont ouvert la spécialité de chinois, et 9 universités ont conjointement déposé leur candidature au Hanban à l’établissement de l’Institut (Classe) Confucius. Il a déclaré que l’on n’en établirait pas si nombreux, car il en y avait déjà 5, mais cette volonté avait témoigné de la vogue du chinois. En même temps, le premier lycée bilingue chinois-polonais a déjà été établi à Cracovie.

En 2006, le Pr. Kapiszewski, ayant pris l’Institut Confucius pour la dernière affaire importante dans sa vie, a déclaré : « J’adore Confucius, et approuve la culture harmonieuse de la Chine. La culture polonaise a de nombreuses similarités avec la culture chinoise. J’espère que les deux pays intensifieront les échanges et s’efforceront de trouver la clé culturelle pour résoudre les différends internationaux. » Malheureusement, il n’a pas pu témoigner de l’établissement de la Ligue d’universités chinoises et polonaises dans le cadre de « la Ceinture et la Route », de « l’Université d’Ingénierie sino-polonaise », et du Centre de recherche sur la sinologie, voire la spécialité de la Médecine traditionnelle chinoise dans plusieurs universités polonaises. Néanmoins, dans la clé culturelle dont M. Kapiszewski a parlé, il existe réellement le plus simple code. Tourner la clé pour supprimer les éloignements. Aux yeux des Polonais, la Chine est encore complexe, mais de plus en plus claire.

(Cnr.cn depuis Varsovie, le 2 février

Journalistes : Shen Jingwen, Xiao Yuan et Zhang Guoliang)

 
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