Le Centre des Instituts Confucius d’Amérique latine tient le Séminaire d’ambassadeurs chinois et latino-américains : « Liens renforcés à travers le Pacifique »

[Source]    people.cn [Time]    2018-01-29 10:46:31 
 

Le Séminaire d’ambassadeurs chinois et latino-américains placé sous le thème « Liens renforcés à travers le Pacifique » s’est tenu solennellement le 20 janvier à Santiago, capitale chilienne. Cet événement a été organisé par le Centre des Instituts Confucius d’Amérique latine, avec le concours du Département Asie-Pacifique du Ministère chilien des Affaires étrangères, de l’Ambassade de Chine au Chili, de l’Université des Langues et Cultures de Beijing (BLCU) et de l’Université de Santo Tomás (STU). Le séminaire a réuni une centaine de personnes, dont M. Rafael Puelma Claro, directeur adjoint du Département Asie-Pacifique du Ministère chilien des Affaires étrangères, Mme Liu Yuqin, ancienne ambassadrice de Chine au Chili, en Equateur et à Cuba, M. Zeng Gang, ancien ambassadeur de Chine en Argentine, en Equateur et au Mexique, M. Wang Xiaoyuan, ancien ambassadeur de Chine en Colombie, au Costa Rica et en Uruguay, M. Eugenio Anguiano Roch, ancien ambassadeur du Mexique en Chine, M. José M. Borja, ancien ambassadeur de l’Equateur en Chine, M. Pablo Echavarría, ancien ambassadeur de Colombie en Chine, M. Fernando R. Matta, ancien ambassadeur du Chili en Chine, le Dr. Jaime Vatter Gutiérrez, président de la STU, M. Zhang Wangxi, vice-président de la BLCU, ainsi que des représentants des fonctionnaires du gouvernement chilien, des représentants venant des institutions culturelles et éducatives, et des ressortissants chinois.


Roberto Lafontaine, directeur du Centre des Instituts Confucius d’Amérique latine, prononce une allocution d’ouverture.

Roberto Lafontaine, directeur du Centre des Instituts Confucius d’Amérique latine, a prononcé une allocution d’ouverture. Il a indiqué que la Chine se dotait d’une influence de plus en plus importante dans la région Amérique latine, et que la coopération bilatérale s’approfondissait davantage dans les domaines économique, politique, scientifique et technologique, tout en intensifiant les échanges culturels et éducatifs. Il a notamment souligné la fondation de l’Institut Confucius, qui a tracé la voie pour les échanges linguistique et culturel entre la Chine et l’Amérique latine. Jusqu’à présent, 39 Instituts Confucius et 11 Classes Confucius se sont installés dans la région de l’Amérique latine et des Caraïbes, avec plus de 50 000 apprenants et plus de 8 millions de personnes couvertes par leurs activités culturelles. Selon M. Lafontaine, le chinois est devenu une deuxième langue vivante dans des pays latino-américains, dont le Chili, et l’apprentissage du chinois et les connaissances sur la Chine constituent un consensus et une vogue parmi les populations de cette région. Le Centre des Instituts Confucius d’Amérique latine a organisé ce séminaire, ayant pour but de faire connaître davantage aux populations latino-américaines le processus, les défis rencontrés et la perspective de la coopération entre la Chine et l’Amérique latine à travers ce dialogue et cet échange de haut niveau entre des ambassadeurs, afin de sensibiliser les populations locales à l’importance et à l’urgence de l’apprentissage de la langue et la culture chinoises.


