La « vogue du chinois » ne cesse de s’amplifier au cours de la dernière décennie des BRICS– L’interview avec Mao Tongwen, directeur du Bureau de l’Institut Confucius de l’Université de Xiamen

[Source]    cnr.cn [Time]    2017-09-08 16:16:42 
 

Les bonnes relations entre les Etats reposent sur l’amitié étroite entre leurs peuples. Au fur et à mesure du développement des échanges humains et culturels, le mécanisme des BRICS, qui avait traditionnellement mis l’accent sur la coopération de l’économie et de la sécurité politique, est désormais entré dans une nouvelle phase où il sera « propulsée par les trois roues ». En reliant l’histoire et l’avenir, et en connectant le commerce et la culture, le Sommet des BRICS à Xiamen est caractérisé par ses contenus culturels plus riches et importants. Les échanges culturels entre les pays des BRICS sont devenus le point clé du développement dans les dix ans à venir, tandis qu’au cours des dix années passées, la « vogue du chinois » s’est amplifiée graduellement.

En 2008, en tant que base méridionale de la promotion internationale du chinois, l’Université de Xiamen a déjà établi l’Institut Confucius à Stellenbosch, une petite ville en Afrique du Sud, pays membre des BRICS. L’université a promu et diffusé la langue et la culture chinoises sous forme de l’envoi des directeurs chinois, des enseignants et des volontaires. Selon Mao Tongwen, directeur du Bureau de l’Institut Confucius de l’Université de Xiamen, jusqu’à maintenant, son université a envoyé 3 directeurs chinois à l’Institut Confucius de Stellenbosch, en même temps, le nombre des apprenants inscrits a atteint 1 675 personnes, dont 89 suivent des cours à crédits. « Ce n’est pas facile du tout. Stellenbosch, une ville toute différente des autres villes africaines, a un style très européen. La plupart de ses habitants parlent portugais, donc ce nombre des apprenants du chinois est au-delà de notre attente. »


Les élèves de l’Institut Confucius de Stellenbosch.

En tant que point clé dans les échanges culturels, l’Institut Confucius constitue un site important pour l’apprentissage du chinois et la diffusion de la culture. Il suit de près les principes diplomatiques de la Chine. Des pays riverains de « la Ceinture et la Route » aux pays des BRICS, le rayonnement de l’Institut Confucius ne cesse d’augmenter. D’après Mao Tongwen, la priorité des BRICS est la coopération économique et commerciale, dans laquelle la culture joue un rôle de soutien important, tandis que la langue sert d’outil permettant d’accroître la compréhension mutuelle. « Notre Institut Confucius vise à l’enseignement de la langue chinoise, mais également à la diffusion de la culture chinoise. A travers la promotion de l’amitié entre deux universités, celle entre les pays sera développée. Plus de populations locales viendront apprendre le chinois à travers l’Institut Confucius et le développement du commerce. On a aussi connu des soutiens forts de la partie de Stellenbosch. »


Mao Tongwen, directeur du Bureau de l’Institut Confucius de l’Université de Xiamen.

Bien que l’Université de Xiamen aie seulement établi un Institut Confucius dans les pays des BRICS pour le moment, Mao Tongwen a déclaré que la promotion du chinois dans des pays concernés, tels que la Russie, le Brésil et l’Inde, était toujours dans leur projet. Prenant la Russie comme exemple, Mao Tongwen a confié au journaliste que l’Université n’avait pas encore établi l’Institut Confucius dans ce pays en ce moment, mais elle a cultivé de nombreux jeunes sinologues russes, dont Su Mengxia est la représentante. Elle s’est mariée avec un Chinois, étant devenue une véritable femme chinoise. Maintenant, habitant à Xiamen, Su Mengxia s’engage dans des recherches de la sinologie, et est devenue « une connaisseuse de la Chine ».

Avec le lancement du concept des « BRICS PLUS », le cercle d’amis des BRICS s’élargit continuellement. Beaucoup de jeunes venant des pays des BRICS viennent en Chine les uns après les autres. Maintenant, il y a quelque mille étudiants venant des autres pays des BRICS dans l’Université de Xiamen. Hormis l’apprentissage du chinois, ils s’engagent dans des domaines élargis. « Maintenant, ils se spécialisent en médecine traditionnelle chinoise, en économie… A part l’Institut Confucius, ils sont aussi dans d’autres Facultés », Mao Tongwen a ainsi dit au journaliste.

Au terme de ce Sommet des BRICS à Xiamen, selon Mao Tongwen, on continuera à examiner l’établissement des Instituts Confucius dans les autres pays des BRICS, mais aussi d’autres moyens, par exemple l’ouverture de la Classe du chinois dans des écoles primaires et secondaires, pour permettre à plus de populations des BRICS, ayant besoin d’apprendre le chinois, de l’apprendre sans recourir au système de crédits.

(Cnr.cn depuis Xiamen, le 5 septembre, journaliste Sun Bingjie)

 
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