Montrer la beauté du chinois de diverses façons (L’expérience d’une enseignante de chinois)

[Source]    Le Quotidien du Peuple (Edition d’outre-mer) [Time]    2017-09-08 16:22:09 
 

Comme enseignante de chinois, je me passionne pour montrer la beauté du chinois à plus de gens. De 2016 à 2017, j’ai eu l’honneur d’aller enseigner le chinois dans la Classe Confucius de l’Ecole secondaire de Rayongwittayakom en Thaïlande, en faveur des élèves de la sixième qui n’avaient jamais appris le chinois. Pour moi, qui venais de prendre mes fonctions, l’avenir serait plein d’inconnus et de défis.

Je me souviens toujours de ma première rencontre avec mes élèves adorables lors du premier cours. Quand je leur ai fait signe de main en disant « Ni Hao (Bonjour) », ils m’ont répondu en agitant leurs mains, avec un sourir naïf et les yeux exorbités. Puis, je leur ai dit « Sawadika » en souriant, avec les mains jointes. Alors, des éclats de rire ont relâché l’atmosphère tendue de la classe. J’ai écrit réglementairement sur le tableau noir les caractères chinois « Ni Hao » et leur pinyin, puis j’ai demandé à mes élèves de lire ces caractères, en leur expliquant que c’était la façon de se saluer entre les Chinois. Ensuite, j’ai demandé par mes gestes à un élève de se lever, et lui ai dit « Ni Hao » en étendant la main. Très timide, il a serré ma main d’une façon instinctive. J’ai dit encore une fois « Ni Hao » en souriant, il m’a finalement répondu « Ni Hao ». Alors je l’ai encouragé avec le pouce levé. Au terme de quelques exercices, ils ont pu saluer d’autres en disant naturellement « Ni Hao ».

Un jour, en route vers la cantine, j’ai soudainement entendu « Ni Hao ». En tournant ma tête, j’ai vu un élève courir joyeusement vers moi... J’étais tellement heureuse de voir leur petit progrès !

Les élèves thaïlandais avaient une forte capacité en pratique, et les collégiens étaient assez dynamiques. De plus, les débutants avaient toujours peur des difficultés. Ainsi, au cours de mon enseignement, j’ai essayé de communiquer avec eux de diverses façons, comme par le langage corporel exagéré et le langage intermédiaire modéré, ou bien à l’aide des objets matériels pour approfondir leur compréhension. Par ailleurs, j’ai souvent organisé des jeux participatifs, comme Shui Guo Dun (chaque participant représente un fruit, quand on appelle le nom du fruit, le participant correspondant doit s’accroupir), et se renvoyer la balle, entre autres. Ces jeux éducatifs ont permis aux élèves de consolider leurs connaissances en se jouant.

L’enseignement du chinois m’a permis d’enrichir mon esprit. Je voudrais continuer à travailler dur en attendant des résultats fructueux.

(L’article est écrit par une enseignante-volontaire de chinois à l’Université de Nankai)

Le Quotidien du Peuple (Edition d’outre-mer), le 6 septembre 2017,

page 9, par Zhao Zhixiao)

 
mot clé:

Nouvelles concernées