M. Rafael Puelma Claro, directeur adjoint du Département Asie-Pacifique du Ministère chilien des Affaires étrangères


Le Dr. Jaime Vatter Gutiérrez, président de la STU

Dans son discours, M. Rafael Puelma Claro, directeur adjoint du Département Asie-Pacifique du Ministère chilien des Affaires étrangères, a d’abord hautement apprécié ce séminaire organisé par le Centre des Instituts Confucius d’Amérique latine. Il a déclaré que ce séminaire revêtait une signification importante en termes d’approfondissement des échanges sino-latino-américains, de renforcement de la compréhension mutuelle, et d’intensification des connaissances sur les dernières orientations des politiques chinoises. Il a ajouté que les échanges de visites fréquentes entre les deux chefs d’Etat, notamment la signature du protocole portant sur l’actualisation de l’Accord de libre-échange (ALE) entre la Chine et le Chili, ont fourni une garantie et une dynamique pour la coopération durable entre les deux pays. Selon lui, toute la société chilienne, tant les hauts dirigeants gouvernementaux que les populations ordinaires, s’est aperçue du grand profit apporté par l’intensification de coopération et l’inspiration mutuelle avec la Chine, ce qui sera crucial pour le développement futur de l’économie et de la société chiliennes. Ainsi, selon M. Rafael, le public chilien porte un intérêt de plus en plus vif pour l’apprentissage du chinois et de la culture chinoise ; quant au gouvernement chilien, il a profité de la « Semaine chilienne » tenue en 2017 respectivement à Beijing, à Chengdu et à Hongkong de la Chine pour promouvoir activement les atouts des produits et des ressources touristiques du Chili. Le Dr. Jaime Vatter Gutiérrez, président de la STU, a partagé les points de vue de M. Rafael. Il a cité l’exemple de l’Institut Confucius, fondé en 2008 par son université en collaboration avec l’Université de l’Anhui. Selon le président, pendant ces dix dernières années, à travers l’Institut Confucius et son partenaire chinois, la STU a pu établir une coopération avec plusieurs universités chinoises et des programmes d’échanges d’étudiants. En plus, les bourses d’études offertes par le Siège de l’Institut Confucius (Hanban), avaient permis à de nombreux jeunes étudiants chiliens d’aller faire leurs études ou d’échanger en Chine, a-t-il poursuivi.


M. José M. Borja, ancien ambassadeur de l’Equateur en Chine


M. Zeng Gang, ancien ambassadeur de Chine en Argentine, en Equateur et au Mexique


M. Eugenio Anguiano Roch, ancien ambassadeur du Mexique en Chine

Les 7 anciens ambassadeurs chinois et latino-américains présents ont successivement prononcé un discours au sujet de l’histoire, de la situation actuelle, des défis et des tendances du futur développement de la coopération entre la Chine et l’Amérique latine. Selon eux, la Chine et les pays latino-américains ont connu des hauts et des bas au cours de la recherche du développement, mais après avoir replacé l’économie au cœur du développement, la coopération entre les deux parties avait connu un développement rapide, en réalisant une inspiration mutuelle et des bénéfices réciproques. Actuellement, la Chine est devenue le deuxième plus grand partenaire commercial de la région latino-américaine, justement derrière les Etats-Unis. Elle est également le premier partenaire commercial du Brésil, du Chili, du Pérou et de l’Uruguay, le deuxième partenaire du Mexique, de l’Argentine, de la Colombie, du Venezuela, de Cuba et du Costa Rica. En même temps, elle constitue la plus grande destination de l’exportation du Brésil, du Chili et du Pérou, la deuxième plus grande destination de l’exportation de l’Argentine et de la Colombie. En qualité de deuxième puissance économique mondiale et moteur majeur de l’économie mondiale, en se développant, la Chine a offert des opportunités de développement aux pays de l’Amérique latine. La Chine est devenue un important partenaire énergétique, économique et commercial de cette région, et les investissements financiers venant de la Chine jouent un rôle crucial dans des domaines latino-américains, dont la construction des infrastructures.


