Présidente chilienne Bachelet : « Je voudrais aller apprendre le chinois dans l’Institut Confucius »

[Source]    xinhuanet.com [Time]    2017-11-29 15:09:26 
 

« Qu’est-ce que tu veux ? »

« Des cerises. Ça fait combien pour un kilo ? »

« 30 yuans le kilo. Tu en veux combien ? »

Tel est le dialogue qui s’est produit le 21 novembre dans une séance de cours de chinois au Centre des Instituts Confucius d’Amérique latine. Ecoutant attentivement ce que disent les élèves, Michelle Bachelet, la présidente chilienne, souriante, portant un habit rouge, a applaudit pour les élèves chiliens qui parlent couramment le chinois.

« Après mon départ de la présidence en mars prochain, j’aimerais également s’inscrire aux cours de chinois dans l’Institut Confucius. » D’un ton sérieux, Bachelet s’est ainsi exprimée lors de la cérémonie d’anniversaire décennal de l’Institut Confucius de l’Université Saint-Thomas (STU), le premier Institut du genre au Chili.


Le 21 novembre, Michelle Bachelet s’est présentée à la cérémonie d’anniversaire décennal de l’Institut Confucius de la STU et y a prononcé un discours.

« Le 21ème siècle sera celui de l’Asie-Pacifique. Nous en sommes parfaitement rendus compte. Pour le Chili, ses relations avec la région Asie-Pacifique, surtout avec la Chine, s’avèrent extrêmement importantes. La croissance économique de la Chine et son rôle dans le commerce et les investissements globaux ont fait du chinois une langue cruciale au présent comme dans le futur », a dit Mme Bachelet, avec ses yeux noirs qui étincellent derrière les lentilles.

La Chine constitue les premiers partenaire commercial, exportateur et importateur du Chili. Ce dernier est le premier pays d’Amérique du Sud à avoir établi des relations diplomatiques et à avoir signé un accord de libre-échange avec la Chine.

« Le Chili a pour but de servir de trait d’union entre l’Amérique du Sud et l’Asie. L’Institut Confucius, tout comme un pont qui franchit le Pacifique, aide le Chili à avancer vers ce but », a dit la Présidente Bachelet. Derrière elle, sur la plaque de l’arrière-plan de la cérémonie, figuraient, d’un côté, les Moaï, statues monumentales de l’île de Pâques, et de l’autre, le Temple du Ciel de Beijing.

Selon Jing Wei, directrice exécutive adjointe du Siège de l’Institut Confucius et directrice générale adjointe du Hanban, deux Instituts Confucius ont déjà été établis au Chili, et on compte plus de 300 mille Chiliens participant aux cours et activités proposés par les Instituts Confucius ; 12 mille personnes apprennent le chinois dans l’Institut Confucius ainsi que quelque 200 élèves et enseignants chiliens ont visité la Chine dans le cadre des programmes d’échanges de l’Institut Confucius.


Le 21 novembre au Centre des Instituts Confucius d’Amérique latine à Santiago, capitale chilienne, la Présidente Bachelet (habillée en rouge) assiste à une démonstration d’art du thé chinois.

La langue chinoise est également inclue dans le Programme de promotion des langues étrangères du ministère chilien de l’Education. Selon Karina Peña, responsable du Programme, depuis 2005, 16 lycées publics chiliens ont proposé des cours de chinois et ont reçu plus de 10 mille élèves participant à des formations régulières en langue chinoise. Le ministère est disposé à soutenir l’enseignement du chinois dans tous les établissements d’enseignement et a l’intention d’introduire le HSK (Test d’évaluation de chinois).


Le 21 novembre au Centre des Instituts Confucius d’Amérique latine à Santiago, capitale chilienne, la Présidente Bachelet (première à droite) assiste à un cours de chinois.

Les échanges culturels et commerciaux sino-chiliens s’inspirent les uns des autres. D’après Bachelet, grâce à l’accord de libre-échange entre la Chine et le Chili signé en 2005, le volume d’échanges commerciaux bilatéraux a connu une forte croissance et dépassé 31,2 milliards de dollars américains l’an dernier. Le 11 novembre, les deux parties ont signé un protocole portant sur l’actualisation de l’accord de libre-échange bilatéral.

« Pendant la fête chinoise du shopping en ligne de Double Onze, j’avais compté d’acheter de nouvelles cerises chiliennes, mais le stock a été en rupture en une minute ! Que les cerises chiliennes sont populaires en Chine ! » Jing Wei a partagé son expérience personnelle concernant le dynamisme commercial entre la Chine et le Chili.

Le fait que les cerises chiliennes se vendent bien en Chine, est une miniature des relations sino-chiliennes qui s’intensifient de jour en jour. De plus en plus de Chiliens veulent apprendre le chinois et depuis une décennie, l’Institut Confucius de la STU a déjà implanté 19 antennes d’enseignement à travers le Chili. En novembre vient la saison des cerises. Aujourd’hui, de la ville d’Arica à l’extrémité nord du Chili, à Punta Arenas à l’extrémité sud, il se peut que l’on entende des apprenants de chinois lire en chinois à haute voix « Qu’est-ce que tu veux ? Des cerises ».

(Agence de Presse Xinhua depuis Santiago, le 22 novembre

Journalistes : Dang Qi et Wang Pei)

 
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