Directeur letton de l’Institut Confucius de l’Université de Lettonie : le nombre des antennes d’enseignement du chinois s’élève à 9 en Lettonie

[Source]    southcn.com [Time]    2018-01-04 17:07:49 
 

« L’Institut Confucius de l’Université de Lettonie vous souhaite la bienvenue ! » Récemment, l’Institut Confucius, co-établi par l’Université normale de la Chine du Sud (SCNU) et l’Université de Lettonie, a recruté de nouveaux étudiants volontaires dans la SCNU, qui iront enseigner la langue et la culture chinoises en Lettonie durant les vacances d’été de 2018.

Lors de la rencontre avec les volontaires, dès lors que Pēteris Pildegovičs, âgé de 79 ans, directeur letton de l’Institut Confucius de l’Université de Lettonie, a commencé à s’exprimer en chinois, son niveau de chinois impeccable a émerveillé tous les étudiants. Alors, M. Pildegovičs était parmi les premiers diplomates lettons en Chine et les premiers sinologues lettons. Ancien journaliste à l’Agence de Presse Xinhua, il a eu connaissances approfondies sur l’agriculture, la médecine, l’économie et le bien-être du peuple en Chine. Il a même consacré 8 ans pour compiler le premier Grand Dictionnaire chinois-letton, et a gagné le Prix spécial du livre décerné par la Chine en 2016. Grâce à ses connaissances profondes, M. Pildegovičs a créé un passage culturel pour les relations amicales entre la Chine et la Lettonie dans le cadre de « la Ceinture et la Route ».

La Lettonie abrite les plus nombreuses antennes d’enseignement du chinois parmi les pays baltes.

« Mon affinité avec la Chine date de l’année 1949 », M. Pildegovičs s’est rappelé. Le 1 octobre 1949, il était un garçon qui n’avait que 11 ans. Son père lui a présenté en indiquant une nouvelle carte mondiale imprimée sur le journal : « Aujourd’hui, un nouvel Etat est né dans le monde, il s’appelle la République populaire de Chine. » M. Pildegovičs n’aurait pas pu prévoir ce lien étroit pendant plus de 50 ans entre la Chine et lui. « Dès lors, je me suis épris de la Chine, et elle est devenue mon deuxième pays natal. »

En 1964, avec son vif intérêt pour la culture chinoise, M. Pildegovičs est allé étudier le chinois dans le Département des langues orientales de l’Université de Moscou. « A ce moment-là, la plupart des enseignants de chinois oral venaient du Nord de la Chine, leur prononciation impeccable m’a beaucoup aidé. » Il a dit que l’apprentissage du chinois consistait non seulement à l’apprentissage des caractères chinois, mais aussi à l’apprentissage de l’histoire et de la culture chinoises, ainsi qu’à la connaissance de la situation du développement de la Chine. M. Pildegovičs adore Le Rêve dans le pavillon rouge et Au bord de l’eau, et aussi les œuvres littéraires de Lu Xun et de Wang Meng. Jusqu’à aujourd’hui, il suit de près chaque jour les nouveautés ayant lieu en Chine en lisant des journaux. « Actuellement, le vélo partagé est le moyen de transport le plus commode, inscrit aux ‘quatre nouvelles grandes inventions’ de la Chine », M. Pildegovičs s’est ainsi exprimé en souriant.

En parlant de l’enseignement du chinois en Lettonie, M. Pildegovičs a dit : « Je me sens un fort contraste. A l’époque où j’ai appris le chinois, je n’ai pu qu’aller faire mes études à Moscou. Maintenant, l’envergure d’enseignement du chinois en Lettonie est la plus importante parmi les pays baltes. J’en suis très content. » En 2011, la Chine a autorisé l’établissement d’une institution en charge de l’enseignement du chinois et de la recherche de la culture chinoise en Lettonie. Dans ce contexte, la SCNU a coopéré avec l’Université de Lettonie pour établir le premier Institut Confucius en Lettonie. A l’invitation, M. Pildegovičs a pris part à la création de cet établissement. 6 ans s’est écoulés, 9 antennes d’enseignement et 4 Classes Confucius se sont installées dans ce pays avec une population de 2 millions.

M. Pildegovičs, qui connaît très bien l’importance de l’environnement pour l’apprentissage linguistique, a sélectionné de différents manuels pour les différentes années scolaires. Il préconise l’utilisation des journaux dans l’enseignement, pour que les élèves puissent enrichir leur vocabulaire, en connaissant le développement de la Chine. En même temps, il a organisé activement les visites d’apprenants de chinois lettons dans des villes chinoises, dont Beijing et Guangzhou, pour ressentir la culture chinoise sur place.

Consacrer 8 ans pour compiler indépendamment le premier Grand Dictionnaire chinois-letton.

Les apprenants lettons n’ont pas eu de dictionnaire letton-chinois pour l’apprentissage du chinois durant une longue période. Donc, ils ont souvent eu recours au dictionnaire chinois-russe ou au dictionnaire chinois-anglais. Ce n’était pas commode. D’ailleurs, les explications n’étaient pas exactes. En 2011, la naissance du Grand Dictionnaire chinois-letton, compilé par M. Pildegovičs et publié par la maison d’édition chinoise The Commercial Press, a résolu cette difficulté. M. Pildegovičs a ainsi gagné le Prix spécial du livre décerné par le gouvernement chinois, ainsi que l’Ordre des Trois Etoiles, la plus haute décoration honorifique conférée par le gouvernement letton.

Ce dictionnaire de plus de 1 000 pages est le fruit du travail fait par M. Pildegovičs et son épouse durant quelque 2 000 jours et nuits. Pendant les huit ans de compilation, ils devaient également enseigner le chinois. Chaque jour, M. Pildegovičs et son épouse devaient consacrer 5 à 6 heures à la traduction des expressions. La traduction de proverbes chinois a embarrassé ce « connaisseur de la Chine ». M. Pildegovičs a dit : « Le contexte et le sens de certains proverbes chinois ont une grande différence avec la culture traditionnelle lettone. Par exemple une fois que l’on parle de Zhuge Liang, les Chinois le comprennent tout de suite. Mais la traduction en letton nécessite des explications complémentaires, comme Qui est Zhuge Liang ? Pourquoi il a un si grand renom en Chine ? »

M. Pildegovičs, âgé de 79 ans, a plusieurs travaux en cours. Il a dit : « Je suis en train de promouvoir la publication de la version numérique du Grand Dictionnaire, pour faciliter la consultation des jeunes. Je voudrais aussi écrire une autobiographie en letton pour raconter mon affinité avec la Chine durant plus d’un demi-siècle. Je ne serai jamais un cadre retraité qui ne sait que jouer au mah-jong, je voudrais continuer à apporter ma contribution aux échanges culturels chinois avec l’extérieur. »

(Southcn.com, journaliste : Yao Yao ; stagiaire : Huang Qianxin

Correspondants : Li Yuhong et Yang Liuqing)

 
mot clé:

Nouvelles concernées