Mme Liu Yuqin, ancienne ambassadrice de Chine au Chili, en Equateur et à Cuba


M. Pablo Echavarría, ancien ambassadeur de Colombie en Chine

La proposition du concept de communauté de destin pour l’humanité, et surtout la mise en place du mécanisme du Forum Chine-CEALC (Communauté des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes) en 2015 et la publication par la Chine en 2016 du deuxième document portant sur l’orientation politique sur l’Amérique latine et les Caraïbes, ont manifesté que la Chine avait mis en place l’idée de développement caractérisée par la recherche des consensus par-delà les divergences, et les progrès réalisés par des efforts concertés avec les autres pays, ainsi que l’objectif à long terme d’établir une bonne relation avec les pays latino-américains. Les relations sino-latino-américaines seront portées à un nouveau palier, ce qui élargira et approfondira la coopération bilatérale dans les domaines politique, économique et commercial, culturel et humain, ainsi que social. Cette politique constituera la pierre angulaire et l’orientation de la coopération à long terme entre la Chine et l’Amérique latine.


M. Wang Xiaoyuan, ancien ambassadeur de Chine en Colombie, au Costa Rica et en Uruguay


M. Fernando Reyes Matta, ancien ambassadeur du Chili en Chine

En même temps, les ambassadeurs participant ont indiqué que la perspective pour la coopération sino-latino-américaine était très prometteuse, mais celle-ci faisait face également à beaucoup de défis, tels que l’instabilité politique et sociale de certains pays de cette région, la baisse continue des prix des produits de base causée par le ralentissement de l’économie mondiale, la difficulté de communication résultant du manque de compréhension et de connaissances suffisantes entre les deux parties. De ce fait, ils ont souligné que dans la future coopération, les deux parties devraient renforcer les échanges inter-gouvernementaux, s’inspirer mutuellement de l’expérience réussite sur la gouvernance d’Etat pour atteindre une « bonne gouvernance », et que les pays latino-américains devraient explorer de nouveaux produits d’exportation pour se débarrasser de l’exportation concentrée seulement sur les ressources. De plus, selon eux, les populations devront renforcer davantage l’apprentissage et les connaissances en termes d’histoire, de langue, de culture et de mode de penser de l’autre partie, et l’Institut Confucius jouera un rôle de trait d’union important en la matière. Ses cours linguistiques et activités culturelles de différentes catégories, ainsi que ses programmes de bourses d’études ont permis au public latino-américain une fenêtre pour apprendre le chinois et connaître la culture chinoise, et ont cultivé de nombreux talents et personnel potentiel pour le développement futur de la coopération entre la Chine et l’Amérique latine. L’Institut Confucius est ainsi devenu un modèle dans les échanges culturels et humains sino-latino-américains.


Le Pr. Zhang Wangxi, vice-président de la BLCU prononce un discours de conclusion.


Les ambassadeurs participant se font prendre en photo avec des invités.

Le séminaire comprenait une étape de discussion libre et d’interaction, lors de laquelle plusieurs ambassadeurs et chercheurs ont indiqué qu’il fallait renforcer énergiquement l’enseignement du chinois et la recherche sur la Chine dans la région Amérique latine, et qu’il était très nécessaire d’y proposer plus de spécialités de chinois et de centres de recherche sur la Chine. A la fin du séminaire, le Pr. Zhang Wangxi, vice-président de la BLCU a prononcé un discours de conclusion. Il a indiqué qu’en dépit de la longue distance entre la Chine et l’Amérique latine, leur connexion devenait de plus en plus étroite. Selon lui, le concept de communauté de destin pour l’humanité, proposé par le président chinois Xi Jinping, une idée de développement gagnant-gagnant, correspond au bien-être de toute l’humanité, et s’adapte également au développement de coopération sino-latino-américaine. M. Zhang a déclaré qu’en ce qui concerne la promotion des échanges et de la coopération dans les domaines de la culture, de l’humanité et de l’éducation, la mise en œuvre du concept de la communauté de destin pour l’humanité, et la réalisation des consensus par-delà les divergences, la BLCU et l’Institut Confucius continuaient de jouer un rôle important dans le futur.

(People.cn depuis Rio de Janeiro, le 21 janvier, journaliste : Chen Xiaowei)

 
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