L’Université College de Londres dispose d’un « incubateur » d’enseignants de chinois

[Source]    Global Times [Time]    2017-11-27 10:33:27 
 

Ces dernières années, la « vogue du chinois » s’est constamment amplifiée au Royaume-Uni, et de plus en plus d’écoles primaires et secondaires proposent des cours de chinois. Les enseignants de chinois sont-ils suffisants ? Récemment, le journaliste duGlobal Times a appris que le Royaume-Uni disposait d’un « incubateur » d’enseignants de chinois, qu’est l’Institut Confucius de la Faculté d’Education de l’Université College de Londres (abrégé en UCL).

L’UCL est un établissement d’enseignement supérieur prestigieux de premier plan mondial. Avec l’Université de Cambridge, l’Université d’Oxford, l’Imperial College London, l’Ecole d’économie et de sciences politiques de Londres, ils constituent le G5 super elite. L’Institut Confucius de la Faculté de l’Education de l’UCL, co-établi en 2006 par l’Université de Beijing et l’UCL, se charge de la formation des enseignants de chinois pour les écoles primaires et secondaires britanniques. Actuellement, l’Institut Confucius propose des Classes Confucius pour enseigner le chinois dans 45 écoles primaires et secondaires britanniques, avec 12 101 apprenants. En 2016, 3 500 de ses apprenants ont participé à l’examen de chinois dans le cadre du Certificat général de l’éducation secondaire (GCSE), soit une augmentation de 70% par rapport à l’année 2008.

Pourquoi y a-t-il de plus en plus d’apprenants de chinois ? Katharine Carruthers (Du Kexin), directrice de l’Institut Confucius de la Faculté de l’Education de l’UCL, a dit lors d’une récente interview accordée au journaliste du Global Times que cela pouvait s’expliquer par deux raisons. La première, c’est la raison économique. Comme la Chine est de plus en plus forte, beaucoup de parents britanniques font des affaires en Chine, ils trouvent donc que la Chine est très importante. De ce fait, ils veulent que leurs enfants apprennent le chinois depuis leur enfance. La seconde, c’est le besoin de communication. Etant donné qu’il y a de plus en plus de Chinois au Royaume-Uni, les Britanniques ont besoin de communiquer avec eux. D’ailleurs, des élèves britanniques s’intéressent à la culture chinoise. Maintenant, beaucoup d’enfants britanniques trouvent qu’écrire des caractères chinois est très cool, car leurs parents ne le savent pas.

L’Institut Confucius de la Faculté de l’Education de l’UCL est la seule institution britannique qui propose une formation professionnelle en matière d’enseignement du chinois. Ses apprenants consacrent un tiers du temps aux cours dans l’Institut, un tiers du temps au stage dans une école, et le dernier tiers du temps à un stage dans une autre école. De plus, des experts de chinois proposent spécialement des cours d’assistance pédagogique. Selon Katharine Carruthers, actuellement, de plus en plus d’étudiants britanniques apprennent le chinois. Avant, ils croyaient que les diplômés spécialisés en chinois ne pouvaient pas trouver l’emploi. Alors maintenant, ces derniers ont tous une carrière prometteuse. « Cette année, 15 personnes se sont inscrites pour obtenir le certificat d’enseignement du chinois langue étrangère (TCSOL). Cinq entre eux sont Britanniques, et 10 sont Chinois résidant au Royaume-Uni. »

Pour que le cours de chinois soit proposé dans plus d’écoles, l’Institut Confucius de la Faculté de l’Education de l’UCL a initié un modèle dit « un centre plus des antennes ». Plus précisément, si une école primaire ou secondaire demande l’ouverture d’une Classe Confucius auprès de l’Institut Confucius, il lui faut élaborer un plan pour aider des écoles avoisinantes à proposer des cours de chinois. Autrement dit, l’école doit être en mesure de rayonner sur d’autres écoles.

En septembre 2016, le gouvernement britannique a débloqué 10 millions de livres sterling pour promouvoir le Programme Mandarin Excellence, dont l’objectif est de cultiver, à l’horizon de 2020, 5 000 élèves britanniques qui maîtrisent bien le chinois. L’Institut Confucius de la Faculté de l’Education de l’UCL se charge de la mise en place du Programme Mandarin Excellence, y compris la formation des enseignants et l’offre des manuels pour des écoles concernées. Les enfants participant à ce programme apprennent le chinois 8 heures par semaine, dont 4 heures de cours se passent à l’école, et 4 autres heures sont consacrées à l’autoformation. Katharine Carruthers a dit au journaliste du Global Times qu’apprendre une langue étrangère 8 heures par semaine ne serait pas vraiment une grande chose pour de nombreux élèves chinois, mais pour un enfant britannique de 11 ans, une ou deux heures d’apprentissage d’une langue étrangère compte déjà beaucoup. Aujourd’hui, on apprend le chinois 8 heures par semaine, c’est vraiment une chose sans précédent. Selon la directrice, avant, les élèves britanniques n’ont jamais consacré autant de temps à apprendre d’autres langues étrangères dont le français et l’allemand. On peut y voir l’attention accordée au chinois par le gouvernement britannique.

La première promotion des élèves participant au Programme Mandarin Excellence ont 11 à 12 ans. Après un an d’études, ils ont obtenu une bonne note au-delà de 80/100 dans les examens de compréhension auditive, orale, de lecture et écrite, spécialement conçus pour eux. Après avoir lu quelques compositions écrites par des élèves de 11 à 12 ans, le journaliste du Global Times a constaté que, bien que les élèves aient écrit de façon médiocre des caractères chinois, leurs phrases étaient correctes et cohérentes, avec peu de faute d’orthographe. Katharine Carruthers, ancien examinatrice de chinois pendant de nombreuses années, a déclaré au journaliste : « Pour ces élèves qui n’ont appris le chinois que depuis une année, cela m’émerveille beaucoup. »

L’enseignement du chinois dans des écoles primaires et secondaires au Royaume-Uni se situe au premier rang européen. Selon des sources, beaucoup d’enseignants italiens de chinois espèrent participer aux examens au Royaume-Uni pour obtenir leur TCSOL. Katharine Carruthers s’est ainsi exprimé : « Nous œuvrons pour devenir un berceau en termes de formation des enseignants de chinois dans tout le Royaume-Uni, tout en explorant des programmes de formation dans d’autre pays anglophones. »

(Global Times, journaliste : Bi Fangyuan)

 
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